L'Égypte a un «budget illimité» pour lutter contre le coronavirus, selon le ministre des Finances

Un retour aux indicateurs de performance économique d'avant le coronavirus, la mise en place des mesures préventives et le programme de vaccination sont étroitement liés, déclare le ministre égyptien des Finances. (AFP/Fichier Photo)
Un retour aux indicateurs de performance économique d'avant le coronavirus, la mise en place des mesures préventives et le programme de vaccination sont étroitement liés, déclare le ministre égyptien des Finances. (AFP/Fichier Photo)
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Publié le Samedi 14 août 2021

L'Égypte a un «budget illimité» pour lutter contre le coronavirus, selon le ministre des Finances

  • L'Égypte a récemment reçu une nouvelle cargaison de 1,7 million de doses du vaccin AstraZeneca
  • L'Égypte vise à vacciner 40% de ses citoyens d'ici fin 2021

LE CAIRE : L’Égypte dispose d'un « budget illimité » pour lutter contre le coronavirus, a déclaré vendredi le ministre des Finances du pays, ajoutant que le budget du secteur de la santé dépassait le droit constitutionnel établi, totalisant 275,6 milliards d'EGP (14,8 milliards d’euros).

Cette décision fait suite aux directives présidentielles accordant la priorité à la préservation de la santé des citoyens, notamment face au coronavirus, explique le ministre des Finances Mohamed Maait.

« Nous sommes prêts à réunir tout crédit supplémentaire pour le secteur de la santé (...) Il existe un budget illimité réservé au secteur de la santé pour lutter contre le coronavirus et fournir des vaccins, il n'y aura donc aucun compromis avec la santé des Égyptiens. »

Il indique que 3 milliards d'EGP ont jusqu'à présent été fournis pour acheter des vaccins afin de garantir que le plus grand nombre de citoyens soient immunisés contre le Covid-19, en particulier à la lumière d'une quatrième vague dans certains pays, et que des études scientifiques ont confirmé l'efficacité des vaccins contre toute mutation du virus.

Un retour aux indicateurs de performance économique pré-coronavirus et l'expansion du programme de vaccination sont étroitement liés, ajoute-t-il.

Le ministre souligne que l'économie sortira renforcée de la pandémie au vu des gains réalisés par le programme de réforme économique, qui a permis au gouvernement de gérer avec souplesse la crise sanitaire.

L'Égypte a récemment reçu une nouvelle livraison de 1,7 million de doses du vaccin AstraZeneca dans le cadre de l'initiative mondiale COVAX.

« Nous sommes heureux de prendre une mesure rapide pour renforcer les efforts de vaccination du peuple égyptien en coopération avec l'initiative mondiale COVAX », déclare la ministre de la Santé et de la Population Hala Zayed. « Avec l'arrivée de cette nouvelle cargaison, nous sommes en mesure de garantir que les vaccins parviennent au plus grand nombre d'Égyptiens … et nous poursuivons nos efforts pour nous remettre des effets de la pandémie. »

L'Égypte vise à vacciner 40% de ses citoyens d'ici la fin de 2021.

Les employés du ministère ont visité les marchés, les transports publics, les lieux de culte, les salons, les cafés, les magasins, les lieux de rassemblement et les villages pour informer les gens sur le vaccin et les encourager à s'y inscrire.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.