De jeunes Saoudiens aident à la préservation d'anciens châteaux de Jazan

L'équipe de restauration comprend, entre autres, des ingénieurs et des passionnés d'architecture. (Photo fournie).
L'équipe de restauration comprend, entre autres, des ingénieurs et des passionnés d'architecture. (Photo fournie).
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Publié le Mardi 08 septembre 2020

De jeunes Saoudiens aident à la préservation d'anciens châteaux de Jazan

  • Certains y voient la plus grande concentration archéologique de châteaux historiques au monde
  • Ces châteaux reflètent les progrès architecturaux des civilisations successives

LA MECQUE : Quarante jeunes Saoudiens du gouvernorat d'Al-Dayer dans le sud du Royaume ont commencé des travaux de restauration et de préservation des châteaux de pierre historiques de la région, pour les protéger des dommages causés par les fortes pluies et les inondations.

Sous la direction d'experts dans le domaine, ils ont commencé par réparer les canaux endommagés.

« Al-Dayer est un gouvernorat montagneux de la province de Jazan qui abrite un grand nombre de palais et de châteaux en pierre, au point que certains y voient la plus grande concentration archéologique de châteaux historiques au monde », a déclaré Yehya Sharif al-Maliki, un conseiller de l'équipe de restauration.

Il ajoute que la quasi-totalité de la région possède des forts et des châteaux et qu’à elle seule, la région d'Al-Yehya, qui compte cinq petits villages, en abrite un grand nombre.

« Après avoir remarqué les effets des éléments climatiques et des pratiques artificielles, l'équipe a clôturé les sites et a commencé à restaurer les châteaux, conformément aux consultations techniques, pour préserver leur très ancienne valeur historique », explique-t-il.

Selon lui, les châteaux sont vieux de 4000 ans et sont connus pour leur solidité et leur durabilité exceptionnelle. En 1940, par exemple, un tremblement de terre de magnitude 6,7 a frappé la région et les châteaux n'ont pas du tout été endommagés.

Il précise que l'équipe de restauration comprend, entre autres, des ingénieurs et des passionnés d'architecture. C’est l’afflux de touristes saoudiens et étrangers attirés chaque année par la beauté architecturale et artistique des châteaux qui a motivé le groupe.

En Bref Les châteaux d'Arabie saoudite

  • Vieux de 4000 ans, ces châteaux sont connus pour leur solidité.
  • Les châteaux historiques d'Al-Dayer présentent des anciennes inscriptions et des gravures.
  • Al-Yehya se trouve sur les pentes des montagnes d'Al-Areef, entouré de forêts vierges à l'Est et de vallées riches en eau.

« Les châteaux historiques d'Al-Dayer présentent des inscriptions et des gravures anciennes, reflétant la culture religieuse des civilisations himyarite et sabéenne », précise Al-Maliki.

« La linarite, une pierre connue pour être incroyablement solide, a été utilisée dans la construction de ces châteaux, préservant ainsi ces inscriptions pendant des milliers d'années. »

Selon le chef de l'équipe de restauration, Jaber Ali al-Maliki, certains villages de la région ont subi des catastrophes naturelles, ce qui a motivé l'équipe à prendre la décision de protéger les châteaux des effets des vents violents et des fortes pluies.

« L'équipe a réparé les canaux et clôturé les sites, en particulier les châteaux situés dans les quartiers résidentiels, ce qui augmentait les risques d’effondrement », explique Jaber Ali al-Maliki.

Il ajoute que les locaux intéressés par la préservation du patrimoine et de la culture ont joint leurs forces aux efforts de préservation et qu’un « plan d'action a été élaboré pour étudier les priorités de restauration ».

LA région d’Al-Yehya, qui se trouve sur les pentes des montagnes Al-Areef, est entourée de forêts vierges à l'est et de vallées riches en eau et, à l’ouest, d’une vallée artificielle, créée il y a longtemps, avec une architecture somptueuse qui met en valeur la riche histoire de la région et ses peuples.

Bien que la situation géographique de la zone lui ait fourni une certaine protection contre les invasions et les conquêtes par les armées et les nations qui ont gouverné la région depuis l'Antiquité, comme les Sabéens et les Himyarites, l'influence de ces époques et leur culture se retrouvent dans l'architecture.

Pour Jaber Ali al-Maliki, « ces châteaux reflètent les progrès architecturaux des civilisations successives ». Construits avec de belles pierres, certains de ces châteaux ont plus de quatre étages, avec des portes en bois et des motifs géométriques. »


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com