Biden entame sa première visite de président dans l'Ouest américain

Joe Biden a fait une étape lundi matin dans l'Etat républicain de l'Idaho pour visiter un centre de coordination de la lutte contre les incendies. Le président a rencontré des pompiers-parachutistes et autres soldats du feu d'élite. Hache à la main, il a pu découvrir le matériel que ces professionnels utilisent au quotidien. (Photo, AFP)
Joe Biden a fait une étape lundi matin dans l'Etat républicain de l'Idaho pour visiter un centre de coordination de la lutte contre les incendies. Le président a rencontré des pompiers-parachutistes et autres soldats du feu d'élite. Hache à la main, il a pu découvrir le matériel que ces professionnels utilisent au quotidien. (Photo, AFP)
Joe Biden a fait une étape lundi matin dans l'Etat républicain de l'Idaho pour visiter un centre de coordination de la lutte contre les incendies. Le président a rencontré des pompiers-parachutistes et autres soldats du feu d'élite. (Photo, AFP)
Joe Biden a fait une étape lundi matin dans l'Etat républicain de l'Idaho pour visiter un centre de coordination de la lutte contre les incendies. Le président a rencontré des pompiers-parachutistes et autres soldats du feu d'élite. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 14 septembre 2021

Biden entame sa première visite de président dans l'Ouest américain

  • En Californie, le chef de l’Etat veut soutenir le gouverneur démocrate Gavin Newsom, confronté à un référendum qui pourrait lui coûter son poste
  • Biden a visité les territoires ravagés par les feux de forêt, encore catastrophique cette année et aggravée par les effets du réchauffement climatique

BOISE : Joe Biden a entamé lundi son premier voyage de président dans l'Ouest américain, pour marteler ses arguments sur le changement climatique et les grands investissements mais aussi, chose plus rare, pour descendre dans l'arène politique.

But principal de ce déplacement : la Californie, fief démocrate qu'il n'avait pas visité depuis son élection, pour soutenir le gouverneur Gavin Newsom, confronté à un référendum qui pourrait, en théorie, lui coûter son poste.

Avant cela, Joe Biden a fait une étape lundi matin dans l'Etat républicain de l'Idaho pour visiter un centre de coordination de la lutte contre les incendies.

Après un exposé sur la situation des feux de forêt, encore catastrophique cette année et aggravée par les effets du réchauffement climatique (81 grands brasiers actifs dans tout le pays lundi), le président a rencontré des pompiers-parachutistes et autres soldats du feu d'élite. Hache à la main, il a pu découvrir le matériel que ces professionnels utilisent au quotidien.

"La réalité, c'est que nous avons un problème de réchauffement climatique", a déclaré M. Biden à Boise, capitale de l'Idaho. "Les choses ne vont pas redevenir comme avant. Ce n'est pas comme si on pouvait revenir à la situation passée", a-t-il insisté.

Lundi matin, rien qu'en Californie, plus de 13000 pompiers luttaient sur le terrain contre une quinzaine de feux de forêt de grande ampleur, comme le Caldor Fire qui brûle depuis deux mois. Leur nombre et leur intensité se sont multipliés ces dernières années dans l'ouest des Etats-Unis, avec un très net allongement de la saison des incendies.

Selon les experts, ce phénomène est notamment lié au réchauffement de la planète: l'augmentation de la température, la multiplication des canicules et la baisse des précipitations par endroits forment un cocktail incendiaire idéal.

Joe Biden a ensuite décollé pour la Californie et sa capitale Sacramento. Après une étape près de Los Angeles, il sera mardi à Denver, dans le Colorado, pour faire l'article de ses grands plans d'investissement.

Car Joe Biden se fait fort de protéger les Etats-Unis et de verdir l'économie américaine avec des projets d'investissement dont le montant cumulé pourrait frôler les 5000 milliards de dollars - à condition que le Congrès les vote à l'automne.

Mais loin de ces grands sujets transversaux, qui le conduisent à appeler régulièrement à dépasser les clivages partisans, le président va bel et bien endosser l'habit de patron du parti démocrate au cours de son déplacement, en soutenant le gouverneur de Californie lors d'un événement de campagne de dernière minute à Long Beach, au sud de Los Angeles.

Gavin Newsom fait face mardi à un "référendum de révocation".

Cette procédure bien particulière permet à des électeurs mécontents d'organiser un référendum, en dehors de toute élection, pour tenter de faire tomber le patron de l'Etat. Il y a 18 ans, un vote similaire avait permis à Arnold Schwarzenegger de conquérir la Californie.

Sur le papier, Gavin Newsom, ancien maire de San Francisco élu facilement gouverneur en 2018, et dont le mandat ne s'achève que l'an prochain, ne risque pas grand-chose dans un Etat acquis aux démocrates.

A en croire le site spécialisé dans les sondages politiques Fivethirtyeight, 55% des électeurs devraient voter pour qu'il achève son mandat.

Mais le renfort - de dernière minute - de Joe Biden montre que le parti démocrate n'en prend pas moins le scrutin très au sérieux, conscient qu'une révocation surprise est toujours possible, surtout si la participation s'avère faible.

Derrière ce référendum se joue un clivage qui dépasse largement la Californie, entre un électorat démocrate qui soutient le programme progressiste et les mesures anti-Covid de Joe Biden, et un camp conservateur qui se méfie des velléités interventionnistes des pouvoirs publics dans n'importe quel domaine: la santé, l'économie, l'éducation, les mœurs ou le changement climatique.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.


Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
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  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

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Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.


Le nouveau Premier ministre Burnham réunit son gouvernement, sans les proches de Starmer

Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
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  • Andy Burnham a pris ses fonctions comme Premier ministre britannique, remaniant profondément son gouvernement et écartant plusieurs proches de Keir Starmer
  • Il doit annoncer ses premières mesures pour le pouvoir d'achat, tout en promettant une réindustrialisation, davantage de logements sociaux et des réformes majeures

LONDRES: Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham réunit mardi son gouvernement marqué par le départ de fidèles de son prédécesseur Keir Starmer et doit annoncer des mesures pour le pouvoir d'achat.

A 56 ans, celui qui était maire du Grand Manchester (nord de l'Angleterre) jusqu'au mois dernier est devenu le septième Premier ministre britannique depuis 2016, année du Brexit, en succédant lundi au démissionnaire Keir Starmer et ses deux ans au pouvoir.

Si l'on retrouve dans les rangs du nouveau gouvernement des figures déjà présentes dans l'équipe de Keir Starmer, des fidèles de l'ex-Premier ministre ont été éloignés, le journal The Times titrant même sur une "purge".

Le Financial Times pointe lui une "surprise": l'ancien ministre de la Défense John Healey, qui avait quitté le gouvernement Starmer sur fond de désaccord budgétaire, remplace Rachel Reeves aux Finances - une fidèle de Keir Starmer écartée.

John Healey fait face à une lourde tâche, dans un contexte de croissance atone et de finances contraintes par une dette publique élevée.

Le portefeuille de la Défense revient à Wes Streeting, ambitieux ex-ministre de la Santé qui avait envisagé un temps de défier Keir Starmer à la tête du Labour. Il sera chargé de mettre en œuvre le plan d'investissement sur dix ans pour moderniser l'armée britannique.

"Nous veillerons à ce que nos forces armées disposent des ressources nécessaires", a appuyé Wes Streeting dans une publication sur X suivant sa nomination, revenant sur la question des moyens alloués à la défense qui avait fragilisé en juin le gouvernement Starmer et accéléré sa chute.

Le nouveau ministre a également assuré l'Ukraine de son soutien, après que Andy Burnham a échangé par téléphone avec son dirigeant Volodymyr Zelensky, mais aussi avec Donald Trump ou Emmanuel Macron.

Ed Miliband, ministre de l'Energie sortant, devient chef de la diplomatie britannique. Shabana Mahmood, connue pour sa fermeté sur l'immigration, est elle maintenue à l'Intérieur.

Un autre très proche de Keir Starmer, ex-ministre de la Justice et vice-Premier ministre David Lammy, a lui été mis à l'écart du nouvel exécutif.

- "Changements profonds" -

La figure de l'aile gauche du parti Angela Rayner, qui fut numéro deux de Keir Starmer, retrouve son portefeuille du Logement.

Andy Burnham doit réunir mardi son équipe gouvernementale, et annoncer de premières mesures de lutte contre le coût de la vie.

Il souhaite agir rapidement en accord avec sa première allocution devant Downing Street la veille, où il a promis d'engager "les changements les plus profonds de ces quarante dernières années" au Royaume-Uni, lui faire retrouver sa "stabilité" et "redonner de l'espoir".

S'exprimant sans notes et sans pupitre en présence de son épouse Marie-France van Heel, de ses enfants et de sa mère, le nouveau Premier ministre a dit vouloir réindustrialiser le pays, construire plus de logements sociaux et bâtir une "nouvelle économie" dans laquelle les services essentiels sont davantage contrôlés par l'Etat.

Il a érigé en priorité de "mettre fin au sans-abrisme", après s'être rendu dans un refuge pour personnes sans domicile fixe au matin de sa nomination.

Les travaillistes comptent aussi sur Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord", pour stopper l'ascension du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.

Après deux échecs pour prendre la tête du Labour en 2010 et 2015, Andy Burnham est devenu l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays grâce au renouveau connu par l'agglomération de Manchester. Il a dit vouloir décentraliser le pouvoir et créer un "N°10 du Nord" à Manchester.