Aramco signe plusieurs accords pour étendre son programme d'investissement industriel

Le président et PDG d'Aramco, Amin H. Nasser (Photo Fournie)
Le président et PDG d'Aramco, Amin H. Nasser (Photo Fournie)
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Publié le Mardi 07 septembre 2021

Aramco signe plusieurs accords pour étendre son programme d'investissement industriel

Le président et PDG d'Aramco, Amin H. Nasser (Photo Fournie)
  • La société cotée en bourse en Arabie saoudite a déclaré avoir signé 22 nouveaux protocoles d'accord et un accord de coentreprise pour développer son programme Namaat
  • Parmi les entreprises qui ont signé des accords avec Aramco, on compte DHL, Samsung, Hyundai et Honeywell, ou encore la société de technologie britannique Aveva

DUBAÏ: Saudi Aramco a annoncé son intention de développer Namaat, son programme d'investissement industriel, en signant plusieurs accords avec des entreprises internationales, en vue de renforcer ses capacités dans des secteurs cruciaux. 

La société cotée en bourse en Arabie saoudite a déclaré avoir signé 22 nouveaux protocoles d'accord et un accord de coentreprise, tous axés sur le développement durable, la technologie, les services industriels et énergétiques, ainsi que les matériaux avancés. 

Namaat, qui signifie «croissance collective» en arabe, a été créée en vue d’«exploiter les vastes opportunités en Arabie saoudite pour créer une nouvelle valeur». 

Parmi les entreprises qui ont signé les accords avec Aramco, on compte DHL, Samsung, Hyundai et Honeywell, ou encore la société de technologie britannique Aveva. «Grâce à Namaat, nous attirons des partenaires de classe mondiale qui partagent notre objectif de développement industriel continu», a déclaré Ahmed al-Sa'adi, vice-président senior des services techniques de la société. 

Il a ajouté que le programme Namaat tirait profit d'une gamme d'avantages financiers, fiscaux et réglementaires, et bénéficiait de financement, via le programme Shareek, une initiative gouvernementale visant à renforcer sa synergie avec le secteur privé. 

Aramco a dévoilé l’année dernière la première série d'accords compris dans ce programme, dans le cadre de ses efforts continus pour diversifier les sources de revenus, conformément aux objectifs de transformation économique du Royaume. 

«Aramco continue d'être à l'avant-garde de l'amélioration de l'infrastructure industrielle, technologique et durable du Royaume, grâce à des investissements à grande échelle et à des partenariats clés», a affirmé son président, Yassir al-Roumayyan. 

Les accords sont perçus comme un moteur de croissance économique et de diversification. 

«Ces initiatives garantiront une plus grande fiabilité de l'approvisionnement énergétique, assureront localement et efficacement la chaîne d'approvisionnement industrielle, et créeront de meilleurs emplois et compétences», a ajouté Al-Roumayyan. 

 

Au total, 22 protocoles d'accord ont été signés avec diverses entreprises: 

  • Solvay: un protocole d’accord visant à poursuivre le développement de matériaux non métalliques avancés et la localisation d'une chaîne de valeur de composites 
  • DHL Supply Chain: un accord pour évaluer la faisabilité de l'établissement d'une plate-forme locale de logistique industrielle et d'approvisionnement desservant l'Arabie saoudite et la zone Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena) 
  • Veolia: un protocole d’accord exclusif pour confirmer la faisabilité commerciale de la création d'une société de niveau mondial de gestion intégrée des déchets, aux côtés d'un acteur stratégique d’IK 
  • Air Liquide & Haliburton & PIF, Baker Hughes & PIF, Linde & Schlumberger & PIF: trois protocoles d'accord distincts non contraignants pour évaluer les opportunités de capture et de stockage du carbone (CSC), ainsi que les partenariats potentiels 
  • AIC Steel, GSW, McDermott, Seyang et Sendan, et Narmel: cinq protocoles d'accord distincts sur la construction modulaire  
  • Samsung Engineering, Hyundai et Saipem: trois protocoles d'accord distincts sur l'ingénierie, l'approvisionnement et la construction  
  • Elion et Green Groves: deux protocoles d'accord distincts pour évaluer la faisabilité de la fourniture de solutions basées sur la nature  
  • Honeywell: un protocole d'accord dans le but d'établir une coentreprise qui développera et mettra en œuvre des solutions numériques de nouvelle génération, qui amélioreront l'efficacité et le développement durable. Elles permettront également l'excellence opérationnelle des installations industrielles  
  • Gulf Modular Industry (GMI): un protocole d’accord pour valider la faisabilité du développement et de l'utilisation d'applications non métalliques dans le processus de fabrication de bâtiments modulaires, dans le secteur du bâtiment et de la construction. 
  • Armorock: un protocole d’accord pour valider la faisabilité du développement et de l'utilisation d'applications de béton polymère non métallique dans le secteur du bâtiment et de la construction 
  • Shell AMG Recycling & United Company for Industry: un protocole d'accord trilatéral sur la récupération des métaux et la fabrication de catalyseurs  
  • Aveva: un protocole d'accord dans le but d'établir une alliance stratégique pour agir localement dans le développement et le déploiement de diverses technologies numériques, notamment l'intelligence artificielle (IA), l'apprentissage automatique (ML) et le jumeau numérique 
  • Baosteel: un protocole d'accord pour mener une étude d'ingénierie et développer les plans nécessaires pour construire, posséder et exploiter une usine intégrée de fabrication de tôles d'acier en Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.