Lancement de l’Académie diplomatique d’été: un tremplin pour les diplomates de demain

Un rendez-vous qui s’étalera sur une semaine, sous l’impulsion de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. (Photo, AFP)
Un rendez-vous qui s’étalera sur une semaine, sous l’impulsion de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 02 septembre 2021

Lancement de l’Académie diplomatique d’été: un tremplin pour les diplomates de demain

  • L’objectif affiché est de faire découvrir la mission et les métiers de la diplomatie aux jeunes étudiants pour susciter des vocations
  • Par souci d’égalité des chances et de diversité, 150 candidatures ont été sélectionnées sur un total de 700, après étude des dossiers

RABAT: Le Quai d’Orsay a lancé le 30 août la première promotion de l’Académie diplomatique, qui s’adresse aux étudiants et lycéens. Un rendez-vous qui s’étalera sur une semaine, sous l’impulsion de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. L’objectif affiché est de faire découvrir la mission et les métiers de la diplomatie aux jeunes étudiants. Les échanges se déroulent actuellement au Quai D’Orsay, aux Archives diplomatiques à La Courneuve, ainsi qu’en visioconférence. 

Selon le Quai d’Orsay, par souci d’égalité des chances et de diversité, 150 candidatures ont été sélectionnées sur un total de 700, après étude des dossiers. Parmi les personnes choisies, deux tiers de femmes, deux tiers d’étudiants, un tiers de lycéens, et 15% des participants originaires du département de la Seine-Saint-Denis. Enfin, sept lycéens étrangers ont également été retenus.

Les sessions d’échanges et de discussions animées par des agents du ministère, ainsi que des intervenants «extérieurs» portent notamment sur la «communication diplomatique», «les voies d’accès aux concours et aux emplois», «la sensibilisation à la gestion de crise», ou encore «la diplomatie d’influence et les enjeux globaux».

Par la suite, le ministère entend mettre en place un réseau d’«Alumni», qui pourra profiter d’offres de stages, concours, coaching, etc.

Pour le ministère, cette initiative a notamment pour mission de «susciter des vocations et d’enrichir le vivier de futurs diplomates représentatifs de notre société». 

Dans son allocution prononcée le 30 août, Jean-Yves Le Drian a estimé que l’Académie contribuera à «continuer à défendre – dans un XXIᶱ siècle plein de défis, d’inconnues, mais aussi d’opportunités – les intérêts de notre pays et les valeurs que notre République est fière de porter».


Retraites: 3e round dans la rue pour la réforme, déjà sur le ring de l'Assemblée

Sur cette photo prise le 31 janvier 2023, des manifestants défilent lors d'une deuxième journée de grèves et de manifestations nationales contre le projet de réforme des retraites du gouvernement, à Nantes (Photo, AFP).
Sur cette photo prise le 31 janvier 2023, des manifestants défilent lors d'une deuxième journée de grèves et de manifestations nationales contre le projet de réforme des retraites du gouvernement, à Nantes (Photo, AFP).
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  • Les huit principaux syndicats français (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires, FSU) entendent bien continuer à mettre la pression à l'exécutif
  • Avec plus de 200 rassemblements prévus dans le pays, une source sécuritaire évoque une fourchette de 900 000 à 1,1 million de manifestants, dont 70 000 maximum à Paris

PARIS: Classes fermées, trains annulés et nombreux défilés: les syndicats espèrent une troisième mobilisation massive mardi contre la réforme des retraites, pour maintenir la pression sur les députés qui viennent d'ouvrir les hostilités dans l'hémicycle.

Unis contre le report de l'âge légal à 64 ans, les huit principaux syndicats français (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires, FSU) entendent bien continuer à mettre la pression à l'exécutif, après deux journées réussies à plus d'un million de manifestants - selon les autorités.

"Vous ne pouvez pas être député et ne pas regarder combien de personnes manifestent dans votre circonscription!", a lancé le leader de la CFDT, Laurent Berger dans la Croix, mardi.

La bataille des retraites a en effet débuté depuis lundi à l'Assemblée dans une ambiance houleuse. Préludes à des débats électriques, la motion de rejet déposée par la gauche a été rejetée en début de soirée avant que la demande de référendum du RN pour contester la réforme ne soit elle aussi repoussée par l'Assemblée.

Au deuxième jour de l'examen du texte, les députés auront l'œil sur les mobilisations qui pourraient cependant marquer le pas, comme dans le secteur clé des transports où les grèves auront un peu moins d'impact sur le trafic. La circulation des trains et des métros restera quand même "fortement perturbée" à la SNCF et à la RATP.

La promesse d'une nouvelle journée de "galère" pour Walid Dabour, habitant des Yvelines qui "bouge tout le temps pour aller sur des chantiers différents". Pour les autres, la solution, sans transports, rimera avec "télétravail".

Moins de grévistes attendus aussi chez les enseignants, début des vacances d'hiver oblige. La FSU n'a d'ailleurs pas avancé de chiffres pour les écoles primaires cette fois-ci. Des actions dans des lycées et des universités ne sont pas exclues, comme à Rennes-2 où les étudiants ont voté le blocage lundi.

Avec plus de 200 rassemblements prévus dans le pays, une source sécuritaire évoque une fourchette de 900 000 à 1,1 million de manifestants, dont 70 000 maximum à Paris.

Pour encadrer les foules, 11 000 policiers et gendarmes seront mobilisés, dont 4 000 dans la capitale, où plus de 1 000 "gilets jaunes" et 400 "radicaux" sont attendus.

«Un problème démocratique»

Les syndicats savent qu'il leur sera difficile de dépasser le record du 31 janvier - 1,27 million selon la police. Aussi le N.1 de la CFDT se projette vers la prochaine journée de samedi: "nous voulons en faire une fête du travail, avec des cortèges pacifiques et festifs".

"Jusque-là les manifestations le mardi je ne pouvais pas à cause du travail, mais le samedi j'irai", illustre André Sivanos qui réside dans le Val d'Oise.

Mais la suite reste incertaine. "Si on n'est pas entendus, je pense que le climat va largement se dégrader", prédit le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, redoutant "un problème démocratique" si les députés "votent des lois qui sont contraires à ce que veut le peuple".

Ses troupes se tiennent prêtes à hausser le ton dès la semaine prochaine, notamment dans l'énergie. "S'il faut aller vers un blocage plus large, on ira sans doute", prévient la patron de la CGT-Energie, Fabrice Coudour.

Pas de quoi faire reculer un gouvernement déterminé à tenir la promesse de campagne d'Emmanuel Macron. "C'est la réforme ou la faillite", affirme le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal.

"L'immobilisme n'est pas permis", insiste son collègue, Olivier Dussopt. Fragilisé par des soupçons de "favoritisme" dans l'attribution d'un marché public lorsqu'il était maire d'Annonay (Ardèche), le ministre du Travail s'est dit "ouvert aux améliorations" sur le fond du texte.

Après les concessions accordées sur les petites pensions, puis les carrières longues, il a évoqué un "bilan d'étape" au Parlement, avant la présidentielle de 2027. Une nouvelle main tendue à la droite, dont les voix seront cruciales pour éviter à l'exécutif de recourir à l'arme du 49.3.

Les chances que tous ces sujets soient abordés sont cependant minimes: plus de 20 000 amendements ont été déposés, essentiellement par la gauche, rendant improbable un vote avant la date-butoir du 17 février.


Arabie saoudite-France, des échanges riches, fondés sur la confiance

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  • «J’ai été honorée d’avoir été reçue par SAR le prince héritier, Mohammed ben Salmane.»
  • «J’ai été reçue par SAR Abdelaziz ben Salmane, ministre de l’Énergie. Nous avons signé ensemble un accord relatif à la coopération énergétique.»

PARIS: À la suite de sa visite en Arabie saoudite, les 1er et 2 février 2023, Mme Catherine Colonna, ministre française de l’Europe et des Affaires étrangères, fait le point pour Arab News en français sur l’évolution des liens qui unissent les deux pays, sur une scène régionale et internationale soumise à de fortes tensions.
 

Quelles sont vos impressions à la suite de votre visite en Arabie saoudite et de vos réunions avec les responsables saoudiens? Qu’en est-il ressorti?

C’était la première fois que je me rendais dans le Royaume en tant que ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et j’ai été honorée d’avoir été reçue par SAR le prince héritier, Mohammed ben Salmane. Nous avons eu des échanges riches, fondés sur la remarquable relation de confiance qui existe entre nos deux pays. 

J’ai été aussi longuement reçue par SAR Abdelaziz ben Salmane, ministre de l’Énergie. Nous avons signé ensemble un accord relatif à la coopération énergétique. Je me suis enfin entretenue avec mon homologue, SA le prince Faisal ben Farhane, ainsi qu’avec le ministre d’État, Adel al-Joubeir.

J’ai eu l’occasion de constater une grande convergence de vues avec tous mes interlocuteurs. Il y a constat fondamental qui est clair, et partagé: les troubles dans la région s’intensifient, et ils s’intensifient pour une large part sous l’impulsion de l’Iran, qui est dans une dynamique d’escalade, dans tous les domaines: le nucléaire bien sûr, mais aussi les missiles et leur prolifération vers des acteurs non étatiques, ou encore le soutien au terrorisme. L’Iran est engagé dans une large entreprise de déstabilisation de ses voisins. Nous assistons aussi à la prolifération de drones, vers les mêmes acteurs non étatiques, et aussi maintenant vers la Russie où ils sont utilisés pour mener des opérations constitutives de crimes de guerre, en Europe. 

«J’ai réaffirmé avec force le soutien de la France à l’Arabie saoudite, que nous considérons comme une alliée et comme une puissance de stabilisation régionale.»

Face à cette menace croissante, j’ai réaffirmé avec force le soutien de la France à l’Arabie saoudite, que nous considérons comme une alliée et comme une puissance de stabilisation régionale. La France est résolument engagée pour contribuer à la sécurité et la stabilité de cette partie du monde. Ce ne sont pas que des mots: à l’occasion de mon déplacement, j’ai visité la base navale des Forces françaises aux Émirats arabes unis, qui abrite à Abu Dhabi plusieurs centaines de militaires français dans le cadre notamment de l’opération Emasoh. Nos militaires sont engagés notamment dans la surveillance du trafic maritime. Ils venaient d’opérer la saisine quelques jours plus tôt de dizaines de tonnes d’armements à destination des Houthis au Yémen. C’est un exemple parmi d’autres de notre action. Face à la menace, nous agissons, et nous continuerons à agir.

Par ailleurs, nous avons bien évidemment, dans le cadre du dialogue qui nous unit, évoqué la guerre d’agression russe en Ukraine et ses conséquences néfastes à l’échelle mondiale, en termes sécuritaires mais également énergétiques, économiques, alimentaires. Nous devons œuvrer conjointement à rétablir de la stabilité partout où les équilibres ont été rompus. 

«Le Conseil de coopération du Golfe est une instance importante de coordination et de concertation, qui prouve que nos amis du Golfe sont capables de s’unir quand il en est besoin.»

J’ajoute que j’ai aussi eu l’opportunité de faire la connaissance du nouveau Secrétaire général du Conseil de coopération des États arabes du Golfe avec lequel nous partageons les mêmes objectifs de sécurité et de prospérité pour la région. Le Conseil de coopération du Golfe est une instance importante de coordination et de concertation, qui prouve que nos amis du Golfe sont capables de s’unir quand il en est besoin. Nous intensifierons à l’avenir le dialogue entre la France et le Conseil. 

Vous me permettrez de mettre en avant également l’extraordinaire dynamisme de notre coopération culturelle avec l’Arabie saoudite. La France est devenue le principal partenaire du Royaume dans ce domaine, dont l’illustration la plus éclatante est le développement du site extraordinaire d’AlUla, avec l’Agence française Afalula. L’archéologie est un pilier ancien et connu de notre coopération, mais il n’est pas le seul: nous avançons pour élargir le partenariat aux musées, à la recherche, aux secteurs de la mode, du design, du cinéma. La Villa Hégra, projet qui avance rapidement, a vocation à devenir un grand centre culturel à l’échelle régionale, et constitue un autre exemple de cette coopération florissante, une coopération résolument tournée vers l’avenir.

«Vous me permettrez de mettre en avant également l’extraordinaire dynamisme de notre coopération culturelle avec l’Arabie saoudite. La France est devenue le principal partenaire du Royaume dans ce domaine, dont l’illustration la plus éclatante est le développement du site extraordinaire d’AlUla, avec l’Agence française Afalula.»

Nous poursuivrons activement ces échanges en vue de pouvoir mettre en place rapidement un partenariat stratégique, voulu par nos deux pays pour inscrire dans un cadre ambitieux tous les projets à venir. 

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Le ministre de l’Énergie, Abdelaziz ben Salmane, et Mme Colonna lors de la signature de l'accord relatif à la coopération énergétique. 

 

Lors d’un entretien téléphonique avec votre homologue saoudien, le prince Faisal ben Farhane, en juin dernier, vous avez conjointement souhaité l’élargissement de la coopération dans les domaines de la sécurité et de la stabilité régionales. Quelles ont été les mesures ou initiatives entreprises en ce sens? 

Comme je l’ai mentionné, l’Arabie Saoudite a un rôle majeur à jouer en faveur de la sécurité et de la stabilité de la région, en tant que plus grand pays du Golfe. 

«L’Arabie Saoudite a un rôle majeur à jouer en faveur de la sécurité et de la stabilité de la région, en tant que plus grand pays du Golfe.»

Nous travaillons ensemble, à développer notre coopération bilatérale dans les domaines politiques et sécuritaires, notamment à travers une concertation renforcée afin de répondre aux crises qui traversent le monde, en particulier le Moyen-Orient. Tout d’abord, comme je l’ai dit, il y a une escalade menée par l’Iran, pays qui conduit des activités déstabilisatrices à travers la région. Nous sommes déterminés à y faire face ensemble.

Mais il y a plusieurs autres points de tensions qui augmentent les risques d’affrontement et d’instabilité dans la région: la montée des violences en Israël et dans les territoires palestiniens, la vacance du pouvoir persistante au Liban, l’instabilité et la volatilité de la situation au Yémen en l’absence de solution politique durable, ou encore la Syrie, qui reste un point majeur d’instabilité et donc de vigilance.

Dans ce contexte troublé, mon message a été clair: la France est fidèle à son engagement aux côtés de ses partenaires du Golfe et en faveur de leur sécurité, la France est un partenaire historique et de confiance. Nous avons prouvé au cours des années que le Golfe peut compter sur notre soutien.

«La France est fidèle à son engagement aux côtés de ses partenaires du Golfe et en faveur de leur sécurité, la France est un partenaire historique et de confiance. Nous avons prouvé au cours des années que le Golfe peut compter sur notre soutien.» 

Afin de réduire les tensions, le dialogue est une voie qui fonctionne. La France ne ménage aucun effort pour favoriser le dialogue. C’est tout le sens de la Conférence de Bagdad 2 qui s’est tenue en décembre dernier, format de concertation inédit entre États de la région. Le potentiel de coopération entre les pays de la région est énorme. Il faut le matérialiser, le faire advenir. Il faut injecter de la coopération dans cette région troublée, au bénéfice de tous, et en premier lieu, au bénéfice des peuples de la région. Nous sommes en train de travailler à une troisième conférence en format de Bagdad, si possible cette année. Cela a fait partie des sujets de discussion avec mes hôtes en Arabie et aux Émirats. 

 

Le visage de la société saoudienne a profondément changé depuis le lancement de la Vision 2030. Que pensez-vous des changements progressifs qui ont lieu dans le Royaume? 

L’Arabie saoudite a engagé depuis cinq ans un vaste et ambitieux programme de réformes et de modernisation dans les secteurs économique, sociétal et culturel, dans le cadre de la Vision 2030 portée par le prince héritier, Mohammed ben Salmane. Dans cette nouvelle perspective, la France entend prendre toute sa place et souhaite accompagner sa mise en œuvre dans ses projets de transformation. 

Je dois dire que la Vision 2030 est loin de n’être qu’une vision: j’ai été frappée par les changements profonds à l’œuvre en Arabie saoudite. En quelques années, Riyad a littéralement été transformée, et montre aujourd’hui au monde un visage résolument tourné vers l’avenir et ouvert à la coopération. Nous soutenons évidemment cette évolution, et sommes disponibles pour continuer à l’accompagner.

«J’ai été frappée par les changements profonds à l’œuvre en Arabie saoudite. En quelques années, Riyad a littéralement été transformée, et montre aujourd’hui au monde un visage résolument tourné vers l’avenir et ouvert à la coopération. Nous soutenons évidemment cette évolution, et sommes disponibles pour continuer à l’accompagner.»
 

L’Arabie saoudite et la France entretiennent une relation que nous pouvons qualifier d’«historique» et qui remonte à 1926. Comment décrivez-vous la relation actuelle entre Paris et Riyad? 

Les relations entre nos deux pays sont en effet solides et anciennes. L’ouverture d’un poste consulaire français à Djeddah date de 1839, il s’agissait de la première mission diplomatique française dans la péninsule arabique. La France a par la suite été le premier Etat à reconnaître la souveraineté du roi Abdelaziz dès le mois de mars 1926. C’est sur cette confiance et cette amitié historique que prospère aujourd’hui une relation dynamique et plus que jamais tournée vers l’avenir.

Les relations bilatérales franco-saoudiennes sont en plein essor. Dans la continuité de la visite en France du prince héritier le 28 juillet 2022, les deux chefs d'État sont convenus de renforcer la coopération entre l'Arabie saoudite et la France dans tous les domaines. SAR le prince héritier et le président de la République Emmanuel Macron se sont rencontrés à Djeddah, à Paris,, et récemment lors des sommets du G20 à Bali et de l’Apec à Bangkok. Ma visite à Riyad le 1er et 2 février, comme celles de mes collègues du gouvernement, Bruno Le Maire, à la fin de janvier, et Olivier Becht en décembre 2022, s’inscrivent pleinement dans ce cadre. 

Nous avons pris l’engagement de nous revoir prochainement, et nous comptons continuer à nourrir activement cette excellente dynamique.


Ile-de-France: perturbations notables dans les transports mardi et mercredi

La France se prépare à d'importants blocages dans les transports, avec des grèves et des manifestations de masse qui devraient toucher le pays pour la deuxième fois en un mois, en opposition à une réforme prévue pour augmenter l'âge de la retraite. La plupart des services de métro et de trains de banlieue de Paris seront sévèrement limités, a déclaré la RATP, l'opérateur de transport de la capitale. (Photo, AFP)
La France se prépare à d'importants blocages dans les transports, avec des grèves et des manifestations de masse qui devraient toucher le pays pour la deuxième fois en un mois, en opposition à une réforme prévue pour augmenter l'âge de la retraite. La plupart des services de métro et de trains de banlieue de Paris seront sévèrement limités, a déclaré la RATP, l'opérateur de transport de la capitale. (Photo, AFP)
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  • Tous les syndicats des transports appellent à faire grève mardi, pour la troisième journée de mobilisation contre le projet de réforme des retraites
  • Mercredi, seuls la CGT Cheminots et SUD Rail appellent à poursuivre le mouvement à la SNCF

PARIS : La circulation des métros, RER et trains de banlieue sera "très perturbée" mardi en Ile-de-France, et elle sera encore "perturbée" mercredi sur les lignes franciliennes exploitées par la SNCF, selon les dernières prévisions.

Tous les syndicats des transports appellent à faire grève mardi, pour la troisième journée de mobilisation contre le projet de réforme des retraites. Mercredi, seuls la CGT Cheminots et SUD Rail appellent à poursuivre le mouvement à la SNCF.

Les prévisions sont détaillées sur le site me-deplacer.iledefrance-mobilites.fr. On observe globalement une nette amélioration par rapport aux deux journées de mobilisation précédentes, les 19 et 31 janvier.

Métro mardi

Aucune ligne de métro ne devrait être entièrement fermée mardi, contrairement aux grèves précédentes.

Les lignes 8 et 13 ne seront ouvertes qu'à des heures de pointe élargies --de 06H30 à 09H30 et de 16H30 à 19H30-- sur une partie de leur parcours, avec 1 rame sur 3.

Les lignes 3, 10 et 11 fonctionneront également à des heures de pointe élargies --très variables--, mais sur toute leur longueur, avec 1 rame sur 2 ou 1 rame sur 3.

Les lignes 2, 5, 6, 7, 7bis, 9 et 12 fonctionneront toute la journée de 05H30 ou 06H00 à 20H00, 21H00 ou 22H00, avec 1 rame sur 3 dans le pire des cas, 2 sur 5 au mieux.

La ligne 4, partiellement automatisée, roulera toute la journée, avec 1 rame sur 2.

Les lignes 1 et 14, automatisées, ainsi que la ligne 3bis, fonctionneront normalement.

Sur toutes ces lignes, un certain nombre de stations resteront fermées, comme Alésia, Barbara, Hôtel de Ville, Opéra, Réaumur-Sébastopol ou République.

RER, trains, trams et bus mardi

On comptera 3 trains sur 5 en moyenne sur le RER A, et 1 sur 2 sur les branches de Cergy et Poissy exploitées par la SNCF.

Sur le RER B, la RATP table sur 1 train sur 2 au sud et la SNCF sur 1 sur 3 aux heures de pointe et 1 train sur 2 aux heures creuses au nord, l'interconnexion n'étant pas assurée entre les deux à Gare du Nord.

Mardi, la SNCF prévoit 3 trains sur 3 sur la ligne U, 1 train sur 3 en moyenne sur les lignes C, H, J, K, L et N, 2 trains sur 5 sur les lignes E et P, 1 train sur 5 sur la R et seulement 1 train sur 6 sur le RER D qui sera en partie fermé.

La situation devrait être bien meilleure pour les autobus RATP, avec 8 passages sur 10 à Paris et en petite couronne. Toutes les lignes doivent fonctionner.

Côté tramways, RATP et SNCF prévoient un trafic normal sur toutes les lignes.

RER et trains mercredi

Pour mercredi, seule la SNCF est affectée, avec un trafic normal annoncé sur les lignes A, B et K, 3 trains sur 4 sur les lignes P et U, 2 trains sur 3 sur les lignes E, H, J et L, 1 train sur 2 sur les lignes C et N, et 2 trains sur 5 sur le RER D, avec une coupure entre Gare de Lyon et Châtelet-les-Halles.

Enfin, la ligne R, avec 1 train sur 5 en moyenne, ne roulera pas entre Melun et Montereau.

Grandes lignes

Du côté des grandes lignes, la SNCF a annulé mardi 55% de ses TGV, 78% de ses Intercités et 68% de ses TER, selon des données ouvertes du groupe public analysées par l'AFP.

Les circulations "devraient connaître des perturbations" mercredi, mais SNCF Voyageurs ne donnera ses prévisions que mardi vers 17H00, selon un porte-parole.