Téhéran doit mettre fin à son ingérence à l’étranger afin de gagner la confiance du monde

Le guide suprême iranien Ali Khamenei, à droite, et l'ancien président Akbar Hashemi Rafsanjani. (Photo, Wikimedia Commons)
Le guide suprême iranien Ali Khamenei, à droite, et l'ancien président Akbar Hashemi Rafsanjani. (Photo, Wikimedia Commons)
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Publié le Mercredi 08 septembre 2021

Téhéran doit mettre fin à son ingérence à l’étranger afin de gagner la confiance du monde

  • ​​​​​​​«Cela contribuera énormément à créer la confiance dans le monde arabe », a déclaré Alex Vatanka lors d'un événement auquel a assisté Arab News
  • « Nous voyons souvent l'intérêt national sacrifié pour les intérêts de petites factions puissantes à Téhéran», a-t-il poursuivi lors de la réunion au Chatham House

LONDRES : l'Iran doit convaincre ses voisins qu'il a renoncé à s'ingérer dans leurs affaires s'il veut un rapprochement entre Téhéran et le monde arabe, a déclaré mardi Alex Vatanka, directeur du programme Iran et chercheur principal de l'Initiative Frontier Europe au Middle East Institute, lors d'une conférence organisée par Chatham House et à laquelle a assisté Arab News.

La conférence, intitulée «Les rivalités politiques de l'Iran et leurs implications en matière de politique étrangère», a abordé plusieurs sujets, allant de la nature interne des affaires intérieures à l'utilisation des agents agissant au nom du régime iranien dans le monde arabe et à ses relations futures avec l'Afghanistan.

Vatanka, auteur du livre “The Battle of the Ayatollahs in Iran” (La bataille des ayatollahs en Iran), a affirmé que Téhéran avait justifié auprès de ses citoyens sa stratégie consistant à utiliser des agents à l'étranger pour garantir que le conflit n'atteigne plus jamais le sol iranien, mais cela a rendu ses voisins de plus en plus méfiants vis-à-vis de ses intentions.

«Cela a mis de nombreux voisins de l'Iran sur leurs gardes; ils s'inquiètent de ce que l'Iran pourrait faire… Téhéran devra assurer ses voisins qu’elle ne veut pas faire tomber l'élite dirigeante dans les États voisins. Cela contribuera énormément à créer la confiance dans le monde arabe, en particulier dans les États du Golfe».

Vatanka a rappelé la rivalité historique entre le guide suprême iranien Ali Khamenei et son ancien président Akbar Hashemi Rafsanjani comme un exemple de la façon dont les rivalités au niveau national ont contribué à façonner une politique plus large.

Vatanka a aussi signalé que ce positionnement national pouvait être vu dans l'utilisation par l'Iran des agents ou des entités extérieurs qui œuvrent  par procuration pour servir une politique étrangère «opportuniste», mais c'est aussi un signe de trahison des besoins du peuple iranien en priorisant les intérêts propres du régime.

«Nous voyons souvent l'intérêt national sacrifié pour les intérêts de petites factions puissantes à Téhéran», a -t-il ajouté.

«Laissez-moi vous donner un exemple. Lorsque Khamenei a déclaré que l'Iran ne devrait pas acheter de vaccins produits en Amérique et en Grande-Bretagne, à un moment où le pays est confronté à une cinquième vague d'infections de la Covid-19, avec plus de 100000 morts, et une crise sanitaire majeure en cours, Khamenei était en train d’exploiter une tragédie nationale pour faire de la politique».

«Cela n’a pas de sens en tant que pure question de politique étrangère. Cela n'a de sens que si vous le regardez d'un point de vue politique. C'est exactement ce qui se passe la plupart du temps : l'intérêt national est la plupart du temps sacrifié».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.


L'Iran dit avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats

L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
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  • "Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït"
  • Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source

TEHERAN: L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire.

"Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", indique un communiqué militaire relayé par la télévision d'Etat.

Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source.