Sur les côtes anglaises, les cabines de plage s'arrachent pendant la pandémie

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Publié le Samedi 24 juillet 2021

Sur les côtes anglaises, les cabines de plage s'arrachent pendant la pandémie

  • Depuis plus d'un siècle les cabines de plage s'alignent sur des kilomètres à Walton-On-The Naze, s'élevant parfois sur trois rangées en escaliers
  • Une cabine moyenne à Frinton-on-Sea, ville considérée comme plus haut de gamme que Walton-on-the-Naze, se vend désormais entre 50.000 et 60.000 livres (57.800-70.000 euros)

WALTON-ON-THE-NAZE, Royaume-Uni : Avec leurs couleurs vives, les cabines de plages égayent les cartes postales du littoral britannique depuis bien longtemps. Mais depuis la pandémie, la demande pour ces petits abris explose alors que les Anglais multiplient les séjours locaux à la mer.

Dans sa mini-maison jaune et blanche, Melanie Whitehead contemple la mer du Nord, une tasse de thé bien chaud à la main. Cette ex-urbaniste n'utilise pas sa cabane dans son but historique -se mettre en maillot de bain à l'abri des regards- mais plutôt pour profiter du cadre tout en étant confortablement installée.

"Je déteste vraiment nager et aller dans l'eau", explique la retraitée, qui raconte avoir apprécié pouvoir s'évader dans sa cabine pendant la pandémie, quand son mari et sa fille étaient constamment à la maison.

Son abri, elle l'a acheté en 2008 pour environ 6.000 livres (6.900 euros au taux actuel) à Walton-on-the-Naze, station balnéaire au public populaire de l'est de l'Angleterre où depuis plus d'un siècle les cabines de plage s'alignent sur des kilomètres, s'élevant parfois sur trois rangées en escaliers.

Une affaire en or, par rapport aux prix qui se pratiquent désormais. Dans la région, certaines de ces maisonnettes se sont récemment arrachées à plus de 80.000 livres (92.500 euros), explique à l'AFP Barry Hayes, de l'agence immobilière Boyden. Soit environ un tiers du prix moyen pour une maison au Royaume-Uni (255.000 livres).

C'est loin d'être un record: une cabine de plage dans le Dorset, sur la Manche, s'est vendue ce mois-ci 330.000 livres (380.000 euros).

Instagrammables

Malgré ces prix astronomiques, les cabines sont souvent rudimentaires: la plupart n'ont ni eau ni électricité, et il est interdit d'y passer la nuit.

Celle de Melanie est un peu plus équipée: une bouteille de gaz alimente une plaque de cuisson et un four, qu'elle utilise pour faire des scones, ces petits gâteaux britanniques accompagnant souvent le thé. "C'est parfait", explique-t-elle lovée dans son canapé avec un édredon en patchwork et des couvertures colorées qu'elle a elle-même crochetées.

Parmi les nombreuses cabanes louées à la journée, certaines offrent des installations bien plus confortables, voire des prestations faisant fureur auprès d'un nouveau public sur les réseaux sociaux, comme des bars à cocktails ou des baby-foot.

La plupart des locataires journaliers sont des jeunes femmes de 20 à 30 ans accompagnées de leur famille, explique Sarah Stimson, qui dirige une entreprise de location appelée Walton-on-the-Naze Beach Huts, et 70% des réservations se font via Instagram.

Elle s'est lancée dans ce business il y a trois ans avec son mari. La pandémie lui a permis de réaliser sa meilleure année, affirme-t-elle. Elle affiche complet jusqu'en septembre pour les sept cabanes dont ils sont désormais propriétaires et les trois autres qu'ils gèrent.

"Je pense que le Covid a incité les gens à rechercher certaines choses à faire au Royaume-Uni", qui a imposé de strictes restrictions aux frontières, explique Mme Stimson, "Cela nous a rendus un peu plus visibles".

Prix doublés

A deux pas des énormes vagues qui s'écrasent sur l'esplanade de Walton-on-the-Naze, les habitants lisent le journal, font une sieste ou discutent, A côté de cabines nommées "Paradise Found" et "Serenity", un groupe de femmes célèbre au prosecco 60 ans d'amitié.

Sarah Stimson profite elle de sa cabine personnelle, une petite baraque d'un vert vif, nommée Queenie d'après son arrière-grand-mère: "C'est un peu comme une maison de poupée pour adultes".

Malgré des affaires florissantes, la famille Stimson n'a pas l'intention d'acheter d'autres maisonnettes de plage pour le moment, car les prix ont doublé cette année.

Une cabine moyenne à Frinton-on-Sea, ville considérée comme plus haut de gamme que Walton-on-the-Naze, se vend désormais entre 50.000 et 60.000 livres (57.800-70.000 euros) "L'année dernière, nous les vendions pour environ 30.000 livres", affirme Barry Hayes, pour qui le Covid-19 a "changé la donne".

Comme les changements incessants de règles sur les voyages à l'étranger rendent difficile la planification des vacances, "cette incertitude maintiendra l'intérêt à un haut niveau pour le moment", prédit l'agent immobilier.

Quelle que soit l'évolution du marché, Melanie Whitehead n'a pas l'intention de bouger, elle qui affirme pouvoir "s'installer confortablement ici, regarder la vue et oublier le monde".


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.