Paris brandit la menace d'un retrait du Mali si Bamako a recours au russe Wagner

Cette photographie prise le 3 novembre 2020 montre le logo des opérations spéciales dirigées par la France pour la nouvelle force opérationnelle Barkhane Takuba. (Photo, AFP)
Cette photographie prise le 3 novembre 2020 montre le logo des opérations spéciales dirigées par la France pour la nouvelle force opérationnelle Barkhane Takuba. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 14 septembre 2021

Paris brandit la menace d'un retrait du Mali si Bamako a recours au russe Wagner

  • Une implication de la société privée russe Wagner au Mali serait « incompatible » avec le maintien d'une force française, a averti mardi le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian
  • « C'est absolument inconciliable avec notre présence », a lancé Jean-Yves le Drian devant la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale

PARIS : Les autorités françaises se sont ouvertement inquiétées mardi des discussions entre Bamako et la société privée russe Wagner, avertissant qu'un déploiement de ces paramilitaires au Mali pourrait entraîner un retrait des troupes françaises, qui y combattent depuis huit ans les groupes jihadistes.

Une implication de la société privée russe Wagner au Mali serait "incompatible" avec le maintien d'une force française, a averti mardi le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, devant la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.

"C'est absolument inconciliable avec notre présence" et "incompatible avec l'action des partenaires sahéliens et internationaux du Mali", a-t-il martelé, en soulignant que les paramilitaires de Wagner "se sont illustrés dans le passé singulièrement en Syrie, en Centrafrique beaucoup avec des exactions, des prédations, des violations en tous genres (et) ne peuvent pas correspondre à une solution quelconque".

"Si les autorités maliennes devaient contractualiser avec la société Wagner, ce serait extrêmement préoccupant et contradictoire, incohérent" avec l'action de la France au Sahel, avait auparavant réagi la ministre des Armées Florence Parly devant la Commission de la Défense nationale de l'Assemblée.

De source française proche du dossier, la junte au pouvoir à Bamako étudie la possibilité de conclure avec Wagner un contrat sur le déploiement d'un millier de paramilitaires russes au Mali moyennant finances, pour former ses forces armées et assurer la protection des dirigeants. De source sécuritaire ouest-africaine, des contreparties minières seraient discutées. Ces sources confirmaient des informations révélées par l'agence Reuters.

Sollicité par l'AFP, le ministère malien de la Défense a admis mener des pourparlers avec la sulfureuse société russe. "Le Mali entend désormais diversifier et à moyen terme ses relations pour assurer la sécurité du pays. Nous n'avons rien signé avec Wagner, mais nous discutons avec tout le monde", a-t-il réagi.

Si le scénario Wagner se concrétisait, un départ rapide des troupes françaises du Mali vers le Niger voisin serait étudié, affirme-t-on de source française.

D'autant qu'en cas d'intervention russe au Mali, s'alarme-t-elle, "les Etats-Unis arrêteraient tout" sur place, privant la France de moyens cruciaux, et "certains pays européens pourraient aussi décider de se désengager", alors que Paris s'évertue depuis deux ans à les convaincre de rejoindre le groupement de forces spéciales Takuba, une force de 500 hommes dédié à l'accompagnement au combat des soldats maliens.

Le groupe Wagner, avec qui Moscou dément tout lien, fournit des services de maintenance d'équipements militaires et de formation mais est également accusé de mercenariat et suspecté d'appartenir à un homme d'affaires proche du Kremlin, Evguéni Prigojine. 

Présences française et russe « incompatibles »

Ses hommes sont déjà présents en Afrique: en Libye, on les dit alliés au maréchal Haftar, l'homme fort de l'Est du pays. Des médias occidentaux ont fait état d'une présence au Soudan et ils seraient passés au Mozambique. Et début 2018, l'arrivée d'armes et de dizaines de "conseillers militaires" russes en Centrafrique avait permis à la Russie de faire un spectaculaire retour sur le théâtre africain, agrémenté d'une violente campagne de désinformation anti-française.

Fin 2019, l'AFP avait révélé qu'une petite équipe de Wagner avait été vue à Bamako, peu de temps après la conclusion, en juin 2019, d'un accord de coopération militaire entre le Mali alors présidé par Ibrahim Boubacar Keïta et la Russie, qui a engagé depuis quelques années une opération de charme tous azimuts en Afrique.

L'éventuel recours à Wagner surviendrait alors que la France, qui comptait encore à l'été quelque 5.000 soldats au Sahel, a entamé il y a peu une réduction de son dispositif militaire, tout en ayant l'intention de poursuivre ses opérations de contre-terrorisme mais aussi son appui aux armées locales. 

De source proche de l'exécutif, l'arrivée de paramilitaires russes constituerait une ligne jaune pour la France, déjà échaudée par un second coup d'Etat en un an au Mali, en mai dernier, et alors que Paris, comme la Cédéao, pousse avec difficultés la junte à tenir son engagement d'organiser des élections début 2022 pour ramener des civils au pouvoir. 

"Nous ne sommes pas au courant d'une signature de contrat entre le Mali et la société Wagner" et "nous n'avons pas servi d'intermédiaire", a seulement commenté auprès de l'AFP une source diplomatique russe à Bamako, tout en soulignant que "comme la France et d'autres pays nous sommes soucieux de la sécurité de la zone".

 


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.