Noura Sulaiman, la créatrice de mode saoudienne à suivre de près

La créatrice saoudienne Noura Sulaiman. (Fourni
La créatrice saoudienne Noura Sulaiman. (Fourni
Short Url
Publié le Dimanche 05 septembre 2021

Noura Sulaiman, la créatrice de mode saoudienne à suivre de près

  • Une robe qu'elle a conçue est portée par la chanteuse américaine primée Halsey à l'affiche du long métrage « If I Can't Have Love, I Want Power »
  • La pièce maîtresse de sa première collection est incontestablement le tailleur abaya : un blazer en soie long, ample et à double boutonnage

DUBAÏ : Noura Sulaiman fait partie du cercle très restreint des designers saoudiens qui ont vu leurs créations paraître dans une production hollywoodienne importante. En effet, la robe blanche décolletée, aux manches en tulle russe en cascade qu'elle a conçue, est portée par la chanteuse américaine primée Halsey sur l'affiche de son premier long métrage, « If I Can't Have Love, I Want Power ».

La créatrice explique que le styliste Law Roach, basé à Los Angeles, a sélectionné la robe moirée de sa première collection pour ce long métrage. « Roach figure parmi les stylistes les plus influents du secteur, et le fait qu'il m'ait incluse dans sa vision a été un moment fort de ma carrière de styliste », confie Mme Sulaiman à Arab News.

La créatrice avait initialement conçu cette robe pour la porter à la réception donnée à la naissance de son bébé l'année dernière. Or, devant la demande enthousiaste des clientes, elle l'a intégrée à sa première collection de prêt-à-porter, lancée en décembre 2020.

« Cette pièce occupe une place particulière dans mon cœur. Lorsque je l'ai conçue, je pensais au corps des femmes pendant et après la grossesse. Elles méritent d'être appréciées et célébrées », explique-t-elle.

C'est à Riyad que Noura Sulaiman est née et a grandi. Née dans une famille d'artistes, la créatrice a développé un intérêt pour la mode dès son plus jeune âge. En effet, elle n'avait que 12 ans lorsqu'elle a dessiné sa première robe à l'occasion du mariage de sa cousine.

« La conception de vêtements représente pour moi une des relations les plus complexes et les plus profondes que j'ai vécues au cours de ma vie », dit-elle. « Dès mon plus jeune âge, je possédais un côté artistique et j'aimais concevoir, qu'il s'agisse du cartable que j'ai reconstitué à partir d'une vieille jupe ou de la création de la première robe de mariée ».

C’est à ce moment-là qu’elle a compris qu'une carrière dans le monde de la mode lui était réservée. Ainsi, après avoir terminé ses études secondaires, Mme Sulaiman a suivi un cours de stylisme au Art and Skills Institute de Riyad pour aiguiser ses compétences et lancer sa propre marque. Pendant ce temps, elle a travaillé à temps partiel dans une boutique locale qu'elle décorait et où elle proposait des conseils en matière de mode aux clientes. C'est à ce moment-là qu'elle a compris que l'exécution artisanale d'un vêtement la fascinait plus que ne le faisait la conception d'un look.

En 2020, elle lance sa première ligne de vêtements : une collection intemporelle de gilets, de farwas (fourrures en français) et d'abayas.

« Durant ma grossesse, je plaisantais en disant que j'étais enceinte de deux bébés : ma première collection et ma fille », raconte Mme Sulaiman. « Je n'oublierai jamais le jour où nous réalisions une séance photo pour ma première collection alors que ma fille rampait dans les coulisses. En effet, j'avais mis au monde deux amours, et c'est ce à quoi je tiens le plus ».

Par ailleurs, les origines saoudiennes de cette créatrice inspirent fortement la griffe contemporaine qui porte son nom.

« Les coupes de nos créations exigent un soin tout particulier pour les détails », explique-t-elle. « Les magnifiques designs fluides confèrent une touche de luxe arabe associée à une modestie décontractée. Le résultat : un équilibre intemporel et séduisant ».

La pièce maîtresse de sa première collection est incontestablement le tailleur abaya : un blazer en soie long, ample et à double boutonnage.

« Nos clientes le portent au travail et il gagne en popularité », affirme la créatrice. « J'aimerais bien que des femmes d'affaires prospères ou prometteuses portent mes créations et qu'elles se sentent pleines d'assurance et de pouvoir lorsqu'elles sont habillées par Noura Sulaiman ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Le castor, allié discret de l'environnement, de retour dans les rivières françaises

Le castor, quasiment éteint en France il y a une centaine d'années, prospère désormais dans les fleuves et rivières du pays, apportant discrètement sa pierre à la lutte contre les effets du changement climatique. (AFP).
Le castor, quasiment éteint en France il y a une centaine d'années, prospère désormais dans les fleuves et rivières du pays, apportant discrètement sa pierre à la lutte contre les effets du changement climatique. (AFP).
Short Url
  • "Là on peut dire avec certitude qu'un castor est passé par là"
  • Penché sur une branche de saule pleureur, Stéphane Tessier, un naturaliste membre de l'association Perche Nature, est formel: cette coupe nette en biseau avec de petites dentelures façonnées par les dents du rongeur, "c'est un indice probant"

CLOYES-SUR-LE-LOIRE: Barrière contre l'érosion, créateur de zones humides ou régulateur des cours d'eau ... Le castor, quasiment éteint en France il y a une centaine d'années, prospère désormais dans les fleuves et rivières du pays, apportant discrètement sa pierre à la lutte contre les effets du changement climatique.

"Là on peut dire avec certitude qu'un castor est passé par là". Penché sur une branche de saule pleureur, Stéphane Tessier, un naturaliste membre de l'association Perche Nature, est formel: cette coupe nette en biseau avec de petites dentelures façonnées par les dents du rongeur, "c'est un indice probant".

Le castor "a arraché l'écorce puis le bois dur jusqu'à couper cette branche d'environ cinq à six centimètres pour aller la manger plus loin. Ça a dû lui demander 15-20 minutes de travail", précise David Caille, agent de l'Office français de la biodiversité (OFB).

Les deux hommes appartiennent au Réseau Castor, qui recense les traces de l'animal pour permettre aux autorités de prendre des arrêtés interdisant certains pièges. Car le castor, longtemps chassé pour sa fourrure, est une espèce protégée.

Au début du XXe siècle, seuls quelques dizaines d'individus subsistaient en France. Aujourd'hui, ils sont autour de 20.000 sur l'ensemble du territoire, fruit d'une réintroduction réussie.

Dans le Loir-et-Cher (centre), le plus gros rongeur d'Europe - il peut peser dans les 25 kg - a fait son retour dans les années 1970. Depuis, même s'il est difficile d'estimer leur nombre exact, ses traces se retrouvent couramment le long des cours d'eau.

Méconnaissance 

Souvent confondu avec le ragondin - une espèce invasive - et parfois décrié jusqu'en Ecosse pour les inondations que ses barrages peuvent entraîner sur les parcelles agricoles, le castor a des effets sur son environnement "bien davantage bénéfiques que négatifs", affirment MM. Caille et Tessier.

"C'est vrai qu'il y a de la méconnaissance, et parfois un manque de tolérance à la cohabitation avec le vivant", estime le naturaliste. Pourtant le castor est "une des rares espèces capable de modeler son milieu à ses besoins, et son travail est précieux pour les écosystèmes", explique David Caille.

Végétarien, ce mammifère aux dents acérées se nourrit principalement d'écorces et de branchages. "Il va avoir tendance à abattre une partie de ce qu'il va consommer, ce qui va rajeunir la végétation, créer des trouées amenant de la lumière, et donc favoriser tout un cortège d'autres espèces", selon l'agent de l'OFB.

Des études ont montré que la biomasse peut être multipliée jusqu'à 80 en présence de castors.

Sur la rivière française du Loir, il joue aussi un rôle "d'entretien des berges là où l'homme le fait de moins en moins", luttant ainsi contre l'érosion des rives, souligne M. Tessier.

Stockage de carbone 

Ses constructions de boue et de branchages, principalement sur des petits cours d'eau, ont aussi un rôle de lutte contre les inondations, pouvant réduire les débits de crues jusqu'à 60%, selon une étude britannique menée sur une rivière du comté du Devon (sud de l'Angleterre).

"Ça a tendance à retenir l'écoulement, ce qui permet aussi à l'eau de mieux s'infiltrer dans le sol", favorisant le remplissage des nappes phréatiques. Et dans beaucoup de rivières, ses digues retiennent les sédiments qui absorbent et filtrent les polluants, explique l'OFB.

Face à la sécheresse, les castors peuvent recréer des mini-zones humides en bloquant l'eau, servant de refuge aux insectes et batraciens. En cas d'incendies, elles peuvent également stopper la progression des flammes.

Ces marécages, en stockant de la matière organique ou des sédiments, servent également à retenir le carbone, principal responsable du réchauffement climatique.

En 2018, des chercheurs finlandais avaient calculé que chaque année, les zones humides créées par les castors pouvaient stocker jusqu'à 470.000 tonnes de carbone, mettant toutefois en garde contre un risque d'inversion dans certaines régions.

Mais globalement, malgré ces incertitudes, "je parierais que (les ouvrages de castors) stockent plus de carbone qu'ils n'en produisent", estimait dans une autre étude Jennifer Edmonds, écologiste à l'Université de l'Alabama.


Riyad: une Expo 2030 «par le monde, pour le monde»

Les efforts sont pleinement engagés pour l’enregistrement de l’Expo et l’élaboration du cadre juridique permettant la participation internationale à l’événement. (AFP).
Les efforts sont pleinement engagés pour l’enregistrement de l’Expo et l’élaboration du cadre juridique permettant la participation internationale à l’événement. (AFP).
Short Url
  • La ville de Riyad a été choisie pour accueillir l’événement lors de la dernière assemblée générale du bureau en novembre 2023
  • L’exposition se déroulera du 1er octobre 2030 au 31 mars 2031

RIYAD: L’Arabie saoudite est en bonne voie pour organiser une Expo 2030 «par le monde, pour le monde», ont déclaré les organisateurs aux responsables de l’événement à Paris dans leur premier rapport d’activité depuis que Riyad a été choisie comme ville hôte.

Abdelaziz Alghannam, directeur général du bureau de l’Expo 2030 de Riyad à la Commission royale pour la ville de Riyad, dirige la délégation saoudienne à l’assemblée générale du Bureau international des expositions dans la capitale française.

Les efforts sont pleinement engagés pour l’enregistrement de l’Expo et l’élaboration du cadre juridique permettant la participation internationale à l’événement, a-t-il déclaré au bureau.

La ville de Riyad a été choisie pour accueillir l’événement lors de la dernière assemblée générale du bureau en novembre 2023. L’exposition se déroulera du 1er octobre 2030 au 31 mars 2031, date à laquelle la capitale saoudienne accueillera cent quatre-vingt-dix-sept pays et vingt-neuf organisations internationales.

Le thème – «L’ère du changement: Ensemble pour un avenir clairvoyant» – résume l’engagement de l’Arabie saoudite à utiliser l’Expo pour accélérer les progrès afin de parvenir aux objectifs de développement durable prévus. L’événement se concentrera sur l’exploitation de la science et de l’innovation pour un avenir meilleur.

Les préparatifs sont en cours au plus haut niveau, notamment le développement des infrastructures, les mesures législatives et financières, le plan directeur du site de l’Expo et les plans transmis.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Fashion Trust Arabia rend hommage aux gagnants lors d’un dîner à Londres en présence de Salma Hayek

L’actrice américano-mexicaine Salma Hayek a assisté à l’événement avec les lauréats de 2023. (Images Getty)
L’actrice américano-mexicaine Salma Hayek a assisté à l’événement avec les lauréats de 2023. (Images Getty)
Short Url
  • La 6e édition de la cérémonie de remise des prix Fashion Trust Arabia se tiendra à Marrakech, au Maroc, dans le cadre de l’Année de la culture Qatar-Maroc 2024
  • L’événement aura lieu au mois d’octobre, ont annoncé les organisateurs sur Instagram au mois d’avril

DUBAÏ: Le Fashion Trust Arabia du Qatar a organisé une fête à l’hôtel Claridge’s de Londres, lundi, pour rendre hommage à ses lauréats pour l’année 2023. 

Le mannequin somalien d’origine suédoise Ikram Abdi a assisté à l’événement aux côtés de l’actrice américano-mexicaine Salma Hayek et des créateurs primés. 

photo
Ikram Abdi a assisté à l’événement à Londres. (Images Getty) 

L’organisation a annoncé les sept lauréats du prix Fashion Trust Arabia en décembre. 

La cérémonie de remise des prix, à laquelle assistent habituellement nombre de stars, a été annulée en raison de la «crise humanitaire profondément affligeante en Palestine», mais une session de délibération virtuelle de deux jours a été organisée pour désigner les lauréats l’année dernière. 

Le créateur de vêtements pour femmes Amir al-Kasm et la fondatrice de Renaissance Renaissance, Cynthia Merhej, ont remporté conjointement la catégorie tenue de soirée. 

Les finalistes ont été sélectionnés par un jury composé notamment de cheikha al-Mayassa bent Hamad ben Khalifa al-Thani et de la rédactrice de mode Tania Fares, fondatrice du fonds en 2018. 

Parmi les autres lauréats, on compte le créateur basé au Liban Ahmed Amer dans la catégorie prêt-à-porter, la créatrice anglo-libanaise Katarina Tarazi dans la catégorie bijoux et le duo de créateurs de la marque de lunettes «A Better Feeling» Omar Taha et Lily Max pour les accessoires. 

Le créateur de vêtements pour hommes Adam Elyasse a remporté le prix Franca Sozzani Debut Talent et le créateur nigérian Adeju Thompson, fondateur du Lagos Space Programme, a reçu le prix Guest Country. 

La 6e édition de la cérémonie de remise des prix Fashion Trust Arabia se tiendra à Marrakech, au Maroc, dans le cadre de l’Année de la culture Qatar-Maroc 2024. 

L’événement aura lieu au mois d’octobre, ont annoncé les organisateurs sur Instagram au mois d’avril. 

«Conformément à notre engagement continu en faveur de la diversité et de l’inclusion, nous avons choisi la ville animée de Marrakech comme lieu d’accueil», peut-on lire sur le communiqué. «Le prix FTA 2024 rassemblera des talents en provenance du monde entier, au moment où nous explorons et mettons en valeur le patrimoine culturel diversifié du Maroc.» 

«Au cœur de notre mission, nous avons toujours défendu les communautés créatives du monde arabe et cette année ne fait pas exception», ajoute le communiqué. 

Fashion Trust Arabia est une organisation à but non lucratif qui fournit un soutien financier, des conseils et un mentorat aux créateurs émergents de toute la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. 

L’événement est connu pour attirer les grands noms du secteur à travers le monde, la cérémonie de 2022 ayant accueilli des personnalités telles que Bella Hadid, Naomi Campbell, Karolina Kourkova, Pierpaolo Picciolini (le directeur artistique de Valentino), les mannequins britanniques Jourdan Dunn et Poppy Delevingne, l’ancienne Miss Univers Olivia Culpo, l’actrice britannique Jodie Turner-Smith, le mannequin américain Jasmine Tookes et le mannequin somali-américain Halima Aden. 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com