Afghanistan: la Grèce veut éviter des «flux supplémentaires de réfugiés»

Des réfugiés et des migrants secourus débarquent d'un navire des garde-côtes grecs dans le port d'Ierapetra, sur l'île de Crète, le 23 juillet 2021. (Photo, AFP)
Des réfugiés et des migrants secourus débarquent d'un navire des garde-côtes grecs dans le port d'Ierapetra, sur l'île de Crète, le 23 juillet 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 23 août 2021

Afghanistan: la Grèce veut éviter des «flux supplémentaires de réfugiés»

  • Le Premier ministre grec a expliqué qu' « il était important que l'Union Européenne soutienne les pays proches de l'Afghanistan afin de s'assurer que des flux supplémentaires de réfugiés n'arrivent en Europe
  • Kyriakos Mitsotakis s'était déjà entretenu vendredi avec le président turc Recep Tayyip Erdogan à ce sujet

ATHENES: Avec le retour des talibans au pouvoir à Kaboul, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a déclaré lundi vouloir éviter que "des flux supplémentaires de réfugiés n'arrivent en Europe". 

Lors d'une rencontre à Athènes avec la vice-présidente du parlement européen, Roberta Metsola, le Premier ministre grec a expliqué qu'"il était important que l'Union Européenne soutienne les pays proches de l'Afghanistan afin de s'assurer que des flux supplémentaires de réfugiés n'arrivent en Europe". 

Kyriakos Mitsotakis s'était déjà entretenu vendredi avec le président turc Recep Tayyip Erdogan à ce sujet. 

"Une nouvelle vague migratoire est inévitable si des mesures nécessaires ne sont pas prises en Afghanistan et en Iran", avait alerté le président turc.

Le retour au pouvoir des talibans à Kaboul a plongé l'avenir de nombreux Afghans dans l'incertitude et réveillé en Europe la peur d'une crise migratoire similaire à celle de 2015, avec l'afflux de millions de personnes fuyant les conflits au Proche-Orient et transitant par la Turquie. 

"La Grèce ne va pas gérer avec légèreté une éventuelle escalade de la question de l'immigration et des réfugiés", a précisé lundi le porte-parole du gouvernement Yannis Oikonomou qui avait déjà averti il y a quelques jours que "toutes les forces sont en alerte aux frontières". 

D'après le gouvernement, des renforts doivent être déployés sur la frontière terrestre avec la Turquie dans l'Evros et sur les îles de la mer Égée. 

La prolongation du mur de 40 kilomètres dans l'Evros, le long de la rivière séparant la Grèce et la Turquie, est dans sa phase finale et de nouveaux drônes, caméras et radars, permettant de voir jusqu’à 10 kilomètres du côté turc doivent être installés, et 250 garde-frontières sont sur le point d'être embauchés, selon la presse grecque. 

Le renforcement de la surveillance à la frontière gréco-turque avait été cependant décidé dès février-mars 2020, lors qu'Ankara avait menacé de laisser passer les réfugiés se trouvant sur son sol en Europe. 

Des dizaines de milliers de migrants avaient alors afflué en direction de la Grèce, au poste-frontière de Kastanies (Pazarkule, côté turc) où des échauffourées avaient eu lieu pendant plusieurs jours. 

La frontière grecque "va rester sûre et impénétrable", a insisté le ministre de la Défense Nikos Panagiotopoulos vendredi alors qu'il visitait les nouvelles installations dans l'Evros. 

La Grèce accueille actuellement 40 000 demandeurs d'asile et réfugiés Afghans. La nationalité afghane est devenue la première parmi les migrants arrivant en Grèce, selon le Haut-commissariat aux réfugiés de l'ONU.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.

 

 


Trump se moque du couple Macron lors d'un déjeuner

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  • "Macron, que sa femme traite extrêmement mal,… il se remet encore du coup de poing qu'il a pris à la mâchoire"
  • Il faisait vraisemblablement référence à une vidéo virale, tournée en mai 2025 en Indonésie, montrant Brigitte Macron porter les deux mains au visage de son mari dans ce qui pouvait ressembler à un petit coup

WASHINGTON: Donald Trump s'en est pris mercredi à Emmanuel et Brigitte Macron lors d'un déjeuner, faisant suite à une série de remontrances contre les dirigeants de pays de l'Otan à qui il reproche de ne pas prendre part à la guerre contre l'Iran.

"Macron, que sa femme traite extrêmement mal,… il se remet encore du coup de poing qu'il a pris à la mâchoire", a déclaré le président américain dans une vidéo postée brièvement sur la chaîne YouTube de la Maison Blanche qui en a ensuite fermé l'accès.

Il faisait vraisemblablement référence à une vidéo virale, tournée en mai 2025 en Indonésie, montrant Brigitte Macron porter les deux mains au visage de son mari dans ce qui pouvait ressembler à un petit coup.

Ces images avaient été largement exploitées sur les réseaux sociaux par des comptes hostiles au président français. Emmanuel Macron avait démenti toute "scène de ménage" et affirmé que cette petite chamaillerie n'était qu'un "moment de complicité".

La classe politique française s'est indignée jeudi matin de cette nouvelle déclaration irrespectueuse de Donald Trump.

"Franchement, c'est pas au niveau (...) On est en train de parler de l'avenir du monde, en ce moment en Iran, ça a des conséquences sur la vie de millions de personnes, des gens meurent sur les théâtres d'opérations et on a un président (américain) qui rigole, qui se moque des autres", a réagi la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet sur franceinfo.

"Vous connaissez l'ampleur de mes désaccords avec le président de la République, mais que Donald Trump se permette de lui parler comme ça et de parler comme ça de son épouse, je trouve ça absolument inacceptable", a réagi le coordinateur de la France insoumise (gauche radicale), Manuel Bompard, sur BFMTV.

M. Trump a aussi affirmé avoir demandé au chef de l'État français un soutien militaire dans le Golfe: "J'ai dit: +Emmanuel, on aimerait bien avoir un peu d'aide dans le Golfe, même si on bat tous les records en matière d'élimination des méchants et de destruction de missiles balistiques+".

Puis, imitant son homologue avec un accent français: "+Non, non, non… on ne peut pas faire ça, Donald. On pourra le faire une fois la guerre gagnée+".