Slovaquie: le pape rencontre les Roms au coeur d'une des régions les plus pauvres d'Europe

Le pape François rencontrera des jeunes dans un stade de Kosice mardi en fin de journée, mais sa journée débutera par une messe avec une liturgie byzantine dans la deuxième ville du pays, Presov. (AFP)
Le pape François rencontrera des jeunes dans un stade de Kosice mardi en fin de journée, mais sa journée débutera par une messe avec une liturgie byzantine dans la deuxième ville du pays, Presov. (AFP)
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Publié le Mardi 14 septembre 2021

Slovaquie: le pape rencontre les Roms au coeur d'une des régions les plus pauvres d'Europe

  • Les Roms sont considérés comme la plus grande minorité ethnique du continent, avec de grandes communautés vivant en Europe centrale et orientale.
  • «C'est formidable que le Saint-Père vienne dans un endroit où personne ne veut aller» a déclaré le dirigeant de la communauté salésienne locale de Lunik IX

KOSICE: Le pape François rencontrera mardi des membres de la minorité rom, forte de 400 000 personnes en Slovaquie, lors de sa visite dans le quartier délabré de Lunik IX à Kosice, dans l'est du pays. 


A Lunik IX, près de 4 500 habitants sont entassés dans un espace destiné à en accueillir moitié moins. De nombreux bâtiments n'ont pas d'électricité, de chauffage, de gaz ou d'eau courante, ces services ayant été coupés en raison de factures impayées.


"C'est formidable que le Saint-Père vienne dans un endroit où personne ne veut aller", a déclaré Peter Besenyei, dirigeant de la communauté salésienne locale de Lunik IX et responsable de la pastorale des Roms dans l'archidiocèse de Kosice. 


"Il est difficile de trouver des enseignants à Lunik IX, des prêtres qui soient prêts à y travailler, et le pape vient dans cet environnement difficile", se réjouit M. Besenyei interrogé par l'AFP. 


Dans les semaines qui ont précédé la visite, les autorités de la ville ont nettoyé le quartier et réparé une route y menant.


Pour Rudolf Mosorov, 66 ans, habitant de Lunik IX, la visite du pape est un "miracle". "Il nous apportera la bénédiction de Dieu", a-t-il confié.


Près de 20% des Roms de Slovaquie vivent dans une pauvreté profonde, dans plus de 600 bidonvilles, principalement dans le sud et dans l'est de ce pays de la zone euro de 5,4 millions d'habitants. La Slovaquie orientale a l'un des plus bas PIB par habitant de l'UE. 


Environ un million de Slovaques vivent à l'étranger où ils cherchent un travail mieux rémunéré, selon les estimations locales.

«Préjugés et stéréotypes»
Les Roms sont considérés comme la plus grande minorité ethnique du continent, avec de grandes communautés vivant en Europe centrale et orientale.


Selon des historiens, un demi-million de Roms ont été tués par les nazis pendant la Seconde guerre mondiale, soit environ un quart de leur population.


Une chorale d'enfants roms de 35 membres se produira devant le souverain pontife, qui devrait prononcer quelques mots en romani.


Selon Iveta Duchonova, responsable du bureau du délégué gouvernemental pour les Roms, "en 2016, une enquête de l'UE sur les minorités et la discrimination a révélé que 54% des Roms en Slovaquie ont été victimes de discrimination en raison de leur appartenance ethnique". 


Cette discrimination "persiste" et "reste largement tolérée", déclare-t-elle à l'AFP.


Le racisme anti-Roms "n'est pas une conséquence de leur vie, mais repose sur des modèles historiques de discrimination, des préjugés et des stéréotypes, les vraies raisons de la haine" contre eux, souligne Mme Duchonova.  


Le pape François rencontrera des jeunes dans un stade de Kosice mardi en fin de journée, mais sa journée débutera par une messe avec une liturgie byzantine dans la deuxième ville du pays, Presov. 


Il s'agit du premier voyage à l'étranger du souverain pontife argentin de 84 ans depuis son opération du côlon début juillet. 


Le pape s'envolera à 7h00 du matin pour l'est du pays, avant de revenir douze heures plus tard à Bratislava, après une journée très chargée. 


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.