Inondations au Soudan: On n’est jamais si bien servi que par soi-même

D'autres souffrances semblent être en réserve; la saison des pluies devra durer jusqu'à la fin octobre (Photo, AFP).
D'autres souffrances semblent être en réserve; la saison des pluies devra durer jusqu'à la fin octobre (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 10 septembre 2020

Inondations au Soudan: On n’est jamais si bien servi que par soi-même

  • Les moments de crise créent généralement un environnement propice aux obsédés par les théories du complot
  • Cette catastrophe, qui dépasse en son ampleur celles de 1946 et 1988, n’est pas le fruit d’un complot mais la résultante de pluies diluviennes qui se sont abattues sur le plateau éthiopien

Les moments de crise créent généralement un environnement propice aux obsédés par les théories du complot, et les réseaux sociaux deviennent désormais le champ d’émergence et de circulation de masse de ces théories. 
Même en temps de catastrophes naturelles, certains « complotistes » trouvent le moyen de piocher ce terrain fertile. C’est ce qui s’est passé quant aux inondations qui ont lieu au Soudan. Une multitude de théories allant de l’accusation de l’Ethiopie et son « Barrage sur le Nil », jusqu’à accuser des membres de l’ancien régime soudanais qui auraient soi-disant provoqué la catastrophe par leur manipulation du stockage et du niveau de l’eau du Nil, et en passant bien entendu par l’accusation de l’Egypte d’avoir fermé les barrières de son propre barrage pour empêcher l’évacuation de l’excès d’eau. 
Le ministre soudanais de l’irrigation et des ressources hydriques Yasser Abbas a fait face à ces théories et aux rumeurs lors d’une conférence de presse au cours de laquelle il a affirmé que cette catastrophe, qui dépasse en son ampleur celles de 1946 et 1988, n’est pas le fruit d’un complot mais la résultante de pluies diluviennes qui se sont abattues sur le plateau éthiopien. Le ministre a indiqué que si les travaux du barrage éthiopien sur le Nil étaient achevés, il aurait été possible de recueillir l’excès d’eau dans les lacs artificiels du barrage, une éventualité qui a le potentiel de prévenir des inondations une fois ce projet éthiopien mené à bout.   

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«Le traître» Samir Geagea

Une photo montre un nœud coulant avec le portrait du président exécutif des Forces libanaises Samir Geagea accroché par des manifestants libanais au centre-ville de Beyrouth le 8 août 2020, (Photo, AFP)
Une photo montre un nœud coulant avec le portrait du président exécutif des Forces libanaises Samir Geagea accroché par des manifestants libanais au centre-ville de Beyrouth le 8 août 2020, (Photo, AFP)
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  • Lancer ces épithètes vise, la plupart du temps, un segment de la société qui dépasse l'individu dont on espère qu'il sera politiquement anéanti, voire physiquement liquidé si possible
  • Il cible souvent un groupe de personnes qui partagent une opinion largement répandue et vise à les terroriser ou à les faire chanter, et les cibler pourrait viser à ouvrir la voie à une campagne qui laisse les prisons pleines d'innocents

"Espionner." « Agent étranger ». "Traitre." "Conspirateur." "Criminel." « Cinquième colonne... » Ce sont quelques-unes des briques du bâtiment qui est construit, à maintes reprises, par des régimes et des partis fermés. L'une de ces épithètes s'applique à tous ceux qui ne pensent pas comme eux ou ne partagent pas leur opinion, et généralement, tous le font.


Lancer ces épithètes vise, la plupart du temps, un segment de la société qui dépasse l'individu dont on espère qu'il sera politiquement anéanti, voire physiquement liquidé si possible. Il cible souvent un groupe de personnes qui partagent une opinion largement répandue et vise à les terroriser ou à les faire chanter, et les cibler pourrait viser à ouvrir la voie à une campagne qui laisse les prisons pleines d'innocents et pourrait laisser de nombreuses têtes rouler sur son chemin.

Détourner l'attention d'un problème réellement urgent, rallier un groupe particulier autour de la faction qui lance et se tient derrière la campagne, solidifier une situation politique précaire qui risque de s'effondrer, ou entraver l'émergence potentielle d'une opposition démocratique... Autant de questions deviennent des besoins urgents.

 

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


PLF 2022 : Nadia Fettah Alaoui présente ses arguments devant le Parlement

(Photo, Le Matin)
(Photo, Le Matin)
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  • La ministre de l’Economie et des Finances défend un projet de loi de finances à caractère social qui répond aux attentes des citoyens et tente de restaurer le dynamisme de l’économie
  • Elle salue également la mobilisation de l’exécutif pour amender le projet dans des délais courts

Après son dépôt au bureau de la Chambre des représentants suite à son adoption en Conseil de gouvernement, le projet de loi de Finances (PLF) 2022 a été présenté aux parlementaires ce lundi 25 octobre par Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’Economie et des Finances. L’occasion pour la responsable d’exposer les arguments de l’exécutif pour défendre ce projet devant les partis de la majorité comme de l’opposition.

« Le projet de loi de finances pour l'année 2022 est un projet à caractère social, qui vise à réaliser la transition des politiques sectorielles incohérentes et non intégrées, à des politiques encadrées par une vision stratégique et une vue d'ensemble avec des priorités nationales claires. C'est un projet visant à répondre aux attentes des citoyens au niveau de la santé, de l'éducation et de l'emploi. Il s’agit également de restaurer le dynamisme de l'investissement privé, d’accompagner l'entreprise nationale pour la relance et de l’encourager à créer des opportunités d'emploi, notamment pour les jeunes, et de continuer à soutenir les investissements dans le même but », a indiqué Mme Fettah Alaoui.

La responsable a également précisé qu’il ne faut pas justifier l’ensemble des dysfonctionnements aux niveaux économique et social par la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. « Depuis dix ans, notre pays n’a pas réalisé les progrès à la hauteur de ses capacités. Notre situation aurait été meilleure si nous avions une plus grande immunité pour faire face à la pandémie.

 

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Nos villes, des pièges mortels

Une voiture partiellement submergée est vue dans une rue inondée d'Alger, la capitale algérienne, le 8 septembre 2020. (Photo, AFP)
Une voiture partiellement submergée est vue dans une rue inondée d'Alger, la capitale algérienne, le 8 septembre 2020. (Photo, AFP)
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  • Nos villes sont non seulement désagréables à vivre, mais en plus ce sont des pièges mortels pour des millions d’habitants
  • Inondations, séismes, glissements de terrains…, ces cataclysmes naturels font des bilans encore plus lourds à cause de l’infrastructure fragile ou inadaptée

Encore des pluies et la mort au tableau des préjudices. Même anticipées par les BMS, les intempéries continuent à endeuiller des familles et à détruire des biens et des infrastructures en Algérie. Nos villes sont non seulement désagréables à vivre, mais en plus ce sont des pièges mortels pour des millions d’habitants, victimes potentielles des caprices de la nature et des politiques de la ville.

Inondations, séismes, glissements de terrains…, ces cataclysmes naturels font des bilans encore plus lourds à cause de l’infrastructure fragile ou inadaptée.

La dégradation du vieux bâti et la déformation du nouveau, villes nouvelles compris, tuent les Algériens. Les quartiers construits anarchiquement dans les lits d’oueds ou ceux produits par la commande publique sont au même titre des lieux risqués. N’est-ce pas que la ville nouvelle Ali Mendjeli a été érigée sans réseau d’évacuation des eaux pluviales, et l’arnaque (impunie) n’a été découverte qu’à la suite des inondations d’août 2015 ayant fait quatre morts ?

Les citoyens ont payé le prix fort, les spécialistes ont tiré à maintes reprises la sonnette d’alarme, et les ministres sont venus, ont constaté et ont promis d’y remédier. Mais rien n’a été entrepris. La suite : les mêmes causes engendrent les mêmes effets.

 

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