Explosion de Beyrouth: mandat d'amener contre le Premier ministre démissionnaire

Une photo fournie par l'agence photo libanaise Dalati et Nohra le 10 novembre 2020 montre le Premier ministre par intérim du Liban, Hassan Diab, s'adressant à des journalistes au palais présidentiel de Beyrouth. (Fichier/AFP)
Une photo fournie par l'agence photo libanaise Dalati et Nohra le 10 novembre 2020 montre le Premier ministre par intérim du Liban, Hassan Diab, s'adressant à des journalistes au palais présidentiel de Beyrouth. (Fichier/AFP)
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Publié le Vendredi 27 août 2021

Explosion de Beyrouth: mandat d'amener contre le Premier ministre démissionnaire

  • Début juillet, M. Diab a été inculpé ainsi que trois anciens ministres
  • Pour le prochain interrogatoire fixé au 20 septembre, le juge Tarek Bitar a ainsi chargé les forces de sécurité d'interpeller Hassan Diab, selon la même source

BEYROUTH: Le juge chargé de l'enquête sur l'explosion dévastatrice l'an passé au port de Beyrouth a émis un mandat d'amener à l'encontre de l'ancien Premier ministre, Hassan Diab, après son refus de se présenter jeudi à un interrogatoire, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.

Début juillet, M. Diab a été inculpé ainsi que trois anciens ministres. Pour le prochain interrogatoire fixé au 20 septembre, le juge Tarek Bitar a ainsi chargé les forces de sécurité d'interpeller Hassan Diab, selon la même source.

L'explosion le 4 août 2020 de plusieurs centaines de tonnes de nitrate d'ammonium, stockées depuis des années au port - "sans mesure de précaution" de l'aveu même du gouvernement - a fait 214 morts et plus de 6 500 blessés, dévastant des quartiers entiers de la capitale. 

En juillet, le juge Bitar avait demandé au Parlement la levée de l'immunité de trois députés qui ont occupé des postes de ministres, "en vue d'intenter des poursuites pour potentielle intention d'homicide" et "négligence et manquements".

Le Parlement a refusé jusqu’ici de lever l'immunité des parlementaires concernés, tandis que le ministre de l'Intérieur n'a pas autorisé M. Bitar à interroger le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim.

La classe dirigeante est accusée de tout faire pour torpiller l'enquête et éviter des inculpations.

La décision jeudi du juge Bitar - qui fait l'objet d'accusations de "politisation" de l'enquête notamment par le puissant parti chiite pro-Iran Hezbollah -, intervient au lendemain d'une lettre envoyée par la direction du Conseil des ministres arguant "d'obstacles constitutionnels" pour justifier la décision de M. Diab de ne pas assister à la séance d'interrogatoire.   

Après avoir catégoriquement rejeté une enquête internationale, les autorités libanaises ont dessaisi de ses fonctions le premier juge chargé de l'affaire, Fadi Sawan, après l'inculpation de hauts responsables.  

Hassan Diab avait démissionné quelques jours après l'explosion, mais continue depuis d'assumer ses fonctions de Premier ministre chargé de la gestion des affaires courantes, faute de la formation d'un nouveau gouvernement dans ce pays en plein marasme politique et économique. 

 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.