Libye: «amnistie spéciale» pour un journaliste condamné à 15 ans de prison

Vue de la cathédrale copte depuis le port de Benghazi, ville de l'Est libyen où avait été jugé par un tribunal militaire le journaliste Ismail Abuzreiba el-Zouay. (Photo, AFP)
Vue de la cathédrale copte depuis le port de Benghazi, ville de l'Est libyen où avait été jugé par un tribunal militaire le journaliste Ismail Abuzreiba el-Zouay. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 13 septembre 2021

Libye: «amnistie spéciale» pour un journaliste condamné à 15 ans de prison

  • Hanan Salah, chercheuse de l'ONG Human Rights Watch (HRW) pour la Libye, s'est félicitée dimanche dans un tweet de la libération de M. Abuzreiba, la qualifiant toutefois de «tardive» après trois ans de «détention arbitraire»
  • Le photographe avait été arrêté en décembre 2018 dans la ville d'Ajdabiya, une ville de l'est libyen sous le contrôle du maréchal Haftar

BENGHAZI :  Un photographe libyen, arrêté en 2018 dans la ville d'Ajdabiya dans l'est du pays et condamné à 15 ans de prison par un tribunal militaire, a été relâché par les forces de l'homme fort de l'Est de la Libye, Khalifa Haftar, a-t-on appris de sources officielles dimanche. 


"Ismail Abuzreiba el-Zouay, condamné à 15 ans de prison, a été relâché après avoir bénéficié d'une amnistie spéciale du commandement général des forces armées" sous le contrôle du général Haftar, a indiqué à l'AFP une source du bureau du procureur militaire à Benghazi.


Cette source, qui a requis l'anonymat, a indiqué que M. Abuzreiba est sorti de prison tard samedi soir, grâce à une "amnistie spéciale". 


Hanan Salah, chercheuse de l'ONG Human Rights Watch (HRW) pour la Libye, s'est félicitée dimanche dans un tweet de la libération de M. Abuzreiba, la qualifiant toutefois de "tardive" après trois ans de "détention arbitraire".


Le photographe avait été arrêté en décembre 2018 dans la ville d'Ajdabiya, une ville de l'est libyen sous le contrôle du maréchal Haftar. 


Il avait été condamné en mai 2020 par un tribunal militaire à Benghazi à 15 ans de prison pour "communication avec une chaîne de télévision qui soutient le terrorisme", en référence à la chaîne de télévision privée, Alnabaa, selon le rapport de HRW pour 2020.


Mme Salah a dénoncé la condamnation du journaliste par "un tribunal militaire de Benghazi" lors d'un "procès secret" pour de "fausses accusations de terrorisme".


Le jugement de M. Zouay par une instance militaire au lieu d'un tribunal civil avait suscité des critiques à l'encontre des forces pro-Haftar et la "consternation" des Nations unies.


Le pays, plongé dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, tente de s'extraire d'une décennie de violences et de luttes au pouvoir. 


Après un accord de cessez-le-feu entre les forces loyales de l'ancien Gouvernement d'union nationale (GNA, basé à Tripoli) et les forces loyales au maréchal Haftar, conclu en octobre 2020, un gouvernement unifié et transitoire a été installé sous la houlette de l'ONU début 2021 pour mener le pays à un scrutin présidentiel et législatif annoncé pour le 24 décembre.


La Libye figure à la 165e position sur 180 du classement mondial de la liberté de la presse publié par l'ONG, Reporters sans frontières.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.