Nouvelle inculpation pour une Irano-Britannique détenue en Iran

Nazanin Zaghari-Ratcliffe en compagnie de sa fille, dans une photo d'archives datant de 2018. (Photo AFP).
Nazanin Zaghari-Ratcliffe en compagnie de sa fille, dans une photo d'archives datant de 2018. (Photo AFP).
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Publié le Mardi 08 septembre 2020

Nouvelle inculpation pour une Irano-Britannique détenue en Iran

  • Une Irano-Britannique emprisonnée en Iran depuis 2016, Nazanin Zaghari-Ratcliffe, a été notifiée mardi d'un nouvel acte d'accusation à son encontre
  • Condamnée à 5 ans de prison, elle a obtenu au printemps une permission de sortie temporaire de la prison d'Evine, à Téhéran, en raison de la pandémie de nouveau coronavirus

TEHERAN : Une Irano-Britannique emprisonnée en Iran depuis 2016, Nazanin Zaghari-Ratcliffe, a été notifiée mardi d'un nouvel acte d'accusation à son encontre, a indiqué la télévision d'Etat iranienne, sans préciser les charges. 

Employée de la Fondation Thomson Reuters - la branche philanthropique de l'agence de presse canado-britannique du même nom -, Mme Zaghari-Ratcliffe avait été arrêtée avec sa fille en avril 2016 en Iran, où elle venait de rendre visite à sa famille.

Accusée d'avoir cherché à renverser le régime iranien, ce qu'elle nie, elle a été condamnée à cinq ans de prison. Elle a obtenu au printemps une permission de sortie temporaire de la prison d'Evine, à Téhéran, en raison de la pandémie de nouveau coronavirus.

Son mari, Richard Ratcliffe, a déclaré le 24 août craindre qu'elle ne subisse un nouveau procès au terme de sa peine d'emprisonnement de cinq ans en 2021.

"La 15e chambre du Tribunal révolutionnaire islamique a convoqué Nazanin Zaghari ce (mardi) matin avec son avocat (...) pour la notifier d'un nouvel acte d'accusation", écrit le site internet de la télévision d'Etat Iribnews en citant "une source informée" et sans donner plus de détails.

Plusieurs médias en Iran et au Royaume-Uni ont évoqué la possibilité d'un lien entre les arrestations de Mme Zaghari-Ratcliffe et d'autres binationaux et un contentieux autour d'une vieille dette britannique de 400 millions de livres sterling (443 millions d'euros au cours actuel) envers Téhéran liée à un contrat d'armement. 

Londres comme Téhéran ont toujours officiellement démenti tout lien entre l'affaire Zaghari-Ratcliffe et cette dette, qui remonte à un contrat de vente de chars pour lequel Londres avait reçu une avance, mais qui n'a jamais pu être honoré en raison de la révolution islamique de 1979. L'argent est depuis sur un compte gelé au Royaume-Uni.

Mais le quotidien britannique Guardian a rapporté vendredi que le ministre de la Défense britannique, Ben Wallace, avait reconnu pour la première fois qu'il cherchait "activement" à rembourser cette dette en vue de permettre la libération de Mme Zaghari-Ratcliffe et d'autres détenus irano-britanniques.

En 2017 déjà, alors que la famille de Mme Zaghari-Ratcliffe espérait pouvoir obtenir une libération anticipée de la jeune femme, l'Autorité judiciaire iranienne avait exclu cette possibilité déclarant qu'il y avait "deux dossiers" la concernant.

 


Mondial des Clubs : le Wydad tombe de haut, Al Hilal se qualifie en demi-finale

Les joueurs de Hilal célèbrent après avoir remporté la séance de tirs au but lors du match de football du deuxième tour de la Coupe du monde des clubs de la FIFA entre le Wydad AC du Maroc et Al-Hilal d'Arabie saoudite au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat le 4 février 2023. (Photo, AFP)
Les joueurs de Hilal célèbrent après avoir remporté la séance de tirs au but lors du match de football du deuxième tour de la Coupe du monde des clubs de la FIFA entre le Wydad AC du Maroc et Al-Hilal d'Arabie saoudite au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat le 4 février 2023. (Photo, AFP)
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  • Alors que le Wydad Casablanca se dirigeait vers une victoire, Al Hilal ont réussi à arracher les prolongations
  • Grâce à cette victoire, Al Hilal retrouvera Flamengo en demi-finale, avant d'espérer s’opposer au Real Madrid en finale

CASABLANCA : C’est une réelle désillusion pour le Wydad Casablanca. Jouant à domicile pour cette édition du Mondial des clubs, les rouges et blancs ont buté face à une équipe saoudienne d’Al Hilal très réaliste. 

Ce sont les Marocains qui ont été les plus offensifs, gâchant dans la foulée de nombreuses occasions de but. En début de seconde période, les champions d’Afrique ont enfin trouvé le chemin des filets grâce à une réalisation d’Ayoub El Amloud (52’).

Alors que le Wydad Casablanca se dirigeait vers une victoire sur la plus petite des marges, une main dans la surface de réparation marocaine, lors des derniers instants du match, permettra à Al Hilal d’arracher les prolongations, mais aussi de bénéficier de l’expulsion du joueur wydadi Yahya Jabrane.

Lors des prolongations, les deux équipes se sont neutralisées, d’autant que le club saoudien a dû lui aussi continuer la rencontre à dix, suite à l'expulsion de Mohammed Kanoon, celui-là même qui avait égalisé pour son équipe.

La séance des tirs aux buts a finalement souri aux Saoudiens. Le Wydad s’est raté dès son premier penalty ce qui a semé le doute dans l’esprit des joueurs, poussant un autre joueur du WAC à rater son tir au but. Al Hilal a su profiter de l'opportunité offerte et marquera tous ses penaltys. 

Grâce à cette victoire, Al Hilal retrouvera Flamengo en demi-finale, avant d'espérer s’opposer au Real Madrid en finale.

 


Liberté de la presse au Maroc: la résolution du PE «n'engage pas la France» selon son ambassadeur

Christophe Lecourtier vient de prendre ses fonctions fin décembre en tant qu'ambassadeur de France au Maroc. (Photo, AFP)
Christophe Lecourtier vient de prendre ses fonctions fin décembre en tant qu'ambassadeur de France au Maroc. (Photo, AFP)
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  • «Nous, on est comptables des décisions des autorités françaises, le Parlement européen est loin de notre autorité, ce sont des personnalités qui ont été élues. On y trouve une diversité de groupes et de courants d'idées»
  • « Sur la question des visas, il a été jugé qu'il fallait revenir à la situation antérieure (...). J'ai été envoyé ici pour tourner la page», souligne M. Lecourtier dans son entretien avec Tel Quel

RABAT: Une récente résolution du Parlement européen condamnant la détérioration de la liberté de la presse au Maroc "n'engage pas la France", selon son ambassadeur au Maroc, alors que Paris est accusé d'avoir orchestré une campagne anti-marocaine à Bruxelles.

"La résolution du Parlement européen n'engage aucunement la France", affirme Christophe Lecourtier dans une interview, à la Une ce week-end, de l'hebdomadaire francophone Tel Quel, après que le vote européen a déclenché un nouveau coup de froid entre Rabat et Paris.

"Nous, on est comptables des décisions des autorités françaises, le Parlement européen est loin de notre autorité, ce sont des personnalités qui ont été élues. On y trouve une diversité de groupes et de courants d'idées", explique le diplomate qui vient de prendre ses fonctions fin décembre.

"Le gouvernement français ne peut pas être tenu pour responsable des eurodéputés", insiste M. Lecourtier.

Le Parlement européen a adopté, le 19 janvier, à une large majorité une résolution enjoignant aux autorités marocaines de "respecter la liberté d'expression et la liberté des médias" et de mettre fin au "harcèlement de tous les journalistes".

Plusieurs journalistes indépendants et opposants ont été condamnés pour des accusations à caractère sexuel, lesquelles, selon des ONG de défense des droits humains, ont été "fabriquées" par les autorités marocaines. Pour ces dernières, ces cas "n'ont rien à voir" avec la liberté d'expression.

Le texte des eurodéputés --non contraignant-- fait également état de l'implication présumée de Rabat dans le scandale de corruption qui ébranle le Parlement européen depuis décembre.

Depuis le vote, la classe politique marocaine et les médias proches du pouvoir ne décolèrent pas contre Paris.

Un parlementaire, Lahcen Haddad, a dénoncé "l'Etat profond français" selon lui à l'origine dans les coulisses de la résolution, regrettant qu'"un proche de la présidence française", Stéphane Séjourné, chef du groupe centriste Renaissance (Renew) à Bruxelles, en ait été "l'un des architectes".

Paris a réfuté jusqu'à présent l'existence de toute crise avec Rabat, même si la perspective annoncée d'une visite d'Etat du président Emmanuel Macron dans le royaume chérifien paraît s'éloigner.

Au-delà du vote des députés européens, il est reproché à la France de traîner des pieds sur la question du Sahara occidental contrairement aux Etats-Unis et à l'Espagne qui ont reconnu la "marocanité" de ce territoire, "cause nationale" au Maroc.

En outre, le rapprochement entre Paris et Alger, rivale régionale du Maroc, suscite des aigreurs à Rabat.

Ces nouveaux sujets de crispations surviennent alors que les deux pays semblaient avoir apaisé les tensions nées de la crise des visas qui empoisonnait les relations bilatérales depuis septembre 2021.

Selon l'ambassade de France à Rabat, l'activité consulaire a repris à un rythme normal après la fin de la décision de Paris de réduire de moitié les permis d'entrée accordés aux Marocains, arguant de la réticence du royaume à réadmettre ses ressortissants en situation irrégulière dans l'Hexagone.

"Sur la question des visas, il a été jugé qu'il fallait revenir à la situation antérieure (...). J'ai été envoyé ici pour tourner la page", souligne M. Lecourtier dans son entretien avec Tel Quel.


Le forum saoudien sur l'emploi attire une foule considérable à Tabouk

Des milliers de diplômés saoudiens ont participé au forum. (SPA)
Des milliers de diplômés saoudiens ont participé au forum. (SPA)
Des milliers de diplômés saoudiens ont participé au forum. (SPA)
Des milliers de diplômés saoudiens ont participé au forum. (SPA)
Des milliers de diplômés saoudiens ont participé au forum. (SPA)
Des milliers de diplômés saoudiens ont participé au forum. (SPA)
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  • SPA Le forum s'inscrit dans le cadre du programme national de transformation de l'Arabie saoudite et de la Vision 2030
  • Les chiffres de l'emploi en Arabie saoudite ont enregistré leur plus fort taux de croissance depuis janvier 2018

TABOUK : Plus de 15 000 diplômés ont participé à un forum de l'emploi de trois jours à l'Université de Tabouk, qui s'est terminé jeudi.

L'événement, qui a bénéficié du soutien d'entreprises locales et internationales, a offert une plateforme aux diplômés de diverses disciplines de tout le Royaume pour rencontrer et discuter avec des employeurs potentiels.

Premier du genre pour l'université, le forum s'inscrivait dans le cadre du programme national de transformation du pays et de la Vision 2030, et visait également à soulever des questions essentielles concernant l'environnement et les pratiques de travail.

Pendant ce temps, les chiffres de l'emploi en Arabie saoudite ont enregistré leur plus fort taux de croissance depuis janvier 2018, les entreprises non pétrolières ayant connu une forte expansion de l'activité commerciale grâce à une demande robuste du marché et à la reprise des affaires, selon un rapport.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com