L'administration Biden sous pression dans une affaire d'avions bloqués en Afghanistan

Des images satellite de l'aéroport, datant du 3 septembre, montrent six avions positionnés l'un sur une piste, les autres auprès de bâtiments à l'aéroport de Mazar-i-Sharif
Des images satellite de l'aéroport, datant du 3 septembre, montrent six avions positionnés l'un sur une piste, les autres auprès de bâtiments à l'aéroport de Mazar-i-Sharif
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Publié le Mardi 07 septembre 2021

L'administration Biden sous pression dans une affaire d'avions bloqués en Afghanistan

  • Plusieurs centaines de personnes, dont quelques Américains, bloquées à l'aéroport de Mazar-i-Sharif, tentent de partir selon une ONG
  • L'opposition républicaine s'est emparée de l'affaire pour critiquer davantage le président démocrate qui fait face à une impopularité croissante

WASHINGTON : L'administration de Joe Biden était sous pression lundi face à des informations parfois confuses sur plusieurs centaines de personnes, dont quelques Américains, bloquées à l'aéroport de Mazar-i-Sharif, dans le nord de l'Afghanistan.

Selon Marina LeGree, fondatrice et directrice de l'ONG américaine Ascend Athletics, entre 600 et 1300 personnes au total tentent de partir, parmi lesquelles 19 Américains, avec l'aide de son organisation et d'autres organismes.

"Cela fait sept jours et rien ne bouge", dit-elle à l'AFP, parlant de six appareils prêts à décoller.

Son organisation, qui initie des jeunes filles à l'escalade et d'autres activités sportives, cherche à évacuer un groupe d'Afghanes âgées de 16 à 23 ans, avec des membres de leurs familles.

Il s'agit de membres de la minorité hazara, qui craignent d'être persécutés par les talibans.

Marina LeGree pointe la responsabilité des diplomates américains.

Le décollage semblait bien engagé il y a quelques jours avant que le département d'Etat n'affirme ne pas pouvoir effectuer les procédures de contrôle des candidats au départ, faute de personnel sur place, "ce qui ressemble à une tentative de se défiler", accuse-t-elle.

Un porte-parole du département d'Etat a indiqué ne pas avoir "d'informations sûres qui nous permettraient de confirmer des informations sur des vols +charter+, qu'il s'agisse de savoir qui les organise, le nombre de citoyens américains ou de membres d'autres groupes prioritaires à bord (...) ou l'endroit où ils doivent atterrir".

Il a dit "comprendre la préoccupation" des organisations et personnes impliquées dans des tentatives d'évacuation.

Des images satellite de l'aéroport, datant du 3 septembre, montrent six avions positionnés l'un sur une piste, les autres auprès de bâtiments.

L'opposition républicaine américaine s'est emparée de l'affaire, dans un contexte d'impopularité croissante du président démocrate Joe Biden à cause de sa gestion de la fin de la guerre en d'Afghanistan.

"Ceci (...) évolue vraiment vers une prise d'otages, (les talibans) ne laisseront pas partir des citoyens américains tant qu'ils n'auront pas une reconnaissance pleine et entière de la part des Etats-Unis", a affirmé Michael McCaul, élu républicain à la Chambre des représentants, à la chaîne conservatrice Fox News.

Mais selon Marina LeGree, de l'ONG Ascend Athletics, "personne ne garde la porte" pour empêcher des départs.

Un sénateur démocrate, Richard Blumenthal, a exprimé son impatience dans un communiqué: "cela fait des jours que mon équipe et moi essayons de faire partir ces avions (...). Les retards ne sont pas seulement frustrants, ils sont inexcusables".

Eric Montalvo, ancien militaire et avocat, également impliqué dans la tentative d'évacuation depuis Mazar-i-Sharif, est plus virulent: "Les talibans ne retiennent pas ces avions en otage. Le problème c'est le gouvernement américain. Le département d'Etat n'a qu'à passer un coup de fil et ces gens pourront partir immédiatement".

Lundi, le département d'Etat a annoncé que quatre citoyens américains avaient pu quitter l'Afghanistan par la voie terrestre, sans que les talibans ne les en empêchent. Ce sont, officiellement, les premiers départs supervisés par les Etats-Unis depuis le 31 août.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.