Libye: poursuite des pourparlers libyens au Maroc

Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, préside une réunion de représentants des administrations rivales de la Libye, dans la ville côtière de Bouznika, au sud de Rabat, le 6 septembre 2020. (Fadel SENNA/AFP)
Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, préside une réunion de représentants des administrations rivales de la Libye, dans la ville côtière de Bouznika, au sud de Rabat, le 6 septembre 2020. (Fadel SENNA/AFP)
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Publié le Jeudi 10 septembre 2020

Libye: poursuite des pourparlers libyens au Maroc

  • Mardi, après trois jours d'échanges, les représentants du Haut conseil d'Etat libyen (ouest) et du Parlement de Tobrouk (est) avaient affirmé dans une déclaration conjointe avoir consenti d' « importants compromis »
  • « Se basant sur ces concertations et celles en cours au Maroc », la mission d'appui de l'ONU en Libye (Manul) se prépare à « entamer les démarches nécessaires pour la reprise du dialogue politique libyen »

BOUZNIKA: Les pourparlers réunissant des parlementaires des deux camps rivaux libyens --le Gouvernement d'union nationale (GNA) dans l'Ouest, et un pouvoir incarné par le maréchal Khalifa Haftar dans l'Est-- se poursuivent jeudi au Maroc, a-t-on appris de source diplomatique marocaine.

Mardi, après trois jours d'échanges, les représentants du Haut conseil d'Etat libyen (ouest) et du Parlement de Tobrouk (est) avaient affirmé dans une déclaration conjointe avoir consenti d' « importants compromis », ouvrant la voie à un processus de règlement politique global pour mettre fin à des années de chaos.

Après un jour de pause, ce « dialogue libyen », organisé sous l'impulsion du Maroc, a repris à huis-clos dans le complexe hôtelier de Bouznika, au sud de la capitale Rabat, a constaté un correspondant de l'AFP. 

Depuis 2015, le GNA, basé à Tripoli et reconnu par l'ONU, et le camp du maréchal Khalifa Haftar se disputent le pouvoir.

Un conflit meurtrier a éclaté en avril 2019 lorsque les forces de Haftar ont lancé une offensive visant à prendre Tripoli. Les deux parties ont annoncé le 22 août, séparément, un cessez-le-feu et des élections dans ce pays, meurtri par les violences depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

Les compromis conclus cette semaine au Maroc « concernent notamment l'établissement de normes claires pour éradiquer la corruption et la dilapidation des fonds publics et mettre fin à l'état de division institutionnelle », selon la déclaration conjointe.

Abdessalam Al-Safraoui, qui préside la délégation du Haut Conseil d'Etat libyen, avait fait savoir lundi que « le dialogue s'était concentré sur les nominations à faire à la tête des institutions régaliennes » du pays. 

Les postes de directeur de la Banque centrale, de la Compagnie nationale de pétrole (NOC) et de chef des armées sont ceux qui divisent le plus les deux camps, selon des médias libyens. 

« Se basant sur ces concertations et celles en cours au Maroc », la mission d'appui de l'ONU en Libye (Manul) se prépare à « entamer les démarches nécessaires pour la reprise du dialogue politique libyen », a indiqué la Manul sur son site.

Selon un communiqué, les participants libyens à ces concertations, ont convenu de tenir des « élections présidentielle et parlementaires à la fin d'une période de 18 mois sur la base d'un cadre constitutionnel convenu », une fois un nouveau Conseil présidentiel et un nouveau gouvernement d'unité nationale formés.


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
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  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.