En Asie, Kamala Harris promet un «engagement pérenne» des Etats-Unis

A Singapour, la vice-présidente américaine s’est rendue à la base navale de Changi et s'est adressée aux marins américains du navire USS Tulsa en escale dans l'île d'Asie du Sud-Est. (Photo, AFP)
A Singapour, la vice-présidente américaine s’est rendue à la base navale de Changi et s'est adressée aux marins américains du navire USS Tulsa en escale dans l'île d'Asie du Sud-Est. (Photo, AFP)
A Singapour, la vice-présidente américaine s’est rendue à la base navale de Changi et s'est adressée aux marins américains du navire USS Tulsa en escale dans l'île d'Asie du Sud-Est. (Photo, AFP)
A Singapour, la vice-présidente américaine s’est rendue à la base navale de Changi et s'est adressée aux marins américains du navire USS Tulsa en escale dans l'île d'Asie du Sud-Est. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 24 août 2021

En Asie, Kamala Harris promet un «engagement pérenne» des Etats-Unis

  • Le retrait précipité de Kaboul a accentué les inquiétudes des alliés asiatiques des Etats-Unis sur la fiabilité du soutien américain
  • L'Asie du Sud-Est est un terrain de confrontation grandissant entre les USA et la Chine, Pékin revendiquant une grande partie de la mer de Chine méridionale

SINGAPOUR :  La vice-présidente américaine Kamala Harris a promis lundi un "engagement pérenne" des Etats-Unis en Asie au moment où la débâcle américaine en Afghanistan suscite des appréhensions chez ses partenaires.

"Notre administration a promis un engagement pérenne à Singapour, en Asie du Sud-Est et dans l'Indo-Pacifique", a déclaré la responsable au cours d'une visite à Singapour qui doit se poursuivre au Vietnam.

"La raison pour laquelle je suis ici est parce que les Etats-Unis sont un leader mondial, et que nous prenons ce rôle au sérieux", a souligné Kamala Harris pendant une conférence de presse.

La vice-présidente américaine a entamé dimanche un voyage en Asie du Sud-Est qui doit la mener ensuite au Vietnam.

Mais le retour au pouvoir éclair des militants islamistes et la panique des milliers d'Afghans cherchant à fuir a jeté une nouvelle ombre sur le statut de superpouvoir des Etats-Unis.

De nombreux pays d'Asie qui comptent sur l'influence ou les forces américaines pour leur sécurité attendent des signaux rassurants des Etats-Unis après le chaotique retrait américain d'Afghanistan.

Kamala Harris n'a pas répondu aux interrogations sur une baisse de la crédibilité américaine, expliquant que la priorité était d'"évacuer les citoyens américains, les Afghans qui ont travaillé avec nous et les Afghans vulnérables, notamment les femmes et les enfants".

Le Premier ministre singapourien Lee Hsien Loong a salué "les assurances" données par la vice-présidente et offert l'aide d'un appareil militaire pour les évacuations de Kaboul.

Mais il a aussi espéré que "l'Afghanistan ne deviendra pas à nouveau un épicentre du terrorisme".

L'administration du président Joe Biden cherche à rétablir les relations avec les pays de la région après la présidence mouvementée de Trump.

Elle veut rassurer sur la capacité de stabilisation de Washington dans une zone qui fait face à une attitude plus agressive de la Chine.

L'Asie du Sud-Est, qui rassemble 10 pays, est un terrain de confrontation grandissant entre les Etats-Unis et la Chine alors que Washington critique les revendications de Pékin sur la presque totalité de la mer de Chine méridionale.

Mme Harris a répété lundi l'engagement américain "à faire respecter un ordre basé sur le droit international et la liberté de navigation, notamment dans en mer de Chine".

Mais les analystes soulignent que la rapide prise du pouvoir par les talibans et le retrait précipité des forces américaines ont accentué les inquiétudes sur la fiabilité du soutien américain.

Des scènes de chaos se déroulent à l'aéroport de Kaboul où une foule d'Afghans tentent de fuir les talibans, affolés par le souvenir de leurs exactions quand ils étaient au pouvoir de 1996 à 2000.

La suite du voyage de Kamala Harris au Vietnam, théâtre d'une autre débâcle militaire historique, a été critiquée, surtout par des commentateurs de droite, pour son mauvais timing.

Mais l'administration américaine a souligné que le choix de ce pays résulte des défis géopolitiques à venir, loin du traumatisme de la chute de Saïgon en 1975.

L'évacuation précipitée d'Afghanistan a évoqué le souvenir des hélicoptères américains forcés à évacuer les dernières personnes de l'ambassade américaine par le toit devant la progression des troupes Viet Cong après la guerre du Vietnam.

Kamala Harris, dont la mère est d'origine indienne, a rencontré plusieurs dirigeants de la prospère cité-Etat singapourienne au cours de sa visite entamée dimanche.

Elle s'est entretenue avec le Premier ministre singapourien lundi et ils ont signé des accords sur la lutte contre les menaces cyber, sur la coopération face au changement climatique et à la pandémie de Covid-19.

Elle a passé en revue la garde d'honneur singapourienne et s'est vue offrir une orchidée baptisée de son nom, un honneur réservé aux dignitaires.

La vice-présidente américaine s’est rendue ensuite à la base navale de Changi et s'adresser aux marins américains du navire USS Tulsa en escale dans l'île d'Asie du Sud-Est.

Mardi elle prononcera un discours sur la vision de Washington pour la région et rencontrera des dirigeants d'entreprises pour évoquer entre autres le déficit de production de microprocesseurs qui met à mal l'industrie automobile.

Kamala Harris doit arriver à Hanoï mardi soir, première vice-présidente américaine à se rendre au Vietnam.


L'homme fort du Burkina rend hommage à l'armée sur le lieu d'une attaque djihadiste

Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, président du Burkina Faso, arrive à sa cérémonie d'investiture en tant que président de la transition, à Ouagadougou, le 2 mars 2022 (Photo, AFP).
Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, président du Burkina Faso, arrive à sa cérémonie d'investiture en tant que président de la transition, à Ouagadougou, le 2 mars 2022 (Photo, AFP).
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  • Cinq militaires ont été tués et 10 autres blessés au cours des combats
  • Il a réitéré son appel aux combattants qui le désirent à déposer les armes et dialoguer avec le pouvoir

OUAGADOUGOU: Le président de la transition au Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, s'est rendu dimanche sur le lieu d'une attaque de djihadistes présumés contre des militaires dans le nord du pays, au cours de laquelle cinq d'entre eux ont été tués.

Samedi, le détachement militaire de Bourzanga, localité de la province du Bam située dans la région du Centre-Nord, "a vigoureusement riposté à une attaque de sa base" par des "terroristes venus en très grand nombre et lourdement équipés", selon l'armée.

Cinq militaires ont été tués et 10 autres blessés au cours des combats, selon l'état-major, qui a fait également état de 35 "terroristes abattus".

L'armée burkinabè a reçu le soutien aérien de la force française Barkhane, selon les armées française et burkinabè. 

"Nous sommes venus ce matin (dimanche) après l'attaque qui a eu lieu hier pour témoigner, au nom du gouvernement et de l'ensemble du pays, la satisfaction et la reconnaissance envers l'ensemble du personnel de défense", a déclaré dimanche le lieutenant-colonel Damiba sur les lieux de l'attaque après une tournée dans l'ouest du pays, selon des images fournies par la présidence. 

"Au-delà de la victoire d'aujourd'hui, il faudra toujours garder en chacun de vous de l'engagement et de la détermination", a-t-il ajouté en s'adressant aux soldats présents, soulignant qu'il y a "une dynamique de reprise des actions violentes contre l'ensemble des forces qui séjournent dans les zones opérationnelles".

Selon lui, "ce qui s'est passé hier à Bourzanga montre que l'ennemi n'est nullement supérieur à nous. L'ennemi a certainement des ressources humaines, matérielles, des appuis, mais ils ne peuvent pas être supérieur à un pays qui se met ensemble", a-t-il dit.

Il a réitéré son appel aux combattants qui le désirent à déposer les armes et dialoguer avec le pouvoir.

Le lieutenant Assoumani Beogo, chef du détachement militaire attaqué à Bourzanga, a jugé "très réconfortant de voir le président ici pour nous encourager".

Le Burkina Faso, en particulier le Nord et l'Est, est la cible d'attaques djihadistes depuis 2015 perpétrées par des mouvements affiliés à Al-Qaïda et à l'Etat islamique qui ont fait plus de 2.000 morts et 1,8 million de déplacés.

M. Damiba, qui a renversé fin janvier le président élu Roch Marc Christian Kaboré, accusé d'être inefficace face à la violence djihadiste, a fait de la question sécuritaire sa "priorité".

Après une relative accalmie lors de sa prise de pouvoir, M. Damiba fait depuis face à une recrudescence d'attaques de djihadistes présumés qui ont fait près de 200 morts, civils et militaires.


Australie: le travailliste Anthony Albanese investi Premier ministre

Le chef du parti travailliste australien Anthony Albanese s'exprime lors d'une rencontre avec la candidate travailliste de Reid, Sally Sitou et ses partisans après avoir remporté les élections générales à la bibliothèque et au pavillon de Marrickville à Sydney, le 22 mai 2022 (Photo, AFP).
Le chef du parti travailliste australien Anthony Albanese s'exprime lors d'une rencontre avec la candidate travailliste de Reid, Sally Sitou et ses partisans après avoir remporté les élections générales à la bibliothèque et au pavillon de Marrickville à Sydney, le 22 mai 2022 (Photo, AFP).
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  • Anthony Albanese a promis de transformer l'Australie en «superpuissance» des énergies renouvelables
  • Le nouveau Premier ministre, âgé de 59 ans, a prêté serment lors d'une brève cérémonie

CANBERRA: Le travailliste Anthony Albanese a prêté serment lundi pour être le nouveau Premier ministre de l'Australie, quelques heures avant d'embarquer pour le Japon où il participera à un sommet international.

L'ex-chef de l'opposition de centre-gauche, qui affirme que Canberra est prêt à s'engager dans la lutte contre le changement climatique, participera à un sommet du Quad (Etats-Unis, Inde, Japon, Australie) mardi à Tokyo.

Le nouveau Premier ministre, âgé de 59 ans, a prêté serment lors d'une brève cérémonie.

Parmi les autres membres de son équipe qui ont pris leurs fonctions figurent la ministre des Affaires étrangères Penny Wong, qui rejoindra M. Albanese au sommet du Quad, le ministre du Budget Jim Chalmers et celle des Finances Katy Gallagher.

Anthony Albanese veut profiter de son premier déplacement officiel à l'étranger pour "faire savoir au monde qu'il y a un changement de gouvernement".

"Il y aura quelques changements dans la politique, en particulier en ce qui concerne le changement climatique et notre engagement envers le monde sur ces questions", avait-il ajouté dimanche dans son discours de victoire.

M. Albanese a aussi promis de transformer l'Australie en "superpuissance" des énergies renouvelables.

Mais il est jusqu'à présent resté sourd aux appels pour en finir avec le charbon, qui reste un des moteurs de l'économie du pays et compte de nombreux partisans chez les travaillistes.

Au cours du mandat de son prédécesseur Scott Morrison, l'Australie a connu des catastrophes aux proportions bibliques: incendies, inondations record et pandémie de Covid-19. 


Ukraine: Toutes les forces russes lancées sur le Donbass, Duda ovationné à Kiev sur l'UE

Le président polonais Andrzej Duda donne une conférence de presse à la suite de sa rencontre avec son homologue ukrainien à Kiev le 22 mai 2022 (Photo, AFP).
Le président polonais Andrzej Duda donne une conférence de presse à la suite de sa rencontre avec son homologue ukrainien à Kiev le 22 mai 2022 (Photo, AFP).
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  • Les autorités pro-russes ont promis de faire de Marioupol une station balnéaire
  • Sans surprise, la loi martiale et la mobilisation générale en Ukraine ont été prolongées

KIEV: Le président polonais Andrzej Duda a apporté dimanche à Kiev un soutien farouche à la candidature de l'Ukraine à l'Union européenne, s'opposant frontalement au scepticisme de Paris et Berlin, au moment où la Russie a lancé toutes ses forces dans la bataille du Donbass dans l'est du pays.

Premier chef d'Etat à parler devant le Parlement ukrainien depuis l'invasion russe le 24 février, le président polonais, dont le discours a été interrompu par plusieurs ovations debout, a promis qu'il ne relâcherait pas ses efforts "tant que l'Ukraine n'est pas membre de l'Union européenne". 

"Il faut respecter" les peuples qui "versent leur sang" pour appartenir à l'Europe, a-t-il ajouté, soutenant son homologue ukrainien à la veille d'un discours très attendu de Volodymyr Zelensky aux élites politiques et économiques mondiales réunies à Davos.

"L'adoption d'une décision sur le statut de candidat de l'Ukraine à l'UE au Conseil de l'Europe, le 24 juin, est d'une extrême importance, avant tout psychologique et politique", a encore déclaré M. Duda, regrettant que "des voix se soient élevées récemment en Europe pour demander que l'Ukraine accepte certaines demandes de Poutine", le maître du Kremlin.

Non au «business as usual»

"Après Boutcha, Borodianka, Marioupol, il ne peut plus y avoir de +business as usual+ avec la Russie", a-t-il lancé, faisant référence à deux localités proches de Kiev où ont été découverts des centaines de cadavres de civils après leur occupation par les Russes, et à la grande ville portuaire du sud-est écrasée sous les bombardements au prix d'au moins 20.000 morts selon l'Ukraine. 

Le président polonais visait son homologue français Emmanuel Macron, qui a proposé début mai d'intégrer Kiev dans une "Communauté politique européenne", et a appelé à éviter "l'humiliation" de la Russie dans la sortie de ce conflit. Ainsi que le chancelier allemand Olaf Scholz qui a dit jeudi son opposition à l'octroi à l'Ukraine d'un "raccourci" dans l'adhésion à l'UE.

Le ministre français délégué aux Affaires européennes, Clément Beaune, a encore défendu ces positions dimanche, soulignant que l'adhésion de l'Ukraine à l'UE prendrait "sans doute 15 ou 20 ans". En revanche, la communauté politique européenne proposée par Paris "peut offrir un projet politique et concret à des pays qui (...) veulent se rapprocher de nous", a assuré le ministre.

Exprimant l'amertume de Kiev à l'égard de ces positions, le président Volodymyr Zelensky a martelé samedi qu'il n'y avait "pas d'alternative" à la candidature de son pays à l'UE, et qu'un "compromis" serait une compromission de l'Europe avec la Russie.

Son chef de la diplomatie, Dmytro Kouleba, avait dénoncé jeudi un "traitement de seconde zone" de la part de "certaines capitales" européennes.

«Tout est concentré ici»

Sur le terrain, trois mois après le début de son invasion et après avoir échoué à prendre Kiev et Kharkiv au nord, la Russie a redéployé ses forces, qui concentrent leurs efforts sur l'est de l'Ukraine, déjà en partie aux mains de séparatistes prorusses depuis 2014 et où les combats et bombardements sont intenses.

"Toutes les forces russes sont concentrées dans les région de Lougansk et de Donetsk" dans le Donbass, a écrit dimanche Serguiï Gaïdaï, le gouverneur de la région de Lougansk, sur Telegram.

Ce sont y compris les unités qui se sont retirées de la région de Kharkiv au nord, celles qui assuraient le siège de Marioupol au sud-est, les milices des républiques séparatistes de Donetsk et Lougansk, les redoutées forces tchétchènes, et des troupes mobilisées en renfort depuis la Sibérie et l'Extrême-Orient russe, à des milliers de kilomètres de là, a-t-il énuméré. 

En matière d'armements aussi, "tout est concentré ici", a-t-il ajouté y compris les fameux complexes antiaériens et antimissiles S-300 et S-400, équivalent des Patriot américains.

A Severodonetsk, ville de la région de Lougansk encore sous contrôle de Kiev, "ils utilisent la tactique de terre brûlée, ils détruisent délibérément la ville" avec des bombardements aériens, des lance-roquettes multiples, des mortiers ou des chars qui tirent sur les immeubles, a-t-il ajouté. 

Selon un point presse de l'armée ukrainienne sur Facebook, au moins sept civils ont été tués et huit blessés dans des bombardements dans la région de Donetsk, où 45 localités ont été touchées.

"Le bilan pour la région de Lougansk est en cours de clarification", selon la même source.

L'état-major ukrainien avait déjà relevé dans son point matinal dimanche que l'armée russe continuait "ses frappes de missiles et aériennes sur tout le territoire", et en avait même "augmenté l'intensité".

Selon la présidence ukrainienne, des bombardements russes avaient visé les villes de Mykolaïv, Kharkiv et Zaporijjia dans la nuit de samedi à dimanche.

Sans surprise, la loi martiale et la mobilisation générale en Ukraine ont été prolongées dimanche de trois mois, jusqu'au 23 août.

Discours à Davos 

Le président ukrainien prépare par ailleurs son intervention en visioconférence devant le Forum économique de Davos en Suisse, qui commence lundi après deux ans d'interruption à cause du Covid-19. 

M. Zelensky sera lundi le premier chef d'Etat à faire un discours. Nombre de responsables politiques ukrainiens feront le voyage en personne. En revanche, les Russes ont été exclus.

Il devrait profiter de cette nouvelle tribune pour exhorter le monde à fournir davantage d'aides, tant financières que militaires. Le président ukrainien pourrait également renouveler la demande de Kiev pour adhérer à l'UE. 

A la veille de ce rendez-vous majeur, la Russie a assuré dimanche être prête à reprendre des pourparlers de paix avec l'Ukraine, assurant que leur suspension était due à Kiev.

"Nous sommes prêts à continuer le dialogue", a affirmé Vladimir Medinski, conseiller du Kremlin chargé des négociations avec Kiev, dans un entretien avec la télévision bélarusse.

Des contacts avaient été noués en mars au Bélarus après que les forces russes avaient échoué à prendre rapidement la capitale ukrainienne comme prévu, puis s'étaient poursuivis en Turquie, sans succès, avant que la Russie n'y coupe court en lançant sa nouvelle offensive sur le Donbass.

Paysage apocalyptique à Marioupol 

Loin des batailles diplomatiques, la ville martyre de Marioupol (sud-est), récemment conquise par les militaires russes et leurs alliés séparatistes, offrait un paysage apocalyptique avec des carcasses d'immeubles calcinés dans de nombreux quartiers.  

Trois mois de combats ont mis en fuite des centaines de milliers d'habitants et fait un nombre inconnu, mais sans doute énorme, de morts dans cette cité portuaire qui comptait plus d'un demi-million d'habitants avant la bataille. 

Des journalistes de l'AFP ont constaté l'ampleur des dégâts il y a quatre jours lors d'un voyage de presse organisé par le ministère russe de la Défense. 

On n'entend plus les incessantes canonnades des semaines précédentes, car sur le site sidérurgique d'Azovstal, les derniers soldats ukrainiens se rendent. L'armée russe n'a cependant pas permis aux médias d'approcher l'immense aciérie, devenue le symbole de la farouche résistance ukrainienne.

Les autorités pro-russes ont promis de faire de Marioupol une station balnéaire.

Un projet difficile à imaginer dans cet enchevêtrement de tôles et de débris, de barres d'immeubles éventrées par les missiles et les obus.