Des experts de l’ONU exhortent l’Iran à suspendre l’exécution imminente d’un prisonnier kurde

Les experts des droits de l’homme de l’ONU ont exhorté les autorités iraniennes à suspendre immédiatement l’exécution imminente du prisonnier irano-kurde Haidar Ghorbani. (Photo, Shutterstock)
Les experts des droits de l’homme de l’ONU ont exhorté les autorités iraniennes à suspendre immédiatement l’exécution imminente du prisonnier irano-kurde Haidar Ghorbani. (Photo, Shutterstock)
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Publié le Vendredi 03 septembre 2021

Des experts de l’ONU exhortent l’Iran à suspendre l’exécution imminente d’un prisonnier kurde

  • Haidar Ghorbani a été reconnu coupable de rébellion armée bien qu’il ne possède pas d’armes
  • «De nombreuses garanties fondamentales pour un procès équitable et une procédure régulière semblent avoir été violées»

LONDRES: Les experts des droits de l’homme de l’ONU ont exhorté les autorités iraniennes à suspendre immédiatement l’exécution imminente d’un prisonnier irano-kurde qui, selon eux, a fait l’objet d’une disparition forcée et de tortures avant le procès.

«Les autorités iraniennes doivent immédiatement suspendre l’exécution de Haidar Ghorbani, annuler sa condamnation à mort et lui accorder un nouveau procès conformément à leurs obligations internationales», ont déclaré les experts, dont le rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en Iran et le rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités, dans un communiqué publié vendredi.

Arrêté en octobre 2016, M. Ghorbani, 48 ans, est accusé d’avoir joué un rôle dans le meurtre de trois hommes affiliés au Bassidj, la branche paramilitaire nationale du corps des Gardiens de la révolution islamique.

M. Ghorbani a été reconnu coupable de baghi (rébellion armée contre l’État) bien que le tribunal ait affirmé qu’il ne possédait pas d’armes.

Il a été «victime d’une disparition forcée, sa famille n’ayant reçu aucune information sur son sort et son lieu de détention». Il aurait été «détenu à l’isolement et soumis à des actes de torture et à de mauvais traitements», selon les experts de l’ONU.

«Nous sommes profondément préoccupés par la possibilité que les aveux de M. Ghorbani aient été obtenus par la torture et les mauvais traitements», ajoutent-ils, s’inquiétant du fait qu’il n’ait pas été autorisé à consulter un avocat pendant l’enquête.

«Dans le cas de Haidar Ghorbani, de nombreuses garanties fondamentales pour un procès équitable et une procédure régulière, consacrées par le droit international relatif aux droits de l’homme, semblent avoir été violées», soulignent-ils.

«Les allégations de torture et d’aveux extorqués sous la contrainte sont extrêmement préoccupantes, tout comme le fait qu’elles n’aient donné lieu à aucune enquête et ne semblent pas avoir été prises en compte par la Cour pendant le procès.»

Les diverses minorités ethniques et linguistiques d’Iran sont régulièrement victimes de violations des droits de l’homme, notamment d’exécutions et de torture.

Dans de nombreux cas dénoncés par les groupes de défense des droits de l’homme et l’ONU, des personnes sont forcées à faire des aveux sous la torture; ceux-là sont ensuite utilisés contre elles lors du procès.

Dans plusieurs cas, ces aveux forcés sont utilisés comme preuve afin d’administrer la peine de mort.

D’après le Minority Rights Group (MRG), les kurdes représentent environ 10% de la population d’Iran, mais sont confrontés à une multitude d’obstacles juridiques, structurels et économiques dans ce pays à majorité persane.

Il est interdit d’enseigner la langue kurde dans les écoles depuis 2014, et «les niveaux de confiscation de biens et de négligence gouvernementale sont élevés dans la région kurde du nord-ouest de l’Iran», a précisé le MRG.

Ils «souffrent également de mauvaises conditions de logement et de vie en raison de la réinstallation forcée» et de «l’expropriation de terres rurales pour des plantations agricoles à grande échelle et des usines pétrochimiques qui polluent l’environnement».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre iranien des Affaires étrangères appelle son homologue saoudien avant les pourparlers nucléaires avec les États-Unis

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
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  • Ils ont discuté de l’importance de résoudre les différends par le dialogue et la diplomatie
  • Des puissances régionales ont œuvré en faveur de ces pourparlers, prévus vendredi à Oman, entre Téhéran et Washington

​​​​​​LONDRES : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araghchi, à la veille de discussions nucléaires cruciales entre Téhéran et Washington.

Selon l’Agence de presse saoudienne, les deux responsables ont souligné l’importance de régler les différends par le dialogue et la diplomatie, ainsi que les efforts visant à préserver la sécurité et la stabilité de la région.

Des puissances régionales ont encouragé la tenue de ces pourparlers, programmés vendredi à Oman, entre l’Iran et les États-Unis, dans le but de parvenir à un accord sur le programme nucléaire de Téhéran et d’éviter une nouvelle escalade dans la région.

Dans un message confirmant ces discussions, publié mercredi sur la plateforme X, Abbas Araghchi a écrit :
« Les négociations nucléaires avec les États-Unis doivent se tenir à Mascate vendredi vers 10 heures. Je remercie nos frères omanais pour avoir pris toutes les dispositions nécessaires. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
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  • Lors d’une réunion, Merz et le prince héritier ont examiné les relations saoudo-allemandes, les domaines de coopération et les perspectives de leur développement

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Une cérémonie d’accueil a été organisée en l’honneur de Merz, avant la tenue d’une session officielle de discussions entre les deux dirigeants.

Au cours de la rencontre, Merz et le prince héritier ont passé en revue les différents aspects des relations entre l’Arabie saoudite et l’Allemagne, les domaines de coopération bilatérale ainsi que les opportunités de leur développement dans plusieurs secteurs.

Ils ont également examiné les derniers développements régionaux et internationaux, ainsi que les efforts déployés à cet égard.

Friedrich Merz est arrivé plus tôt mercredi à Riyad dans le cadre d’une visite officielle en Arabie saoudite, accompagné d’une délégation de haut niveau.

Il a été accueilli à l’aéroport international du roi Khaled par le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, vice-gouverneur de la région de Riyad, en présence de hauts responsables saoudiens, de diplomates et de représentants des deux gouvernements, dont le ministre saoudien des Finances, Mohammed Al-Jadaan.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Turquie déterminée à porter ses relations avec l'Arabie saoudite à un niveau supérieur, déclare Erdogan au prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une session d'entretiens au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi
  • Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile

RIYAD: Le président turc Tayyip Erdogan a rencontré mardi à Riyad le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed bin Salman et lui a dit que la Turquie était déterminée à porter ses relations à un niveau plus élevé dans des domaines tels que les énergies renouvelables et l'industrie de la défense, a indiqué le bureau de M. Erdogan.

M. Erdogan a également dit au prince héritier saoudien que le soutien de la Turquie à la stabilité en Syrie se poursuivrait et que la Turquie travaillerait en coopération avec l'Arabie saoudite pour reconstruire la Syrie, a déclaré la présidence turque dans un communiqué.
 

M. Erdogan et la délégation qui l'accompagne ont quitté Riyad mercredi et ont été accueillis à l'aéroport international King Khalid par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz.

Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile. Elle condamne également les violations israéliennes du territoire syrien et exige le retrait immédiat d'Israël de tous les territoires syriens occupés.

La déclaration appelle également au rétablissement de la paix et de la stabilité au Soudan, dans les territoires palestiniens et au Yémen.

Elle condamne les agressions israéliennes à Gaza et appelle à un cessez-le-feu et à la fin de l'occupation israélienne.

La Turquie a salué les efforts déployés par l'Arabie saoudite pour résoudre la crise yéménite, ainsi que l'organisation par le Royaume d'un dialogue inclusif à Riyad, réunissant toutes les factions du sud du Yémen.

Les deux pays ont insisté sur la nécessité de lutter contre tout soutien à des entités internes au Yémen qui visent à porter atteinte à sa sécurité et à sa stabilité.

L'Arabie saoudite et la Turquie ont également insisté sur la nécessité de lancer un processus politique dirigé par le Soudan à travers un gouvernement civil, selon le communiqué.

Plus tôt dans la journée de mardi, le prince héritier a reçu M. Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, où les deux dirigeants se sont entretenus.

Le dirigeant turc a été accueilli par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, et d'autres hauts responsables saoudiens à son arrivée à l'aéroport international King Khalid.

(avec Reuters)