Liban: une société pétrolière cesse d'approvisionner ses stations-service

Cette photo montre une station-service Coral à Beyrouth, la capitale libanaise, le 19 août 2021. La principale compagnie pétrolière libanaise a annoncé aujourd'hui qu'elle cesserait d'approvisionner ses stations-service en carburant en raison de graves pénuries qui ont paralysé le pays touché par la crise.  (Photo, AFP)
Cette photo montre une station-service Coral à Beyrouth, la capitale libanaise, le 19 août 2021. La principale compagnie pétrolière libanaise a annoncé aujourd'hui qu'elle cesserait d'approvisionner ses stations-service en carburant en raison de graves pénuries qui ont paralysé le pays touché par la crise. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 19 août 2021

Liban: une société pétrolière cesse d'approvisionner ses stations-service

  • Présente au Liban depuis 1926, Coral a déclaré que l'arrêt « sans précédent » de ses opérations était intervenu après l'épuisement de ses stocks actuels dans le pays
  • Une dernière cargaison importée par la société n'a toujours pas été déchargée depuis le 11 août car « l'Etat libanais n'a pas fait ce qu'il devait faire pour garantir les conditions de déchargement », a déploré la compagnie

BEYROUTH : La société pétrolière Coral a annoncé jeudi qu'elle cessait d'approvisionner en carburant ses stations-service au Liban, en raison des graves pénuries qui ont paralysé le pays en crise.

Présente au Liban depuis 1926, Coral a déclaré que l'arrêt "sans précédent" de ses opérations était intervenu après l'épuisement de ses stocks actuels dans le pays.

Une dernière cargaison importée par la société n'a toujours pas été déchargée depuis le 11 août car "l'Etat libanais n'a pas fait ce qu'il devait faire pour garantir les conditions de déchargement", a déploré la compagnie.

"La société Coral s'excuse auprès du peuple libanais (...) et de ses clients de ne plus être en mesure, pour la première fois depuis sa création, d'approvisionner les stations en essence à partir d'aujourd'hui", a indiqué la société dans un communiqué cité par l'agence nationale d'information.

"Lorsque les quantités restantes seront épuisées (...), les stations s'arrêteront", a ajouté Coral.

La crise que traverse le pays, exacerbée par l'inaction des dirigeants, est l'une des pires au monde depuis 1850, selon la Banque mondiale. Environ 80% de la population vit aujourd'hui en dessous du seuil de pauvreté, selon l'ONU, contre moins de 30% avant la crise.

Depuis des mois, les Libanais doivent patienter quotidiennement pendant des heures dans les files d'attente devant les stations-service pour acheter de l'essence. Cette course au carburant a provoqué des incidents dans plusieurs stations-service et fait des victimes depuis le début des pénuries.

La crise des carburants a de lourdes retombées sur divers secteurs vitaux, notamment les hôpitaux, les boulangeries, les communications et la production alimentaires. 

La classe dirigeante au Liban, largement honnie par la rue, est soupçonnée de faire le pari du pourrissement près de deux ans après avoir échappé à un soulèvement populaire réclamant son départ.  


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.