Une famille de voyageurs saoudienne se donne pour mission de changer la perception du Royaume

La famille a produit et distribué 700 cartes postales montrant les paysages locaux et les principaux sites touristiques du pays. (Fournie)
La famille a produit et distribué 700 cartes postales montrant les paysages locaux et les principaux sites touristiques du pays. (Fournie)
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Publié le Jeudi 26 août 2021

Une famille de voyageurs saoudienne se donne pour mission de changer la perception du Royaume

  • Bandar al-Rifaï, sa femme et leur fille créent des cartes postales uniques qui dévoilent les sites les plus connus du Royaume
  • Le produit final peut être consulté sur le compte Instagram de la famille, Traveler Crews

DJEDDAH: Alors que le secteur touristique de l’Arabie saoudite vise à attirer 100 millions de visiteurs par an, un Saoudien, sa femme et leur fille tentent de renforcer l’attrait touristique du pays au niveau local et international.

Les membres de cette famille ont toujours été fascinés par le tourisme dans leur propre pays et ont lancé, en 2019, une initiative pour changer sa perception. Ils créent des cartes postales uniques qui montrent les sites les plus connus du Royaume et sur lesquelles apparaît le slogan: «L’Arabie saoudite n’est pas seulement constituée de sable et de désert.»

«Nous sommes une famille extrêmement aventureuse qui veut faire découvrir au monde à quoi ressemble l’Arabie saoudite sur une carte postale simple, traditionnelle, mais efficace», affirme Bandar Al-Rifaï, 45 ans, qui travaille dans la gestion des incidents et des changements. «Les cartes postales présentent des photos que nous avons prises en visitant toutes les régions de notre pays bien-aimé, car nous voulons changer les stéréotypes sur l’Arabie saoudite», poursuit M. Al-Rifaï.

Ce projet de cartes postales est une affaire de famille puisque M. Al-Rifaï se fait aider par sa femme Shoaa, architecte d’intérieur indépendante âgée de 39 ans, et leur fille Farrah, 7 ans. Afin de documenter leur aventure, chaque membre de la famille joue un rôle spécifique. M. Al-Rifaï dirige le projet, tandis que Shoaa est la copilote, la cuisinière et la conceptrice. Farrah est celle qui pose pour les photos, s’occupe de l’appareil photo et du drone, et qui lit les brochures sur les différentes régions qu’ils visitent.

Le produit final peut être consulté sur le compte Instagram de la famille, Traveler Crews. Leur idée d’explorer la beauté de leur pays leur est venue, lorsqu’un ami les a félicités pour les photos de leurs voyages à travers le monde, tout en leur demandant ce qu’ils partageaient sur l’Arabie saoudite. Cela a interrogé Bandar al-Rifaï, qui s’est rendu compte qu’il ne savait rien de son propre pays. Il a donc réfléchi à lancer une mission touristique profitant au Royaume.

«Je travaille dans une entreprise internationale, et un collègue expatrié a qualifié l’Arabie saoudite de “bac à sable”», raconte M. Al-Rifaï. «Cela m’a donné le pouvoir de changer cette image, ne serait-ce qu’à travers de petites choses, comme des photos ou des vidéos. Puis, nous avons eu l’idée des cartes postales.»

Pour M. Al-Rifaï, les cartes postales «permettent de sortir du lot. À la fin des années 1800 et au début des années 1900, tout le monde envoyait des cartes postales. Elles constituent non seulement un moyen facile de communiquer, mais il est également amusant de les collecter».

Pour mettre en lumière la beauté de l’Arabie saoudite, Bandar al-Rifaï et sa famille, originaires de Djeddah, et qui habitent actuellement à Riyad, ont pour objectif de découvrir tous les monuments connus du pays. Notamment l’ancienne ville de Mada'in Saleh, les îles Farasan, Al-Soudah, le grand canyon d’Al-Shaq, le village de Rijal Almaa, la grotte d’Umm Jarsan, Wadi al-Disah, ou encore la montagne volcanique de Jabal al-Qadr.

«Beaucoup de personnes ne savent pas qu’il existe des volcans en Arabie saoudite», explique-t-il. «Il y a plus de 2 000 volcans endormis, dont trois sont semi-actifs». Au début de l’année, de la fin du mois de janvier à la mi-mars, la famille a réalisé le voyage qu’elle a préféré jusqu’ici. Le sud-ouest et le nord-ouest de l’Arabie saoudite. L’occasion pour eux de produire et de distribuer 700 cartes postales montrant les paysages locaux et les principaux sites touristiques du pays qu’ils ont visités pendant leur voyage. «Nous avons reçu de nombreuses demandes pour accueillir les personnes qui ont reçu nos cartes postales», raconte M. Al-Rifaï. «En venant en Arabie saoudite, ils demandent comment visiter les lieux qu’ils ont découvert sur nos cartes.» 

Bandar al-Rifaï a été commissaire au ePrix de Diriyah 2021 pour la troisième fois. «J’espère l’être au Grand Prix d’Arabie saoudite qui aura lieu en décembre», ajoute-t-il.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un tanker touché par un projectile non-identifié dans la région du détroit d'Ormuz

Un tanker a été atteint lundi par un projectile non-identifié au large d'Oman, dans la région du détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence maritime britannique UKMTO. (AFP)
Un tanker a été atteint lundi par un projectile non-identifié au large d'Oman, dans la région du détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence maritime britannique UKMTO. (AFP)
  • L'attaque a eu lieu à 8 milles nautiques à l'est de Limah, dans le sultanat d'Oman
  • Le site américain Axios a rapporté lundi soir que l'Iran avait "tiré au moins deux missiles sur des navires commerciaux", citant deux responsables américains. Selon l'un de ces responsables, un deuxième bateau a été touché

LONDRES: Un tanker a été atteint lundi par un projectile non-identifié au large d'Oman, dans la région du détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence maritime britannique UKMTO.

"Un tanker a indiqué avoir été touché par un projectile inconnu sur le côté bâbord, provoquant un incendie, alors qu'il naviguait vers le sud", a écrit l'UKMTO dans un communiqué, ajoutant que l'incident n'avait pas fait de blessé ni causé de dommage à l'environnement.

L'attaque a eu lieu à 8 milles nautiques à l'est de Limah, dans le sultanat d'Oman.

Le site américain Axios a rapporté lundi soir que l'Iran avait "tiré au moins deux missiles sur des navires commerciaux", citant deux responsables américains. Selon l'un de ces responsables, un deuxième bateau a été touché et présente des dégâts importants.

L'AFP n'a pas été en mesure de confirmer ces informations de manière indépendante.

Les navires marchands ont été fortement affectés par le conflit au Moyen-Orient depuis le 1er mars, lorsque l'Iran a fermé ce passage vital en représailles à des frappes américaines et israéliennes, les Etats-Unis imposant pour leur part un blocus des ports iraniens.

Le trafic maritime a repris après la signature d'un protocole d'accord entre Washington et Téhéran le 17 juin pour mettre fin au conflit. Mais l'Iran répète, en dépit de l'opposition des Etats-Unis, qu'il n'y aura pas de retour à la situation d'avant-guerre, quand le passage du détroit était gratuit, et menace les navires tentés de contourner le seul itinéraire qu'il a autorisé, le long de ses côtes.

Fin juin, accusant Téhéran d'avoir ciblé deux navires, les Etats-Unis avaient bombardé le pays en retour, et l'Iran avait ciblé en représailles ses voisins du Golfe, Koweït et Bahreïn. Iran et Etats-Unis s'étaient ensuite mis d'accord sur une pause des hostilités.

Le détroit d'Ormuz constitue la principale voie maritime connectant les riches pays pétroliers du Moyen-Orient au reste du monde, en particulier aux marchés asiatiques.

En 2024, environ 20 millions de barils de brut y circulaient quotidiennement, l'équivalent de près de 20% de la consommation mondiale de pétrole liquide, selon l'Agence américaine de l'Energie (EIA).


Iran: marée humaine dans la ville sainte de Qom pour les adieux à Khamenei

Une marée humaine est descendue mardi dans les rues de la ville sainte de Qom, au sud de Téhéran, au quatrième jour d'obsèques en Iran du défunt guide suprême Ali Khamenei qui ont mobilisé comme jamais la veille à Téhéran. (AFP)
Une marée humaine est descendue mardi dans les rues de la ville sainte de Qom, au sud de Téhéran, au quatrième jour d'obsèques en Iran du défunt guide suprême Ali Khamenei qui ont mobilisé comme jamais la veille à Téhéran. (AFP)
  • Des millions d'Iraniens ont envahi les rues pour un dernier adieu à Khamenei, élevé en martyr, dans un événement comparable aux funérailles en 1989 de son prédécesseur, l'ayatollah Khomeini, fondateur de la République islamique
  • Le cortège funèbre doit gagner mardi dans la journée l'Irak voisin, qui compte une importante communauté chiite

TEHERAN: Une marée humaine est descendue mardi dans les rues de la ville sainte de Qom, au sud de Téhéran, au quatrième jour d'obsèques en Iran du défunt guide suprême Ali Khamenei qui ont mobilisé comme jamais la veille à Téhéran.

La dépouille du dirigeant, tué le 28 février au premier jour de frappes israélo-américaines sur l'Iran, est exposée mardi à la mosquée Jamkaran de Qom, ville sainte qui abrite les séminaires les plus influents de l'islam chiite et plusieurs sanctuaires.

Des images aériennes diffusées par la télévision d'Etat ont montré les rues de cette ville d'environ 1,5 million d'habitants noires de monde.

Durant la prière, dirigée par l'ayatollah Abdollah Javadi-Amoli, 93 ans, figure influente du chiisme conservateur, une foule nombreuse a scandé en chœur "A mort l'Amérique!", slogan régulièrement entendu dans les rassemblements officiels de la République islamique.

Sur d'autres images des fidèles, dont des religieux portant le turban, se recueillent sur le cercueil de l'ayatollah Khamenei, et ceux de ses proches tués avec lui dont une petite-fille, âgée de 14 mois d'après les autorités.

La veille à Téhéran, la troisième journée d'hommage national a donné lieu à une démonstration de force et d'unité, six mois après des manifestations monstres et sanglantes contre le pouvoir et la vie chère.

Des millions d'Iraniens ont envahi les rues pour un dernier adieu à Khamenei, élevé en martyr, dans un événement comparable aux funérailles en 1989 de son prédécesseur, l'ayatollah Khomeini, fondateur de la République islamique.

Le cortège funèbre doit gagner mardi dans la journée l'Irak voisin, qui compte une importante communauté chiite.

L'inhumation de celui qui a présidé aux destinées du pays pendant plus de trois décennies, jusqu'à sa mort à 86 ans, aura lieu jeudi dans la ville sainte de Machhad (nord-est de l'Iran), dont Khamenei était originaire.

 


Législatives en Algérie: abstention record, le FLN en tête

L'abstention a atteint un niveau record lors des législatives du 2 juillet en Algérie, où le taux de participation s'est établi à 21,24%, le plus bas de l'histoire du pays, selon des résultats officiels annoncés lundi. (AFP)
L'abstention a atteint un niveau record lors des législatives du 2 juillet en Algérie, où le taux de participation s'est établi à 21,24%, le plus bas de l'histoire du pays, selon des résultats officiels annoncés lundi. (AFP)
  • L'abstention était l'un des enjeux majeurs de ce scrutin. Le vote avait été prolongé d'une heure jeudi dans tout le pays afin de "permettre aux électeurs d'exercer leur droit de vote", selon l'Anie
  • Cette faible participation illustre la difficulté des autorités et des partis en lice à mobiliser l'électorat

ALGER: L'abstention a atteint un niveau record lors des législatives du 2 juillet en Algérie, où le taux de participation s'est établi à 21,24%, le plus bas de l'histoire du pays, selon des résultats officiels annoncés lundi.

Le Front de libération nationale (FLN), parti historique de l'indépendance et formation proche du pouvoir, a remporté 90 sièges et arrive en tête du scrutin, a précisé Karim Khelfane, président par intérim de l'Autorité nationale indépendante des élections (Anie), lors d'une conférence de presse.

L'abstention était l'un des enjeux majeurs de ce scrutin. Le vote avait été prolongé d'une heure jeudi dans tout le pays afin de "permettre aux électeurs d'exercer leur droit de vote", selon l'Anie.

Cette faible participation illustre la difficulté des autorités et des partis en lice à mobiliser l'électorat.

"L'abstention n'est pas une spécificité algérienne", a commenté M. Khelfane, en comparant la situation à celle des "vieilles démocraties" d'Europe, d'Amérique et d'Asie et en se félicitant d'élections "transparentes".

Le scrutin avait été précédé par une campagne terne, qui s'est tenue en pleine Coupe du monde de football et par de grandes chaleurs.

Les dernières législatives, en 2021, déjà remportées par le FLN, avaient été marquées par un taux de participation de 23%.

Elles s'étaient tenues dans le sillage du Hirak, mouvement de contestation populaire inédit né en février 2019. Il avait conduit deux mois plus tard à la démission du président Abdelaziz Bouteflika et porté des revendications de changement politique, de lutte contre la corruption et de réforme des institutions.

Mais progressivement, une interdiction des rassemblements, que les autorités ont justifiée par l'épidémie de Covid-19, et l'incarcération des figures de proue du Hirak ont étouffé la contestation à partir de mars 2020.

L'actuel président Abdelmadjid Tebboune avait été élu en décembre 2019, puis reconduit en 2024.

Des ONG de défense des droits humains dénoncent la reprise par les autorités du contrôle de l'espace public depuis l'élan du Hirak. Le pays reste confronté à de fortes attentes sociales et économiques, particulièrement chez les jeunes.