Attentat suicide contre un point de contrôle dans une ville du désert libyen

Des voitures incinérées devant le siège du ministère libyen des Affaires étrangères, après des attentats-suicides à Tripoli, en Libye, le 25 décembre 2018. (Photo, Reuters)
Des voitures incinérées devant le siège du ministère libyen des Affaires étrangères, après des attentats-suicides à Tripoli, en Libye, le 25 décembre 2018. (Photo, Reuters)
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Publié le Lundi 23 août 2021

Attentat suicide contre un point de contrôle dans une ville du désert libyen

  • Le porte-parole de l'ANL, Ahmed Mismari, affirment que ces attaques portent l’empreinte de Daech
  • Al-Senoussi a été condamné à mort en 2015 pour son rôle dans la tentative de répression du soulèvement qui a renversé Kadhafi

BENGHAZI : Un kamikaze a été tué dimanche lors d’une attaque sur un point de contrôle dans la ville de Zella en Libye, a déclaré un porte-parole de l'Armée nationale libyenne (ANL), qui contrôle l'est du pays.

L’attaque n’a pas fait de victimes. 

La Libye a connu une décennie marquée par la violence et le chaos depuis le soulèvement contre Mouammar Kadhafi en 2011. Mais les opérations des groupes militants, effectuées pour la plupart dans les régions désertiques reculées, sont devenues sporadiques dans les dernières années.

Petite ville-oasis au sud de Syrte, Zella est située à proximité d'un champ pétrolifère du même nom.

Le porte-parole de l'ANL, Ahmed Mismari, affirme que ces attaques portent l’empreinte de Daech.

Parallèlement, les autorités libyennes ont annoncé la reprise progressive de l’approvisionnement en eau dans l’ouest du pays. La coupure préventive, qui a duré une semaine, a suivi les menaces de sabotage lancées par les partisans d'un responsable l'ère Kadhafi, et qui purge actuellement une peine de prison.

«Les puits et les pompes sont progressivement remis en marche afin de rétablir l'approvisionnement», a déclaré samedi l'Autorité de la Grande Rivière artificielle dans une publication sur sa page Facebook, jugeant la crise «terminée».

 

EN BREF

Petite ville-oasis au sud de Syrte, Zella est située à proximité d'un champ pétrolifère du même nom

L'annonce constitue un soulagement pour les Libyens, contraints de se passer d’eau au milieu de la vague de chaleur qui accable l'Afrique du Nord.

L’Autorité gère une immense canalisation aquatique, nommée la Grande Rivière artificielle, un projet majeur piloté par Kadhafi au cours de ses quatre décennies au pouvoir.

Le réseau achemine l'eau des nappes aquifères souterraines, situées au plus profond du désert du Sahara, vers les régions habitées le long de la côte méditerranéenne.

Le week-end dernier, l'Autorité a fermé les vannes du réseau afin d’éviter les dommages quand des individus fidèles au beau-frère de Kadhafi, Abdullah Al-Senoussi, ont proféré des menaces de sabotage à l’encontre de la canalisation si ce dernier n’est pas libéré.

Al-Senoussi a été condamné à mort en 2015 pour son rôle dans la tentative de répression du soulèvement qui a renversé Kadhafi.

Il se trouve toujours derrière les barreaux à Tripoli.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.