Pont aérien français avec Kaboul: Le Drian et Parly aux Emirats, 1 000 Afghans déjà évacués

Le ministre français des Affaires européennes et étrangères Jean-Yves Le Drian (à gauche) et la ministre française de la Défense Florence Parly, tous deux portant un masque protecteur, discutent en partant après une réunion hebdomadaire du cabinet au palais présidentiel de l'Élysée à Paris le 31 mars 2021. Photo AFP/Archives
Le ministre français des Affaires européennes et étrangères Jean-Yves Le Drian (à gauche) et la ministre française de la Défense Florence Parly, tous deux portant un masque protecteur, discutent en partant après une réunion hebdomadaire du cabinet au palais présidentiel de l'Élysée à Paris le 31 mars 2021. Photo AFP/Archives
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Publié le Lundi 23 août 2021

Pont aérien français avec Kaboul: Le Drian et Parly aux Emirats, 1 000 Afghans déjà évacués

  • Jean-Yves Le Drian et Florence Parly vont se rendre sur la base aérienne 104 d'Al-Dhafra, à 30 kilomètres d'Abou Dhabi, où l'armée de l'Air française a mis en place un pont aérien vers Kaboul, ont annoncé les deux ministères dans un communiqué commun
  • Depuis le 15 août, «près de 100 ressortissants français, près de 40 ressortissants de pays partenaires et plus d'un millier d'Afghans» menacés pour avoir travaillé auprès d'institutions et ONG françaises (...) ont rejoint la France via les Emirats

PARIS : Les ministres français des Affaires étrangères et des Armées sont attendus lundi aux Emirats arabes unis, où ils feront le point sur le dispositif français qui a déjà permis d'évacuer plus de mille Afghans depuis le retour des talibans au pouvoir à Kaboul.


Jean-Yves Le Drian et Florence Parly vont se rendre sur la base aérienne 104 d'Al-Dhafra, à 30 kilomètres d'Abou Dhabi, où l'armée de l'Air française a mis en place un pont aérien vers Kaboul, ont annoncé les deux ministères dans un communiqué commun.


Depuis le 15 août, "près de 100 ressortissants français, près de 40 ressortissants de pays partenaires et plus d'un millier d'Afghans" menacés pour avoir travaillé auprès d'institutions et ONG françaises ou en raison de leur engagement dans la société civile afghane ont ainsi rejoint la France via les Emirats, ont-ils précisé.


Un sixième avion, transportant 250 Français et Afghans, a atterri dimanche soir à Paris puis un septième dans la nuit de dimanche à lundi avec 250 personnes à bord. Le premier vol avait ramené 41 personnes, principalement des Français, le 17 août.


Les deux ministres rencontreront "les diplomates, les militaires, les policiers et l’ensemble des personnels qui concourent, dans des conditions extrêmement difficiles, au déroulement des opérations d'évacuation depuis Kaboul".


Ils seront également reçus par le prince héritier d'Abou Dhabi Mohammed ben Zayed al-Nahyane, dirigeant de facto des Emirats arabes unis (EAU).


Cet entretien sera l'occasion de "remercier les autorités émiriennes pour leur soutien dans la conduite de ces opérations d'évacuation" et de "souligner l'excellence du partenariat stratégique entre la France et les EAU".


La France dispose d'une implantation militaire permanente aux Emirats, d'où elle a mené une partie de ses opérations aériennes contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak.


Huit jours après la prise du pouvoir par les talibans, des milliers de personnes se massent toujours aux abords de l'aéroport de Kaboul pour tenter de fuir le pays, dans une tension et un chaos indescriptibles qui compliquent les opérations d'évacuation. Sept Afghans sont morts dans cette gigantesque cohue, selon le ministère britannique de la Défense.


Le temps presse avant le 31 août, date fixée par l'administration américaine pour le retrait définitif de ses forces d'Afghanistan.


Ce calendrier est jugé de plus en plus intenable par les partenaires des Etats-Unis et Joe Biden n'a pas exclu dimanche de prolonger la présence des soldats américains, qui supervisent les opérations d'évacuation à l'aéroport.


"Il nous faut le temps d'accomplir ce devoir, il se compte en jours ou en semaines, pas en mois", a relevé Jean-Yves Le Drian dans le Journal du Dimanche, avant la tenue d'un sommet virtuel du G7 mardi "pour des discussions urgentes sur l'Afghanistan".


Depuis le 14 août, environ 25.100 personnes ont été évacuées d'Afghanistan à bord d'avions militaires américains et de pays alliés, selon la Maison Blanche.

Un 7e vol d'exfiltrés de Kaboul arrivé à Paris dans la nuit

PARIS :  Le pont aérien entre Kaboul et Paris s'est poursuivi dans la nuit de dimanche à lundi avec l'atterrissage d'un 7e vol transportant une "écrasante majorité d'Afghans" a indiqué à l'AFP lundi l'état-major des armées françaises. 


Selon le colonel Pascal Ianni, porte-parole de l'EMA, l'appareil s'est posé vers 02h30 à Roissy avec 250 passagers, dont quelque 240 Afghans. 


Depuis la mise en place il y a une semaine de l'opération Apagan, lancée au lendemain de la prise de Kaboul par les talibans, la France a rapatrié via Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, un peu moins d'une centaine de Français et plus de 1.300 Afghans, a précisé le colonel Ianni.


Deux autres vols pourraient arriver à Paris dans la journée de lundi.


Les ministres français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et des Armées, Florence Parly, sont attendus lundi aux Emirats arabes unis, où ils feront le point sur le dispositif français. 


Les Afghans exfiltrés pourront effectuer une demande d'asile en France s'ils le souhaitent. Tous sont logés et nourris à leur arrivée, et pris en charge sur le plan sanitaire et administratif.


Paris souhaite aider à sortir du pays, outre ses ressortissants, les auxiliaires de l'armée française, les employés d'organisations françaises et des personnalités de la société civile ciblées par les talibans en raison de leurs engagements. 

                


BBC World Questions au Maroc : la jeunesse féminine au cœur du changement

Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
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  • Une édition spéciale de BBC World Questions réunira à Marrakech des jeunes femmes engagées pour débattre des évolutions sociales, des droits des femmes et de la réforme du droit de la famille au Maroc
  • Au cœur des échanges : des questions de société telles que le mariage des mineures et les libertés individuelles

DUBAI: La BBC World Service organisera le 10 juin à Marrakech une édition spéciale de son émission de débat international BBC World Questions, centrée sur la place des femmes dans une société en pleine évolution.

À l’heure où une nouvelle génération porte des revendications en faveur du changement, les questions liées aux droits des femmes, à la foi et à la réforme du droit de la famille occupent une place croissante dans le débat public. Cette émission entend donner la parole aux jeunes Marocaines et mettre en lumière leurs aspirations, leurs préoccupations et leur vision de l’avenir.

Animée par le journaliste Jonny Dymond, l’émission réunira un panel de personnalités engagées dans les questions d’égalité et de participation des femmes à la vie publique. Parmi les intervenantes figurent la rappeuse et chanteuse Frizzy, connue pour son implication dans la campagne pour l’égalité des femmes « The Time Has Come », Meryem Redouane, responsable de la section féminine de la Fédération islamique internationale des organisations étudiantes (IIFSO), Kaoutar Rias, étudiante à l’École nationale d’architecture de Tétouan et membre du Conseil national du renouveau étudiant (OREMA), ainsi que Yousra Salhi, créatrice de contenu numérique féministe et militante pour les droits des femmes.

Les discussions porteront notamment sur le mariage des mineures, la polygamie, les règles d’héritage, le harcèlement sexuel, ainsi que les questions de liberté individuelle et de pudeur. Fidèle au format de BBC World Questions, le public présent jouera un rôle central en posant directement ses questions aux intervenantes.

Gwenan Roberts, responsable des commandes éditoriales au BBC World Service, s’est félicitée de la tenue de cette édition à Marrakech. « Nous sommes ravis de venir à Marrakech et impatients d’entendre directement notre panel et notre public sur la manière dont les femmes marocaines perçoivent leur place dans la société et les évolutions culturelles en cours », a-t-elle déclaré.

L’événement se tiendra au centre Les Étoiles de Jemaa el-Fna à Marrakech et est organisé en partenariat avec BBC News Arabic et la Fondation Ali Zaoua. L’enregistrement sera diffusé à l’échelle mondiale à la radio, à la télévision et sur les plateformes numériques de la BBC.

Pour Gwenan Roberts, rédactrice en chef des commandes à BBC World Service, cette édition représente une occasion unique d’entendre directement les jeunes Marocaines sur leur place dans la société et sur les transformations culturelles qui traversent actuellement le pays.

L’émission sera diffusée pour la première fois sur BBC World Service Radio le 13 juin avant d’être mise à disposition en ligne, sur BBC Sounds et sur les principales plateformes de podcasts. Une version télévisée sera également proposée à partir du 20 juin sur les chaînes et plateformes numériques de la BBC.

 


Le Liban lance les travaux de réhabilitation de son second aéroport

Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
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  • Le Liban a lancé les travaux de réhabilitation de son deuxième aéroport international à Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar
  • Le projet prévoit une mise en service autour de novembre 2026, avec des vols vers Istanbul et Dubaï, puis vers d’autres destinations régionales, tout en visant la création d’emplois dans le nord du Liban

BEYROUTH: Le Liban a lancé samedi les travaux de réhabilitation de son second aéroport international, situé dans le nord du pays, près de la frontière syrienne, après des années de report.

Le pays ne dispose actuellement que d'un seul aéroport, celui de Beyrouth. Le nouvel aéroport, situé à Qlaïat, dans le gouvernorat d'Akkar, à l'extrême nord du Liban et à proximité de la frontière syrienne, se trouve également près de Tripoli, grande ville à majorité sunnite du nord du pays. 

La mise en service de l'aéroport vise à créer des emplois dans le gouvernorat d'Akkar, l'un des plus pauvres du Liban.

Jusqu'ici, l'aéroport était utilisé à des fins militaires par l'armée libanaise.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam et le ministre des Transports, Fayez Rasamny, ont assisté samedi à l’ouverture de l’aéroport à des fins commerciales. 

"Aujourd'hui on passe de la promesse à la réalisation", a affirmé le ministre libanais, précisant que l'aéroport devrait commencer à être opérationnel "dans quelques semaines" pour desservir Mersin et Istanbul en Turquie mais aussi Dubaï.

Il a également évoqué, à terme, une extension du réseau vers l'Arabie saoudite, Le Caire et Athènes ainsi que des discussions en cours avec les compagnies à bas coût EasyJet, Ryanair et Pegasus, afin qu'elles le desservent.

Les travaux d'aménagement devraient durer au moins trois mois et l'aéroport pourrait être officiellement mis en service en novembre 2026, selon des médias locaux.

La société libanaise Sky Lounge, chargée du projet, a publié samedi une vidéo montrant un vol d'essai entre les aéroports de Beyrouth et de Qlaïat.

Son président-directeur général, Ziad Mnoula, a indiqué que le terminal passagers pourrait être achevé dans les "90 jours" suivant l'obtention des autorisations nécessaires. Selon lui, l'aéroport sera capable d'accueillir 114.000 passagers la première année. 

L’aéroport René Moawad, construit par l’armée française dans les années 1930 et utilisé à des fins civiles dans les années 1960, a été bombardé lors de la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah.

L’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth a continué d’assurer ses opérations sans interruption, malgré les conflits successifs entre Israël et le Hezbollah, notamment en 2023, 2024 et depuis le 2 mars, confirmant son rôle central dans la continuité des liaisons aériennes du pays.


L’Arabie saoudite mène la condamnation arabe des attaques de l’Iran contre Bahreïn et le Koweït

Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
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  • Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi

RIYAD : Le ministère des Affaires étrangères de l’Saudi Arabia a condamné samedi les attaques de l’Iran contre l’Bahrain et le Kuwait.

Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi.

Dans une déclaration publiée sur X, le ministère saoudien des Affaires étrangères a affirmé que les agressions iraniennes représentent une menace pour la sécurité régionale et internationale.

« Les attaques continues de l’Iran compromettent les efforts internationaux visant à rétablir la sécurité », indique le communiqué.

Le ministère a également déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour garantir leur sécurité.

« Les attaques continues de l’Iran signifient une nouvelle escalade », a ajouté le ministère.

L’échange de frappes intervient alors que l’administration Trump accentue la pression sur l’Iran afin de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit.

La Jordan a également condamné samedi ces attaques, les qualifiant de violation de la souveraineté des deux pays et de menace pour la sécurité et la stabilité régionales.

Le ministère des Affaires étrangères a réaffirmé la pleine solidarité de la Jordanie avec Bahreïn et le Koweït, ainsi que son soutien aux mesures prises pour protéger leur sécurité et leur intégrité territoriale. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com