Macron fait la rentrée à Marseille et dévoile son plan d'urgence

Emmanuel Macron annoncera notamment que l'Etat participera largement au vaste plan de rénovation, lancé par la municipalité, de plus de 200 des 472 écoles de la ville. (AFP)
Emmanuel Macron annoncera notamment que l'Etat participera largement au vaste plan de rénovation, lancé par la municipalité, de plus de 200 des 472 écoles de la ville. (AFP)
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Publié le Jeudi 02 septembre 2021

Macron fait la rentrée à Marseille et dévoile son plan d'urgence

  • Au deuxième jour de sa visite dans la cité phocéenne, le chef de l'Etat va retourner dans les quartiers nord, les plus populaires de la ville
  • Il sera accueilli à 09H30 dans une classe de CM2 de l'école Bouge, dans le XIIIe arrondissement, le jour de la rentrée scolaire avec le ministre de l'Education et le maire

MARSEILLE: Après avoir plongé dans les problèmes d'insécurité des cités du nord de la ville, Emmanuel Macron poursuit jeudi sa visite à Marseille en assistant à la rentrée dans une école avant de détailler un plan d'urgence pour la ville.


Au deuxième jour de sa visite dans la cité phocéenne, le chef de l'Etat va retourner dans les quartiers nord, les plus populaires de la ville.


Il sera accueilli à 09H30 dans une classe de CM2 de l'école Bouge, dans le XIIIe arrondissement, le jour de la rentrée scolaire avec le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer et le maire socialiste Benoît Payan.


Il fera le point sur le protocole sanitaire mis en place pour cette deuxième rentrée affectée par la pandémie du Covid-19.


Plus spécifiquement, il s'entretiendra aussi avec les enseignants et des parents d'élèves sur la nécessité de rénover cette petite école de quartier, dont certains équipements, comme le gymnase, sont très dégradés, comme dans de nombreuses écoles de la ville.


Cette visite de terrain sera suivie par la présentation, dans l'après-midi au palais du Pharo, du plan "Marseille en grand" qui comprendra une série de mesures et de projets, "co-produits avec les collectivités", selon l'Elysée, pour un montant qui n'a pas été dévoilé mais devrait dépasser le milliard d'euros.


Emmanuel Macron annoncera notamment que l'Etat participera largement au vaste plan de rénovation, lancé par la municipalité, de plus de 200 des 472 écoles de la ville.


Préfabriqués parfois installés depuis des années ou, dans certains établissements, rats dans les salles de classe, toit qui s'effondre ou punaises de lit dans les dortoirs: "Les écoles sont indignes de la République", résume M. Payan, qui évalue à 1,2 milliard d'euros les besoins de financement de la première tranche.


L'éducation est l'un des trois priorités de ce vaste plan, présenté comme "historique", pour permettre à la deuxième cité de France - près de 900 000 habitants pour la ville et de 1,6 million pour l'agglomération - de tenter de rattraper son retard.


Les deux autres sont les transports collectifs dans une ville qui ne compte que deux lignes de métro et la réhabilitation des logements insalubres près de trois ans après le drame de l'effondrement d'immeubles dans la rue d'Aubagne. Il devrait annoncer un programme pour l'hôpital de la Timone.

«En campagne»
"Beaucoup de choses qu'on va lancer n'auront pas de résultats tout de suite, je suis lucide. (...) On va faire le maximum mais je ne peux pas vous dire qu'on réussira", a-t-il déclaré mercredi.

Le scepticisme est partagé par des habitants et des élus locaux, qui rappellent que de nombreux plans ont été annoncés depuis des décennies pour Marseille, sans que la situation ne s'améliore nettement.


"Bien sûr que cela suscite de l'espoir. Après il ne faut pas que ce soit un one-shot", a réagi le maire après la de Marseille concédant que "tout ne sera pas fait en six mois, pas en un an".


"On va vous voir aujourd’hui et après on va plus vous revoir, c’est pour cela qu’on vous demande de faire quelque chose pour les cités de Marseille", a lancé Bilal, un éboueur de 32 ans dans la cité populaire de Bassens.


"Il est nécessaire que nous ayons des résultats" pour que "nos habitants voient véritablement qu'il y a une différence", a reconnu de son côté la présidente LR de la métropole, Martine Vassal.


Mais Jean-Luc Mélenchon (LFI), présent comme député à une réunion avec les élus locaux, a dénoncé "le pèlerinage des promesses" du président, qui "est en campagne électorale", en pariant que "pas un euro de ces promesses ne sera dépensé avant l’élection".


A huit mois de la présidentielle, ce déplacement est largement commenté sur la scène politique nationale, l'opposition de droite concentrant ses critiques sur le bilan sécuritaire d'Emmanuel Macron à Marseille, et au delà au niveau national, tandis que la gauche demande que l'Etat mette plus de moyens dans les services sociaux.


Après un dîner jeudi avec le chef du gouvernement italien Mario Draghi, Emmanuel Macron consacrera la journée de vendredi à l'environnement, avec une sortie en mer dans le Parc national des Calanques et l'ouverture du Congrès mondial de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui se tient à Marseille jusqu'au 11 septembre.


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.

 


La France "ne fait pas la guerre" au Moyen-Orient, assure le président Macron

Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président Emmanuel Macron affirme que la France ne participe pas à la guerre au Moyen-Orient et n’a pas l’intention de s’y engager militairement
  • Paris renforce toutefois sa présence militaire pour protéger ses ressortissants, ses alliés et sécuriser les voies maritimes, tout en cherchant à jouer un rôle de médiateur entre Israël, les États-Unis et le Liban

PARIS: "On n'est pas au combat": le président français Emmanuel Macron a assuré jeudi soir sur Instagram que la France ne faisait "pas la guerre" au Moyen-Orient et qu'elle n'allait pas s'y "engager".

"Je comprends très bien et j'entends votre inquiétude mais je voulais être très clair", a-t-il dit en réponse à une internaute qui s'inquiétait des répercussions de l'offensive israélo-américaine en Iran.

"La France ne fait pas partie de cette guerre. Nous on n'est pas au combat et on ne va pas s’engager dans cette guerre", a déclaré le chef de l'Etat.

"La France ne fait pas la guerre dans cette région. Elle protège les Françaises et les Français, les alliés et elle est aux côtés du Liban", a-t-il ajouté.

La France, ex-puissance mandataire au Liban, garde un attachement fort avec ce pays, où elle dispose encore de leviers d'action et ambitionne de continuer à jouer un rôle. Le Liban constitue de fait un de ses derniers relais d'influence historiques dans la région.

Le pays a envoyé des renforts militaires au Proche et Moyen-Orient - dont le porte-avions Charles de Gaulle - pour protéger ses ressortissants, ses alliés touchés en représailles par l'Iran, les aider "à intercepter les drones, les missiles", a expliqué Emmanuel Macron.

"De manière tout à fait pacifique on est en train de se mobiliser pour essayer de sécuriser le trafic maritime", a-t-il poursuivi.

Le président a annoncé mardi qu'il cherchait à bâtir une coalition afin de sécuriser les "voies maritimes essentielles à l'économie mondiale" dans la région.

"On essaiera d'être les plus raisonnables et les plus pacifiques possible parce que c’est le rôle de la France", a-t-il ajouté.

Comme lors de la dernière campagne de frappes israéliennes visant à détruire les capacités du Hezbollah en 2024, Emmanuel Macron tente de nouveau de faire office de médiateur entre Israël, les Etats-Unis et le Liban.

Après des échanges mercredi avec Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, puis de nouveau jeudi avec les principaux acteurs libanais, il a annoncé vouloir "établir un plan en vue de mettre un terme aux opérations militaires" du Hezbollah et Israël.