Le Koweït veut transformer son «cimetière de pneus» en une nouvelle ville

Selon cheikh Abdallah Al-Sabah (en photo), directeur général de l'Autorité publique de l'environnement, un mécanisme est déjà en place pour recycler tous les pneus et éviter la création d'une autre décharge. (Photo, AFP)
Selon cheikh Abdallah Al-Sabah (en photo), directeur général de l'Autorité publique de l'environnement, un mécanisme est déjà en place pour recycler tous les pneus et éviter la création d'une autre décharge. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 29 août 2021

Le Koweït veut transformer son «cimetière de pneus» en une nouvelle ville

  • Les pneus seront découpés ou transformés pour le marché local ou pour exportation, selon le responsable
  • Au cours des derniers mois, des camions transportant les pneus ont effectué plus de 44 000 voyages depuis la décharge jusqu'à la région d'Al-Salmi

KOWEÏT: Le Koweït a le projet d'établir une nouvelle ville sur le site d'une ancienne décharge qui contenait des millions de pneus, amenés à être recyclés. 

C'est dans cette décharge de deux millions de mètres carrés, située à 35 km à l'ouest de la ville de Koweït, que les pneus usagés allaient finir leurs jours dans ce pays du Golfe riche en pétrole. 

Avant qu'elle ne soit totalement vidée cette année, elle comptait plus de 40 millions de pneus, et était qualifiée par les autorités de plus grand "cimetière de pneus" du monde.

Après 17 ans d'existence et trois incendies d'envergure entre 2012 et 2020, les autorités avaient décidé de fermer le site.

"Nous sortons d'une phase difficile qui a été caractérisée par un grand risque environnemental", a déclaré dimanche le ministre du Pétrole Mohammed Al-Fares, s'exprimant sur le site de l'ancienne décharge, à 35 km à l'ouest de la ville de Koweït.

"Aujourd'hui, le site est propre. Tous les pneus ont été retirés afin que le projet de la ville de Saad Al-Abdallah puisse être lancé", a-t-il continué, en référence au nom d'un ancien émir du Koweït.

Au cours des derniers mois, des camions transportant les pneus ont effectué plus de 44 000 voyages depuis la décharge jusqu'à la région d'Al-Salmi (ouest), près d'une zone industrielle où les pneus seront temporairement stockés, selon M. Fares.

Les pneus seront découpés ou transformés pour le marché local ou pour exportation, selon le responsable.

"La manière dont ils sont stockés répond aux normes internationales", a-t-il assuré.

Selon cheikh Abdallah Al-Sabah, directeur général de l'Autorité publique de l'environnement, un mécanisme est déjà en place pour recycler tous les pneus et éviter la création d'une autre décharge.

"Il y a déjà une usine qui les transforme, et nous espérons trouver d'autres fabricants qui contribueront à mettre fin au problème des pneus", a-t-il déclaré.


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

Short Url
  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
Short Url
  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

Short Url
  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.