La pandémie a cessé d'accélérer dans le monde cette semaine

Les gens quittent un marché après avoir acheté des légumes à Colombo le 20 août 2021, au milieu des craintes d'un verrouillage de 10 jours pour freiner la propagation du coronavirus Covid-19. (Ishara S.Kodikara / AFP)
Les gens quittent un marché après avoir acheté des légumes à Colombo le 20 août 2021, au milieu des craintes d'un verrouillage de 10 jours pour freiner la propagation du coronavirus Covid-19. (Ishara S.Kodikara / AFP)
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Publié le Vendredi 20 août 2021

La pandémie a cessé d'accélérer dans le monde cette semaine

  • Avec 643.100 contaminations enregistrées quotidiennement dans le monde cette semaine, l'indicateur s'est stabilisé au même niveau que la semaine précédente, selon un bilan arrêté à jeudi
  • Les États-Unis sont le pays ayant enregistré le plus grand nombre de nouvelles contaminations en valeur absolue cette semaine

PARIS : La pandémie de Covid-19 a arrêté d'accélérer cette semaine dans le monde, malgré une poursuite de la flambée en Amérique du Nord: voici les évolutions hebdomadaires marquantes, issues d'une base de données de l'AFP.

Indicateur important, le nombre des cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel des contaminations et les comparaisons entre pays sont à prendre avec précaution, les politiques de tests différant d'un pays à l'autre.

- Près de 650.000 cas quotidiens -

Avec 643.100 contaminations enregistrées quotidiennement dans le monde cette semaine, l'indicateur s'est stabilisé au même niveau que la semaine précédente, selon un bilan de l'AFP arrêté à jeudi. La pandémie gagnait de nouveau du terrain depuis la mi-juin, attisée par un variant Delta très contagieux et devenu majoritaire dans de nombreux pays.

- Amélioration dans la plupart des régions -

Cette semaine, la majorité des régions du monde connaissent de légères améliorations: -7% de nouvelles contaminations enregistrées en Afrique, -6% dans la zone Amérique latine/Caraïbes, -3% en Asie et en Europe.

La situation continue cependant de se détériorer fortement dans la zone États-Unis/Canada (+11%). L'Océanie connaît également une forte accélération (+20%), mais le virus y circule toujours relativement peu. Au Moyen-Orient, la situation se dégrade aussi, mais moins rapidement (+4%).

- Plus fortes accélérations -

Le Kosovo est, de loin, le pays où l'épidémie a accéléré le plus (+189%, 1.500 nouveaux cas par jour), parmi ceux ayant enregistré au moins 1.000 contaminations quotidiennes au cours de la semaine écoulée. Suivent l'Azerbaïdjan (+82%, 3.000), la Serbie (+75%, 1.300), la Suisse (+61%, 2.400) et l'Allemagne (+61%, 5.500).

- Plus fortes décrues -

A l'inverse, c'est le Mozambique (-36%, 700 nouveaux cas par jour) qui a enregistré la plus forte décrue cette semaine, devant l'Argentine (-34%, 7.200), la Colombie (-32%, 3.400), la Turquie (-32%, 16.800) et l'Algérie (-28%, 700).

- Le plus de contaminations -

Les États-Unis sont le pays ayant enregistré le plus grand nombre de nouvelles contaminations en valeur absolue cette semaine (139.100 cas quotidiens, +10%), devant l'Iran (38.200, +2%) et l'Inde (34.900, -8%).

En proportion de la population, le pays ayant recensé le plus de nouveaux cas cette semaine reste la Géorgie (877 pour 100.000 habitants), devant le Kosovo (586) et Israël (572).

Ce dernier pays est pourtant l'un des plus avancés en termes de vaccination, puisqu'il a déjà complètement vacciné plus de 60% de sa population et a commencé à administrer des troisièmes doses aux seniors.

- Morts -

L'Indonésie enregistre le plus grand nombre de morts quotidiennes, 1.281 par jour cette semaine, devant les Etats-Unis (859) et le Brésil (821).

Au niveau mondial, les décès quotidiens ont augmenté cette semaine (9.787 par jour, +3%).

- La Malaisie vaccine à plein régime -

La Malaisie est cette semaine le pays qui vaccine le plus vite parmi ceux de plus d'un million d'habitants, en administrant des doses à 1,54% de sa population chaque jour.

Suivent le Panama (1,51%), la Corée du Sud (1,39%), le Sri Lanka (1,22%), Trinité-et-Tobago (1,05%), l'Uruguay (1,03%) et le Salvador (1,02%). Soit que des pays d'Asie et d'Amérique latine.

S'ils vaccinent désormais moins vite, les Emirats arabes unis (178 doses administrées pour 100 habitants), Israël et Singapour (145 doses chacun), le Danemark (142), le Chili (139), le Canada (138), le Portugal et la Belgique (136 doses chacun), l'Espagne (134), la Chine (133), le Royaume-Uni et les Pays-Bas (131 doses chacun) figurent parmi les pays dont les campagnes de vaccination sont les plus avancées.

Cet indicateur peut dépasser 100 doses pour 100 habitants dans la mesure où la plupart des vaccins en circulation nécessitent deux doses pour être pleinement efficaces.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.