TV5 Monde lance son rempart francophone à Netflix

Une personne passe devant le logo de TV5 Monde, le 14 décembre 2005 à l'Espace pierre Cardin à Paris, quelques instants avant la présentation des nouvelles grilles et des nouveaux programmes de TV5 Monde. (Franck FIFE / AFP)
Une personne passe devant le logo de TV5 Monde, le 14 décembre 2005 à l'Espace pierre Cardin à Paris, quelques instants avant la présentation des nouvelles grilles et des nouveaux programmes de TV5 Monde. (Franck FIFE / AFP)
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Publié le Mercredi 09 septembre 2020

TV5 Monde lance son rempart francophone à Netflix

  • « On ne se positionne pas comme un concurrent aux plateformes américaines, on n'en a pas la prétention, ni les moyens, mais comme une alternative en français »
  • Le projet d'une plateforme francophone numérique mondiale, évoqué par Emmanuel Macron (…) a été « poussé » par le Canada qui a expérimenté « la force et la puissance de Netflix sur son territoire avant l'Europe »

PARIS : Séries suisses ou africaines, films canadiens ou français, mais aussi documentaires, concerts, podcasts... La chaîne internationale francophone TV5 Monde lance mercredi sa plateforme mondiale - et gratuite - de vidéos à la demande, sa réponse « en français » aux géants américains comme Netflix.

Fruit de deux ans de travail, TV5MondePlus entend proposer d'ici à un an 5.000 heures de programmes francophones sous-titrés en cinq langues: en anglais, espagnol, arabe, allemand... et en français, pour ceux qui souhaiteraient parfaire leur pratique de la langue de Molière. 

A la différence d'une plateforme SVOD, TV5MondePlus sera gratuite et pourra diffuser de la publicité. Il suffira de s'inscrire pour accéder aux contenus.

« On ne se positionne pas comme un concurrent aux plateformes américaines, on n'en a pas la prétention, ni les moyens, mais comme une alternative en français », a précisé à l'AFP le directeur général de TV5 Monde, Yves Bigot.

« C'est la souveraineté francophone planétaire qui est en jeu, c'est le français dans l'univers numérique comme dans l'univers de la télévision », a insisté M. Bigot, également président de la fondation des Alliances françaises.

Parmi les 3.000 heures de contenus déjà disponibles - et traduites dans « 80% des cas », la crise sanitaire ayant entraîné des retards - figurent moult programmes ou émissions déjà diffusés par les chaînes « partenaires » de TV5 Monde (France Télévisions, Radio-Canada, Télé-Québec, TV5 Québec Canada, RTS, RTBF) ou son réseau. 

Ainsi, les usagers pourront (re)découvrir l'intégralité de la série québécoise « Unité 9 » qui, comme la création de Netflix « Orange is the New Black », se déroule dans l'univers carcéral féminin, ou de la série suisse et belge « Quartier des Banques », saga familiale sur fond de thriller financier.

« Poussé » par le Canada

Mais la plateforme a aussi vocation à accueillir des exclusivités, à l'instar de la série politique africaine « Wara », coproduite à Saint-Louis du Sénégal et qui sera diffusée "beaucoup plus tard sur nos chaînes traditionnelles", selon M. Bigot. 

Outre les séries et le cinéma, TV5MondePlus, « généraliste », proposera « des magazines, des talk shows, du reportage » et des programmes de partenaires tels le Musée de l'Homme, le Collège de France ou le Centre culturel canadien à Paris.

Elle sera accessible à l'adresse tv5mondeplus.com partout dans le monde sauf, pour l'heure, en Chine où des négociations sont en cours, et pas avant le second semestre 2021 aux Etats-Unis et aux Pays-Bas, en raison de questions contractuelles.

Par son ambition mondiale et sa gratuité, TV5 Monde Plus entend se distinguer du service de vidéos par abonnement (payant) Salto que s'apprêtent à lancer France Télé, TF1 et M6 cet automne.

Le projet d'une plateforme francophone numérique mondiale, évoqué par Emmanuel Macron lors du sommet de la francophonie à Erevan (Arménie) en octobre 2018, a été « poussé » par le Canada qui a expérimenté « la force et la puissance de Netflix sur son territoire avant l'Europe », a souligné M. Bigot. 

« Chez eux, Netflix fait 60% de parts de marché en prime time et consomme 40% de la bande passante. Evidemment ils ont été les premiers à nous solliciter et nous soutenir », a-t-il relaté.

Le gouvernement canadien a ainsi investi « 14 millions de dollars canadiens sur 5 ans », selon M. Bigot qui ne peut chiffrer le coût global de la plateforme, en partie financée par les « 108 millions » d'euros de budget annuel de TV5 Monde.

Créée en 1984, la chaîne est détenue à 49% par France Télévisions. France Médias Monde en possède 12,64%, RTBF et SSR en détiennent chacun 11,11%, Radio-Canada 6,67%, Télé Québec 4,44%, Arte France 3,29% et l'INA 1,74%.


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.