5 000 petits Franciliens à l'assaut de la plage de Cabourg pour la «Journée des oubliés des vacances»

L'événement a également reçu le soutien du secrétaire d'État chargé de l'Enfance et des Familles, Adrien Taquet, qui a arpenté la plage et échangé quelques mots avec les enfants et les bénévoles. (Photo, AFP)
L'événement a également reçu le soutien du secrétaire d'État chargé de l'Enfance et des Familles, Adrien Taquet, qui a arpenté la plage et échangé quelques mots avec les enfants et les bénévoles. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 19 août 2021

5 000 petits Franciliens à l'assaut de la plage de Cabourg pour la «Journée des oubliés des vacances»

  • Cent cars ont pris le départ de la région parisienne mercredi matin en provenance des huit départements d'Île-de-France avec à leur bord 5 000 jeunes Franciliens en situation de précarité
  • Côté bénévoles, 1 500 personnes sont chargées d'encadrer les activités sur la plage: volley-ball, parcours d'obstacles, distribution de livres, confection de bracelets et même… baignade

CABOURG: "Tant pis si l'eau est froide, tant qu'on est entre potes !": 5.000 enfants se sont retrouvés sur la plage de Cabourg (Calvados) mercredi pour participer à la 42e journée des oubliés des vacances organisée par le Secours populaire.

Cent cars ont pris le départ de la région parisienne mercredi matin en provenance des huit départements d'Île-de-France avec à leur bord 5 000 jeunes Franciliens en situation de précarité, qui n'ont pas eu la chance de partir cet été.

Parmi eux, Amine, 11 ans et son frère Zinédine, neuf ans, originaires de Fleury-Mérogis: "J'habite à Paris et là-bas je ne vois jamais la plage, seulement le centre aéré", confie Amine qui entrera au collège en septembre.

"C'est magnifique, on voit que les enfants sont heureux et surtout, ils auront quelque chose à raconter dans la cour de récréation au retour des vacances !", se réjouit Jean-Louis Durand-Drouhin, responsable Île-de-France de l'association, alors que les premiers cars en provenance de Gennevilliers et Nanterre arrivent sur le site.

Organisée à l'initiative de la fédération du Secours populaire d'Île-de-France depuis 1979, la "Journée des oubliés des vacances" marque un "temps fort du calendrier du Secours populaire", alors qu'un enfant sur trois n'a pas la chance de partir en vacances, souligne-t-il.

Principalement âgés de six à douze ans, les enfants sont répartis sur huit zones divisées par départements le long de la plage: les Yvelines, le Val-de-Marne, les Hauts-de-Seine ou encore l'Essonne qui fournit le plus grand contingent avec 1 000 enfants présents.

Côté bénévoles, 1 500 personnes sont chargées d'encadrer les activités sur la plage: volley-ball, parcours d'obstacles, distribution de livres, confection de bracelets et même… baignade, malgré un ciel couvert et 18 degrés seulement au thermomètre.

«Ça n'a pas de prix»

Une météo qui n'effraie pas Alia, six ans. Elle ne cache pas son bonheur en sortant de l'eau: c'est la première fois que la jeune fille originaire de l'Essonne voit une plage de sable.

"Pour certains, c'est même la première fois qu'ils voient la mer, ça me choque toujours d'entendre ça alors qu'on est seulement à trois heures de Paris", confie Sonia Augustin, 43 ans, bénévole au Secours populaire.

Elle participe à sa première Journée des oubliés des vacances et l’encadrante, salariée d'un entrepôt Amazon, a posé sa journée pour venir.

"C'est une journée de moins sur ma paye, mais les voir là, heureux comme ça, ça n'a pas de prix", se réjouit-elle.  

Le Secours populaire renoue avec sa Journée des oubliés des vacances après une édition 2020 perturbée par la pandémie. "Nous n'avions pas fait l'impasse pour autant", tient à rappeler M. Durand-Drouhin mais seulement 400 enfants avaient participé à l’opération l'an passé.

L'événement a également reçu le soutien du secrétaire d'État chargé de l'Enfance et des Familles, Adrien Taquet, qui a arpenté la plage et échangé quelques mots avec les enfants et les bénévoles.

Lors d'un point presse, il s'est dit "ému", soulignant son attachement à l'événement, lui dont la "mère était bénévole" pour le compte de l'association.

"Même dans un pays comme la France, trois millions d'enfants ne partent pas en vacances chaque année, c'est inacceptable", a-t-il estimé sous l'œil du parrain de la journée, l'acteur français Nicolas Duvauchelle.

Jeudi, une journée dédiée aux seniors sera organisée pour la première fois par le Secours populaire. Elle comptera une centaine de participants venus d’Île-de-France avec un déjeuner prévu sur la promenade, si le temps le permet.


Iran: pas de levée de sanctions «tant que» Téhéran ne renonce pas à son programme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères a assuré lundi qu'il n'y aurait "aucune levée de sanctions" européennes contre l'Iran tant que Téhéran n'aura pas renoncé à son programme nucléaire et ses actions déstabilisatrices dans la région. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères a assuré lundi qu'il n'y aurait "aucune levée de sanctions" européennes contre l'Iran tant que Téhéran n'aura pas renoncé à son programme nucléaire et ses actions déstabilisatrices dans la région. (AFP)
  • "Il n'y aura aucune levée de sanctions sur le régime iranien tant qu'il n'aura pas renoncé à son programme nucléaire, renoncé à son projet révolutionnaire qui déstabilise sa région, renoncé à son programme de missiles balistiques"
  • Interrogé sur le regain de tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, le ministre français s'est refusé à dire que la guerre avait repris

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères a assuré lundi qu'il n'y aurait "aucune levée de sanctions" européennes contre l'Iran tant que Téhéran n'aura pas renoncé à son programme nucléaire et ses actions déstabilisatrices dans la région.

"Il n'y aura aucune levée de sanctions sur le régime iranien tant qu'il n'aura pas renoncé à son programme nucléaire, renoncé à son projet révolutionnaire qui déstabilise sa région, renoncé à son programme de missiles balistiques dont certains pourraient un jour être en capacité de viser l'Europe", a déclaré Jean-Noël Barrot sur BFM TV/RMC.

"Et tant qu'il n'aura pas rendu aux Iraniens la liberté de construire leur propre avenir", a-t-il ajouté.

Interrogé sur le regain de tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, le ministre français s'est refusé à dire que la guerre avait repris.

"Le constat, c'est qu'il y a un accord qui a été trouvé et qui permet des choses très simples, c'est-à-dire l'arrêt des hostilités, la réouverture du détroit d'Ormuz et le démarrage d'une négociation pour encadrer strictement le programme nucléaire iranien", a-t-il dit.

Il a de nouveau appelé toutes les parties à revenir "au protocole de négociation qui a été fixé par cet accord parce que (...) elles n'ont aucun intérêt à l'escalade".

Les Etats-Unis ont encore bombardé l'Iran, Téhéran ripostant lundi en visant des pays de la région alliés de Washington, des frappes d'une ampleur sans précédent des deux côtés depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


14-Juillet et Coupe du monde: 7.000 policiers et gendarmes mardi à Paris et son agglomération

Le président français Emmanuel Macron et Charles Dreyfus, petit-fils d’Alfred Dreyfus, rendent hommage devant la statue en bronze de 3,5 mètres (12 pieds) réalisée en 1985 par l’artiste français Louis Mitelberg, alias Tim, représentant le capitaine Alfred Dreyfus, lors d’une cérémonie en son honneur organisée à l’occasion de la première journée nationale consacrée à la reconnaissance de son innocence par la Cour de cassation en 1906, et à la lutte contre la résurgence de l'antisémitisme, 120 ans plus tard, sur l'île de la Cité, près de la Cour de cassation à Paris, le 12 juillet 2026.  (AFP)
Le président français Emmanuel Macron et Charles Dreyfus, petit-fils d’Alfred Dreyfus, rendent hommage devant la statue en bronze de 3,5 mètres (12 pieds) réalisée en 1985 par l’artiste français Louis Mitelberg, alias Tim, représentant le capitaine Alfred Dreyfus, lors d’une cérémonie en son honneur organisée à l’occasion de la première journée nationale consacrée à la reconnaissance de son innocence par la Cour de cassation en 1906, et à la lutte contre la résurgence de l'antisémitisme, 120 ans plus tard, sur l'île de la Cité, près de la Cour de cassation à Paris, le 12 juillet 2026. (AFP)
  • Au total, sur l'ensemble du pays, 70.000 policiers et gendarmes seront déployés, comme l'a annoncé dimanche le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez
  • Pour ce faire, dans le détail, 5.000 effectifs de la PP, 2.000 policiers et gendarmes issus d'unités de force mobile et 2.000 pompiers  de la BSPP, seront mobilisés

PARIS: Un dispositif massif de 7.000 policiers et gendarmes et 2.000 sapeurs-pompiers sera déployé mardi à Paris et son agglomération pour assurer la sécurité des festivités du 14 juillet et prévenir tout débordement lors de la demi-finale de la Coupe du monde de football qui opposera en soirée la France à l'Espagne.

Dans un communiqué, la préfecture de police de Paris (PP) a précisé que ce lundi, déjà, 3.000 policiers de la PP renforcés par 1.000 effectifs issus d'unités de force mobile et 2.000 pompiers de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) seront mobilisés pour sécuriser le concert prévu sur le Champ-de-Mars et le spectacle de pyrotechnie et de drones dans la soirée.

Le lendemain, il s'agira de sécuriser le défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Elysées, le dernier d'Emmanuel Macron en tant que chef de l'Etat, et de permettre, selon les termes de la PP, de faire en sorte que la demi-finale de la coupe du Monde "reste une fête pour le plus grand nombre".

Pour ce faire, dans le détail, 5.000 effectifs de la PP, 2.000 policiers et gendarmes issus d'unités de force mobile et 2.000 pompiers  de la BSPP, seront mobilisés.

Au total, sur l'ensemble du pays, 70.000 policiers et gendarmes seront déployés, comme l'a annoncé dimanche le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.


France : deux Canadair envoyés face à l'incendie hors norme de Fontainebleau, près de Paris

Deux avions bombardiers d'eau Canadair ont été déployés lundi matin dans l'emblématique forêt de Fontainebleau, au sud de la capitale française, pour lutter contre un incendie d'une "ampleur exceptionnelle" selon les autorités. (AFP)
Deux avions bombardiers d'eau Canadair ont été déployés lundi matin dans l'emblématique forêt de Fontainebleau, au sud de la capitale française, pour lutter contre un incendie d'une "ampleur exceptionnelle" selon les autorités. (AFP)
  • Quelque 800 hectares avaient été parcourus lundi matin dans le massif forestier de Fontainebleau, emblématique poumon vert d'un peu plus de 20.000 ha situé à 60 km au sud-est de Paris
  • "Huit cents hectares, ça va se voir de haut... On va pleurer notre forêt", soupirait dans la nuit le premier adjoint au maire du village de Vaudoué, Didier Buguinet, qui n'a "jamais vu ça"

ARBONNE-LA-FORET: Deux avions bombardiers d'eau Canadair ont été déployés lundi matin dans l'emblématique forêt de Fontainebleau, au sud de la capitale française, pour lutter contre un incendie d'une "ampleur exceptionnelle" selon les autorités.

Actuellement les deux Canadair sont en action, et plus de 500 pompiers sont attendus dans la journée avec l'ensemble des renforts, ont indiqué les pompiers à la presse, alors que la France traverse sa troisième vague de chaleur de l'année, un contexte qui favorise fortement le risque de départs de feux.

Face à l'incendie qui a débuté dimanche, deux Dash avaient été utilisés pour larguer au sol du produit retardant, un déploiement d'avions de lutte contre le feu inédit en région parisienne.

Quelque 800 hectares avaient été parcourus lundi matin dans le massif forestier de Fontainebleau, emblématique poumon vert d'un peu plus de 20.000 ha situé à 60 km au sud-est de Paris.

"Huit cents hectares, ça va se voir de haut... On va pleurer notre forêt", soupirait dans la nuit le premier adjoint au maire du village de Vaudoué, Didier Buguinet, qui n'a "jamais vu ça".

Vigilance rouge canicule 

Le département de Seine-et-Marne, où se trouve la forêt, fait face depuis le déclenchement de la vigilance canicule rouge samedi à plusieurs incendies d'ampleur, qui ont couvert près de 400 hectares au total avant d'être maîtrisés.

Les sinistres ont entraîné dimanche l'interruption de la circulation sur une portion de l'autoroute A6, la principale artère menant vers le sud-est de la France et qui traverse la forêt.

Ils ont aussi provoqué des retards de trains de plusieurs heures, en raison notamment de dommages sur des câbles. La circulation ferroviaire a repris à une "vitesse normale" sur la ligne à grande vitesse, a indiqué lundi matin la compagnie nationale SNCF Réseau à l'AFP.

Dès dimanche, un panache de fumée flottant sur la forêt était visible à 20 km de distance, tandis que des camions de sapeurs-pompiers se rendaient sur le sinistre par les petites routes forestières. Ils ont reçu le renfort d'agriculteurs qui arrimaient des citernes d'eau à l'arrière de leurs tracteurs.

Malgré les appels des secours à rester confinés pour ne pas s'exposer aux fumées, des habitants sortaient sur le pas de leur porte pour assister médusés à ce ballet de véhicules de secours et de police, dans l'âcre fumée qui flotte sur la zone.

Selon un point des autorités lundi matin, environ 200 personnes ont dû être mises en sécurité en raison de la propagation de l'incendie, qui mobilise environ 370 pompiers sur le terrain.

Situation "amenée à durer" 

Le ministre de l'Intérieur français Laurent Nuñez est arrivé sur place en début de matinée. "La situation est amenée à durer", selon les autorités.

Partout en France, les secours ont dû lutter contre les flammes: dans les Pyrénées-Orientales (sud), la Drôme (sud-est), le Lot (sud-ouest), en Savoie (sud-est), mais aussi dans des secteurs plus septentrionaux, comme l'Indre (centre) ou la Loire-Atlantique (ouest), preuve qu'aucune région n'est à l'abri de ces incendies estivaux, favorisés par les épisodes de canicule de plus en plus fréquents.

Selon Laurent Nuñez, une fois le bilan "consolidé", "on sera à 25.000 hectares brûlés" en France, soit "deux fois plus par rapport à la même période" de 2025. Les autorités ont prévenu que les responsables de tels sinistres, volontairement ou par imprudence, feraient l'objet de poursuites pénales.

Elles ne laisseront "rien passer", a prévenu le ministre, qui a indiqué samedi que 32 personnes avaient été placées en garde à vue depuis le début de l'été.