L'Arabie saoudite élargit la représentation des femmes sur les lieux de travail

Ces dernières années, l'Arabie saoudite a mis en œuvre une série de mesures conçues pour développer l'inclusion économique des femmes. (General Electric)
Ces dernières années, l'Arabie saoudite a mis en œuvre une série de mesures conçues pour développer l'inclusion économique des femmes. (General Electric)
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Publié le Jeudi 26 août 2021

L'Arabie saoudite élargit la représentation des femmes sur les lieux de travail

  • Selon l’Unesco, 59% des étudiants inscrits en informatique en Arabie saoudite sont des femmes, contre 14% et 16% respectivement aux États-Unis et au Royaume-Uni
  • Al-Safadi a été nommée présidente de la Saudi Electronic University en 2020, devenant ainsi la première femme présidente d'une université mixte saoudienne

DJEDDAH: De plus en plus d'employées travaillent dans des entreprises et font partie des conseils d'administration en Arabie saoudite, l'égalité des sexes étant un objectif clé d'une campagne régionale visant à améliorer les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Bien que des progrès tangibles aient été accomplis ces dernières années, des améliorations sont encore possibles pour consolider ces changements en une transformation durable et globale.

«L'Arabie saoudite reconnaît qu'elle dispose d'un vaste vivier de talents inexploité. Beaucoup de travail est effectué pour tirer parti de cet atout, car l'autonomisation des femmes est un objectif de la Vision 2030», a déclaré Lilac Ahmad al-Safadi, présidente de la Saudi Electronic University (SEU) à Oxford Business Group (OBG).

Ces dernières années, le pays a mis en œuvre une série de mesures conçues pour développer l'inclusion économique des femmes, allant de l'autorisation de conduire, à des changements dans le droit du travail et de la famille.

Les modifications ont aidé à obtenir des résultats tangibles: plus de 51 000 femmes saoudiennes ont rejoint le marché du travail en 2020, alors que le Royaume vise à fournir des emplois à environ un million de femmes d'ici 2030.

Le rapport de la Banque mondiale a attribué à l'Arabie saoudite 80 points sur 100, légèrement en dessous des Émirats arabes unis et à égalité avec le Chili.

Outre le fait d'accroître leur participation sur le lieu de travail, les nouvelles mesures visent à stimuler l'esprit d'entreprise chez les femmes.

«Les microentreprises sont un segment de l'économie souvent négligé, bien qu'elles génèrent un impact social extrêmement positif, en particulier en ce qui concerne l'autonomisation économique des femmes», a déclaré à OBG Ibrahim al-Rashid, PDG de la Social Development Bank du Royaume. «Cependant, l'Arabie saoudite accorde de plus en plus d'attention à ce segment.»

Le nombre de femmes entrepreneures dans le Royaume aurait augmenté de 50% en 2019, tandis qu'un rapport de 2020/2021 du Global Entrepreneurship Monitor a révélé que les taux les plus élevés d'intentions entrepreneuriales chez les femmes ont été signalés dans la région MENA, les femmes entrepreneures saoudiennes étant en tête de file de cette tendance.

En ce qui concerne le vivier de talents, de plus en plus de jeunes femmes saoudiennes choisissent d'étudier les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STEM), et 38% des Saoudiens diplômés en STEM sont des femmes.

Dans certains domaines, ce taux est plus élevé. Selon l’Unesco, 59% des étudiants inscrits en informatique en Arabie saoudite sont des femmes, contre 14% et 16% respectivement aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Al-Safadi a été nommée présidente de la Saudi Electronic University en 2020, devenant ainsi la première femme présidente d'une université mixte saoudienne. Ce mois-ci, cette université a lancé WEmpower, un accélérateur de recherche pour les femmes, visant à donner aux femmes universitaires la chance de profiter de l’enseignement d'experts en recherche.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com