Ghani se dit «en discussion» pour regagner son pays

L'ancien président afghan Ashraf Ghani a publié un message vidéo à partir des EAU pour commenter les derniers développements en Afghanistan, message qui a été diffusé sur sa page Facebook. (Capture d'écran/Facebook/@ashrafghani.af)
L'ancien président afghan Ashraf Ghani a publié un message vidéo à partir des EAU pour commenter les derniers développements en Afghanistan, message qui a été diffusé sur sa page Facebook. (Capture d'écran/Facebook/@ashrafghani.af)
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Publié le Jeudi 19 août 2021

Ghani se dit «en discussion» pour regagner son pays

  • L'ancien président afghan affirme qu'il a quitté Kaboul pour éviter une effusion de sang et qu’il n'a pas pris d'argent
  • Washington répète que l’ancien dirigeant «n'est plus une personne qui compte en Afghanistan»

L'ancien président afghan Ashraf Ghani a déclaré mercredi soutenir les négociations entre les talibans et d'anciens hauts responsables afghans, ajoutant qu'il était "en discussion pour rentrer" dans son pays qu'il a fui ce week-end pour se réfugier aux Emirats Arabes Unis.

"Je soutiens l'initiative du gouvernement de négocier avec (l'ex-vice président) Abdullah Abdullah et l'ancien président Hamid Karzai (son prédécesseur, ndlr). Je souhaite le succès de ce processus", a-t-il déclaré dans un message vidéo posté sur Facebook, depuis les Emirats.

C'est Abdullah Abdullah, un rival de longue date de M. Ghani, qui avait annoncé la fuite de l'ancien président.

"Pour l'instant, je suis aux Emirats pour que le sang cesse de couler et que le chaos cesse", a-t-il déclaré dans ce message, sa première apparition depuis qu'il a fui la capitale dimanche.

Il a précisé qu'il n'avait "aucune intention" de rester en exil. "Je suis actuellement en pourparlers pour retourner en Afghanistan", a-t-il dit.

Les Etats-Unis ont répété mercredi qu'ils ne considéraient plus Ashraf Ghani comme un acteur sur la scène politique en Afghanistan, après que l'ex-président qui a fui son pays en plein milieu du fulgurant retour des talibans a dit être "en discussion pour rentrer".

"Il n'est plus une personne qui compte en Afghanistan", a dit à la presse la numéro 2 du département d'Etat américain, Wendy Sherman, en refusant de commenter la décision des Emirats arabes unis de lui accorder l'asile.

Ghani s’est par ailleurs défendu d'avoir fui pour son intérêt personnel.

"Ne croyez pas ceux, quels qu'ils soient, qui disent que votre président vous a vendu, qu'il a fui dans son propre intérêt et pour sauver sa peau", a-t-il dit. "Ces accusations sont sans fondements et je les rejette vigoureusement".

"J'ai été chassé d'Afghanistan d'une manière telle que je n'ai même pas eu le temps de retirer mes pantoufles et d'enfiler mes bottes", a-t-il assuré, précisant être arrivé "les mains vides" aux Emirats alors que les rumeurs les plus folles courent sur les monceaux de dollars qu'il aurait emportés.

Il a affirmé que les talibans étaient entrés dans Kaboul en violation de leurs engagements.

"Si j'étais resté là, un autre président élu d'Afghanistan aurait été pendu sous les yeux des Afghans", a-t-il affirmé.

Les Emirats arabes unis avaient annoncé plus tôt dans la journée qu'ils accueillaient Ghani "pour raisons humanitaires".

Les dirigeants talibans ont déclaré avoir "gracié tous les anciens responsables gouvernementaux", selon le groupe de surveillance des sites islamistes SITE.

M. Ghani a succédé à M. Karzai à la tête de l'Afghanistan en 2014.

 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.