Cinq femmes afghanes membres d'une équipe de robotique évacuées au Mexique

Ces jeunes femmes, non identifiées pour des raisons de sécurité, ont été reçues à l'aéroport de Mexico par le ministre des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard. (AFP)
Ces jeunes femmes, non identifiées pour des raisons de sécurité, ont été reçues à l'aéroport de Mexico par le ministre des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard. (AFP)
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Publié le Mercredi 25 août 2021

Cinq femmes afghanes membres d'une équipe de robotique évacuées au Mexique

  • «La protection de nos valeurs nous a fait nous engager à ce qu'elles soient au Mexique (...) nous voulons leur dire du fond du cœur qu'elles sont chez elles»
  • Connues sous le nom de «rêveuses afghanes», ces jeunes femmes ont récemment créé un nouveau respirateur pour les patients atteints de Covid à partir de vieilles pièces de voiture

MEXICO: Le gouvernement mexicain a accueilli mardi cinq jeunes femmes afghanes membres d'une équipe internationale primée de robotique qui ont décidé de quitter l'Afghanistan après la prise de pouvoir des talibans. 


Ces jeunes femmes, non identifiées pour des raisons de sécurité, ont été reçues à l'aéroport de Mexico par le ministre des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard.


Quatre d'entre elles étaient présentes à une conférence de presse, les cheveux partiellement recouverts d'un voile et le visage protégé du covid-19 par un masque. 


"Ils ont non seulement sauvé nos vies mais aussi nos rêves que nous cherchons à réaliser (...). Notre histoire ne se terminera pas tristement à cause des talibans", a déclaré l'une des jeunes femmes par l'intermédiaire d'un traducteur, ajoutant que l'équipe féminine de robotique avait prouvé que les femmes étaient également capables de faire de la science. 


"Maintenant que les talibans ont pris le pouvoir, cela ne joue plus en notre faveur (...) Dans ce régime, nous, les femmes, avons des difficultés (...) c'est pourquoi nous sommes reconnaissantes d'être ici", a-t-elle ajouté.

Ouganda: arrivée de 51 réfugiés afghans

Un groupe de 51 réfugiés afghans sont arrivés mercredi à bord d'un vol privé à l'aéroport d'Entebba pour être accueillis temporairement en Ouganda "à la demande des Etats-Unis", a indiqué le ministère ougandais des Affaires étrangères. 


Cet accueil, a souligné le ministère, se fait à la demande des Etats-Unis d'accueillir temporairement des ressortissants afghans "à risque" et d'autres personnes en transit vers les États-Unis et d'autres destinations dans le monde. 


L'ambassade des États-Unis à Kampala a remercié l'Ouganda pour sa "générosité et son hospitalité envers ces communautés". "Le gouvernement de l'Ouganda et le peuple ougandais ont une longue tradition d'accueil des réfugiés et d'autres communautés dans le besoin", a affirmé l'ambassade sur Twitter.


L'Ouganda accueille une des plus grandes populations de réfugiés au monde - près de 1,5 million selon les Nations unies -, principalement en provenance du Soudan du Sud et de la République démocratique du Congo voisins. 


La plupart vivent dans de vastes camps de réfugiés dans le nord du pays, mais 81 000 réfugiés vivent dans la capitale, Kampala. 

Le ministère des Affaires étrangères a indiqué qu'elles pourront accéder à un visa humanitaire pour une durée maximale de 180 jours avec droit de renouvellement, après quoi elles pourront choisir un autre statut. 


Le partenaire de l'une d'elles a également été accueilli au Mexique.


"La protection de nos valeurs nous a fait nous engager à ce qu'elles soient au Mexique (...) nous voulons leur dire du fond du cœur qu'elles sont chez elles", a déclaré le ministre mexicain des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard. 


Connues sous le nom de "rêveuses afghanes", ces jeunes femmes ont remporté un prix international de robotique et ont récemment créé un nouveau respirateur pour les patients atteints de Covid à partir de vieilles pièces de voiture.


Cette équipe afghane de robotique est composée d'une vingtaine de femmes, pour la plupart encore adolescentes. 


Depuis que les talibans ont pris le contrôle de l'Afghanistan, beaucoup craignent un retour à la brutalité du régime des années 1990, marqué par l'exclusion des filles des écoles, le confinement des femmes chez elles, l'interdiction de la musique et des divertissements mais aussi les lapidations et exécutions publiques.


L'ONU a averti mardi que les droits des femmes afghanes sont une "ligne rouge" que les talibans ne doivent pas franchir.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.