La Grèce va acheter six Rafale de plus, Paris se félicite

Un avion de chasse multirôle bimoteur français vole le 11 septembre 2021. (Photo, AFP)
Un avion de chasse multirôle bimoteur français vole le 11 septembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 12 septembre 2021

La Grèce va acheter six Rafale de plus, Paris se félicite

  • Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis avait laissé entendre samedi que son pays allait franchir ce pas
  • «J'ai annoncé l'achat de 18 Rafale. Il y en aura bientôt 24», a-t-il dit lors du Salon international de Thessalonique

PARIS: La Grèce, confrontée à des tensions récurrentes avec la Turquie, a annoncé son intention d'acquérir six avions de chasse français Rafale supplémentaires, portant le total de ses commandes à 24 appareils, une décision saluée par Paris qui y voit une "avancée" dans la coopération européenne de défense.

"Excellente nouvelle : la Grèce vient d’annoncer son intention d'acquérir 6 Rafale supplémentaires. Ensemble, nous avançons pour construire une véritable autonomie européenne", a tweeté dimanche la ministre française des Armées Florence Parly.

"La coopération européenne avance, concrètement", a renchéri le secrétaire d'État français aux Affaires européennes Clément Beaune sur Twitter.    

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis avait laissé entendre samedi que son pays allait franchir ce pas.

"J'ai annoncé l'achat de 18 Rafale. Il y en aura bientôt 24", a-t-il dit lors du Salon international de Thessalonique. "Le premier d'entre eux volera dans le ciel grec avant la fin de l'année", a-t-il ajouté.

Kyriakos Mitsotakis a par ailleurs annoncé "discuter d'une extension de cinq ans de l'accord de coopération de défense" avec les États-Unis, au lieu de négociations annuelles telles que menées jusqu'ici, "afin de ne pas avoir à le renouveler chaque année".

Ces accords pourraient entrainer "une présence américaine plus importante dans notre pays", a ajouté le Premier ministre, qui ne ferme "pas la porte à d'autres accords stratégiques", citant la relation "très proche", avec la France.

La Grèce avait conclu en un temps record en janvier l'achat de ses 18 premiers Rafale pour renforcer sa défense et son partenariat avec la France.

La décision de négocier avait été prise en septembre 2020 par Athènes en réaction aux explorations gazières de la Turquie et à ses démonstrations de force dans des eaux disputées avec la Grèce et Chypre.

La France s'était alors rangée démonstrativement au côté d'Athènes et avait envoyé des Rafale et des navires de guerre face au déploiement de navires militaires et de prospection turcs.

Ce premier contrat, d'un montant d'environ 2,5 milliards d'euros, porte sur 12 appareils d'occasion et six avions neufs, à livrer d'ici septembre 2023.

Pour la France, ce contrat représentait la première vente du Rafale en Europe, vers laquelle Paris cherche à orienter ses exportations d'armements et susciter des coopérations. Fin mai, la Croatie a suivi avec une commande de 12 avions d'occasion.

Le Qatar (36 appareils), l'Égypte (24)  et l'Inde (36) sont les autres clients du Rafale à l'international. L'Égypte a en outre confirmé en mai un contrat pour l'achat de 30 Rafale supplémentaires.

L'avionneur Dassault Aviation a livré en juillet son premier Rafale à la Grèce, un avion d'occasion prélevé sur la flotte de l'Armée de l'air française comme les 11 autres à venir.

La Grèce s'est résolue à acquérir du matériel d'occasion pour pouvoir disposer plus vite des moyens d'assurer sa supériorité aérienne en mer Égée.

La mission principale des Rafale sera d'assurer "l'intégrité territoriale" de la Grèce dans un contexte de "potentielle instabilité" venant notamment de la Turquie, selon le ministre grec de la Défense Nikolaos Panayotopoulos.


Frappes iraniennes: la France prête à «participer» à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie

 La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
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  • "Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté
  • "Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé

PARIS: La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères.

"Aux pays amis qui ont été ciblés délibérément par les missiles et les drones des Gardiens de la révolution et entraînés dans une guerre qu'ils n'avaient pas choisie -Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Irak, Bahreïn, Koweït, Oman et Jordanie- la France exprime son soutien entier et sa pleine solidarité. Elle se tient prête (...) à participer à leur défense", a affirmé Jean-Noël Barrot lors d'une conférence de presse.

"Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté.

"Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé.

Le ministre a appelé à la "désescalade". "L'escalade militaire doit cesser au plus vite", a-t-il répété. "La prolongation indéfinie des opérations militaires sans but précis emporte le risque d'un engrenage qui entraînerait l'Iran et la région dans une longue période d'instabilité".

"Au Liban, le Hezbollah a commis une lourde faute, dont la population a payé ce matin le prix avec des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés, en rejoignant un conflit dans lequel les autorités, comme le peuple libanais, refusent d'être entraînées", a-t-il poursuivi, appelant le Hezbollah à "mettre immédiatement un terme à ces opérations".

 


France - Liban: Report de la conférence de soutien aux forces libanaises

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  • À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises
  • Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté

PARIS: Le président du Liban, Joseph Aoun, et son homologue de la France, Emmanuel Macron, se sont entretenus le 1er mars afin d’examiner les derniers développements affectant la sécurité régionale, y compris celle de pays alliés, selon un communiqué conjoint.

À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises, initialement prévue le 5 mars à Paris. Les conditions actuelles, marquées par une conjoncture régionale tendue, n’étaient pas réunies pour maintenir l’événement à la date prévue.

Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté.

Ils ont également affirmé que Beyrouth, Paris et leurs partenaires internationaux continueront à coordonner leurs efforts afin de soutenir ces objectifs dans un contexte régional jugé particulièrement sensible.


Iran: la France va rehausser sa «posture» militaire dans le Golfe

La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
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  • Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi
  • La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts"

PARIS: La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron.

"Tout cela nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être au côté de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense", a dit le chef de l'Etat au début du deuxième conseil de défense consacré au conflit en Iran en deux jours.

Il faut "adapter la posture à l'évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer", a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région.

Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi, sans faire de victime, a rappelé Emmanuel Macron.

La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts", a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à procéder aux évacuations pour nos compatriotes qui le demanderaient quand la situation le permettra", avait déjà indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Au deuxième jour des frappes menées par Israël et les États-Unis sur l'Iran et de la riposte de Téhéran notamment sur les pays du Golfe, Maud Bregeon a aussi assuré que la France ne pouvait "que se satisfaire" de la mort du guide suprême, Ali Khamenei.