Quand le chef d'état-major US s'inquiétait de l'état mental de Trump

Le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Mark Milley, a téléphoné à son homologue chinois pour lui assurer que les Etats-Unis n'attaqueraient pas la Chine, affirment les journalistes du Washington Post, Bob Woodward et Robert Costa, dans leur ouvrage "Péril", à paraître dans les prochains jours. (Photo, AFP)
Le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Mark Milley, a téléphoné à son homologue chinois pour lui assurer que les Etats-Unis n'attaqueraient pas la Chine, affirment les journalistes du Washington Post, Bob Woodward et Robert Costa, dans leur ouvrage "Péril", à paraître dans les prochains jours. (Photo, AFP)
Le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Mark Milley, a téléphoné à son homologue chinois pour lui assurer que les Etats-Unis n'attaqueraient pas la Chine, affirment les journalistes du Washington Post, Bob Woodward et Robert Costa, dans leur ouvrage "Péril", à paraître dans les prochains jours. (Photo, AFP)
Le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Mark Milley, a téléphoné à son homologue chinois pour lui assurer que les Etats-Unis n'attaqueraient pas la Chine, affirment les journalistes du Washington Post, Bob Woodward et Robert Costa, dans leur ouvrage "Péril", à paraître dans les prochains jours. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 15 septembre 2021

Quand le chef d'état-major US s'inquiétait de l'état mental de Trump

  • Le plus haut gradé américain et la directrice de la CIA craignaient que le président ne lance une attaque contre la Chine ou l'Iran pour créer une crise et tenter ainsi de rester au pouvoir
  • Le général Milley s'inquiétait tellement de l'état mental de Trump qu’il a appelé son homologue chinois à plusieurs reprises pour le rassurer : «La démocratie, c'est quelquefois brouillon»

WASHINGTON : Le plus haut gradé du Pentagone s'inquiétait tellement de l'état mental de Donald Trump dans les derniers jours de son mandat qu'il a pris secrètement des mesures pour éviter une guerre avec la Chine, selon un nouveau livre.

Le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Mark Milley, a téléphoné à son homologue chinois pour lui assurer que les Etats-Unis n'attaqueraient pas la Chine, affirment les journalistes du Washington Post, Bob Woodward et Robert Costa, dans leur ouvrage "Péril", à paraître dans les prochains jours.

 

«Quelles sont les mesures possibles pour empêcher un président déséquilibré d'avoir accès aux codes et d'ordonner une attaque nucléaire»

 

Selon des extraits publiés par le Washington Post et CNN, le général Milley a aussi fait promettre à ses adjoints de ne pas obéir immédiatement à un éventuel ordre extrême de Donald Trump, notamment sur l'usage de l'arme nucléaire, après la défaite électorale du président républicain le 3 novembre.

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Le général Milley a réuni l'état-major pour souligner que, si Donald Trump ordonnait une frappe nucléaire, il devait en être informé d'abord. Il a demandé à tous les officiers réunis de confirmer qu'ils avaient bien compris, ajoutent les journalistes Woodward et Costa, selon lesquels il s'agissait d'un "serment". (Photo, AFP)

Les services de renseignement américains ayant conclu que la Chine considérait une attaque américaine comme imminente, le chef d'état-major a appelé le général Li Zuocheng deux fois: le 30 octobre, un peu avant le scrutin présidentiel américain, et le 8 janvier, deux jours après l'assaut des partisans de Donald Trump contre le Capitole.

"Général Li, je veux vous assurer que l'Etat américain est stable et que tout va bien se passer", lui a-t-il dit lors du premier coup de fil, selon ce livre basé sur les témoignages anonymes de 200 responsables américains. "Nous n'allons pas attaquer ni mener d'opérations militaires contre vous".

Le général Milley a rappelé son homologue chinois deux mois plus tard, après l'assaut meurtrier contre le Congrès américain qui a fait vaciller la démocratie américaine et alors que Donald Trump contestait la victoire électorale de Joe Biden.

"Tout va bien", lui a-t-il dit. "Mais la démocratie, c'est quelquefois brouillon".

Par ailleurs, le général Milley a réuni l'état-major pour souligner que, si Donald Trump ordonnait une frappe nucléaire, il devait en être informé d'abord. Il a demandé à tous les officiers réunis de confirmer qu'ils avaient bien compris, ajoutent les journalistes Woodward et Costa, selon lesquels il s'agissait d'un "serment".

Il a aussi demandé à la directrice de la CIA de l'époque, Gina Haspel, et au chef du Renseignement militaire, le général Paul Nakasone, de surveiller tout comportement erratique de Donald Trump.

"Certains peuvent penser que Milley a outrepassé son autorité et s'est attribué des pouvoirs excessifs", écrivent les auteurs de "Péril".

Mais il était convaincu qu'il faisait ce qu'il fallait pour "qu'il n'y ait pas de rupture historique dans l'ordre international, de guerre accidentelle avec la Chine ou d'autres, et que l'arme nucléaire ne soit pas utilisée", ajoutent-ils.

Interrogé, l'état-major américain s'est abstenu de tout commentaire. Donald Trump a de son côté critiqué vertement le général Milley. "Je suppose qu'il sera jugé pour trahison s'il a échangé avec son homologue chinois derrière le dos du président", a lancé le milliardaire républicain dans un communiqué. 

« Il est fou »

Mais le sénateur républicain de Floride Marco Rubio s'est indigné des actions du général Milley, appelant Joe Biden à démettre "immédiatement" le chef d'état-major de ses fonctions.

"Le général Milley a tenté de justifier son comportement en affirmant que le jugement militaire était plus équilibré que celui du commandement civil", écrit M. Rubio dans une lettre ouverte.

"C'est un précédent dangereux dont pourrait se faire valoir à l'avenir le général Milley ou d'autres", ajoute-t-il. "Cela risque de mettre en pièces le principe bien établi dans notre pays du contrôle des civils sur les militaires".

Le général Milley, tout comme Gina Haspel, craignait que Donald Trump ne lance une attaque contre la Chine ou l'Iran pour créer une crise et tenter ainsi de rester au pouvoir.

"La situation est très dangereuse", a dit la directrice de la CIA. "On va attaquer pour son ego?"

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"Il est fou. Vous savez qu'il est fou (...), et ce qu'il a fait hier est une preuve supplémentaire de sa folie", se serait exclamée Nancy Pelosi, ce à quoi lui répond le général Milley: "Je suis entièrement d'accord avec vous", mais, lui assure-t-il, la chaîne de commandement nucléaire passe par "beaucoup de contrôles" pour éviter l'usage abusif de la bombe par un président. (Photo, AFP)

Le deuxième appel du chef d'état-major au général Li est intervenu au lendemain d'une conversation téléphonique avec la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, qui voulait s'assurer que Donald Trump ne puisse pas utiliser les codes nucléaires.

Des centaines de manifestants pro-Trump et de membres de groupes extrémistes venaient d'attaquer le Congrès au moment où les parlementaires y étaient réunis pour certifier la victoire de Joe Biden. Attaque à la suite de laquelle cinq personnes sont mortes.

Mme Pelosi avait fait état publiquement de cet appel, dans une lettre à son groupe parlementaire, mais sans entrer dans les détails. Bob Woodward et Robert Costa publient la transcription de la conversation.

"Quelles sont les mesures possibles pour empêcher un président déséquilibré de déclencher des hostilités armées ou d'avoir accès aux codes et d'ordonner une attaque nucléaire", demande Mme Pelosi.

"S'ils ne peuvent même pas l'empêcher d'attaquer le Capitole, qui sait ce qu'il peut faire d'autre?", ajoute-t-elle. "Il est fou. Vous savez qu'il est fou (...), et ce qu'il a fait hier est une preuve supplémentaire de sa folie".

"Je suis entièrement d'accord avec vous", lui répond le général Milley. Mais, lui assure-t-il, la chaîne de commandement nucléaire passe par "beaucoup de contrôles" pour éviter l'usage abusif de la bombe par un président.


Trump et Rubio optimistes sur l’Iran, mais Téhéran suit-il ?

Trump affirme que les négociations se déroulent très bien, tandis que Rubio déclare que la guerre est finie - mais est-ce ainsi que l'autre camp voit les choses ? (FILE/AFP)
Trump affirme que les négociations se déroulent très bien, tandis que Rubio déclare que la guerre est finie - mais est-ce ainsi que l'autre camp voit les choses ? (FILE/AFP)
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  • Marco Rubio a maintenu mercredi son affirmation selon laquelle la guerre avec l'Iran était terminée, alors même que les frappes meurtrières se poursuivaient
  • L'évaluation de M. Trump diffère nettement de celle du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui a déclaré que les lignes de communication avec les États-Unis étaient toujours ouvertes, mais avec "progrès tangible"

WASHINGTON/DUBAI : Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi que les négociations avec l'Iran se déroulaient "très bien" et qu'elles pourraient aboutir à des résultats au cours du week-end prochain.

"J'ai entendu dire que les négociations elles-mêmes se déroulaient très bien", a déclaré M. Trump à la presse, ajoutant à propos d'un accord potentiel : "Cela pourrait se produire (...) au cours du week-end".

Mercredi, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a maintenu son affirmation selon laquelle la guerre avec l'Iran était terminée, alors même que les frappes meurtrières se poursuivaient.

"Nous ne menons plus de frappes soutenues à l'intérieur de l'Iran pour dégrader leur armée, car la furie épique est terminée", a déclaré M. Rubio devant la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, affirmant que les États-Unis avaient remporté la victoire.

L'évaluation de M. Trump diffère nettement de celle du ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui a déclaré que les lignes de communication avec les États-Unis étaient toujours ouvertes, mais qu'aucun "progrès tangible" n'avait été réalisé dans les négociations visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

M. Trump a également déclaré qu'il souhaitait séparer les négociations entre les États-Unis et l'Iran de celles portant sur le conflit entre Israël et le Hezbollah au Liban.

"J'aimerais les séparer, j'aimerais qu'il y ait une chose séparée, parce que c'est, c'est séparé", a déclaré M. Trump.

"Nous avons en fait parlé avec le Hezbollah pour la toute première fois", a déclaré le président américain à propos des efforts déployés pour mettre fin aux combats au Liban.

"Ils se sont mis d'accord hier pour ne pas tirer, Israël ne tirera pas, nous verrons bien", a déclaré M. Trump.

Sémantique du cessez-le-feu

Au cours de la nuit, les États-Unis ont déclaré avoir abattu des drones iraniens et frappé une station de contrôle au sol iranienne, tandis que les forces de Téhéran ont lancé des drones et des missiles en direction de plusieurs pays voisins du Golfe.

M. Trump a minimisé les échanges de tirs en déclarant : "C'est une autre partie de l'histoire : "C'est une autre partie du monde, vous savez. Je dirais que dans cette partie du monde, le cessez-le-feu, c'est quand vous tirez de manière plus modérée."

Il y a une raison à tout, et nous les avons frappés assez durement la nuit précédente, et même la nuit dernière", a déclaré M. Trump à propos des Iraniens, avant d'ajouter : "Quand on m'a expliqué que c'était une erreur, j'ai pensé que c'était une erreur : "Quand on me l'a expliqué, j'ai dit 'd'accord'".

Un cessez-le-feu est en vigueur entre les États-Unis et l'Iran depuis le début du mois d'avril, tandis qu'un autre est entré en vigueur au Liban au milieu du même mois.

Malgré cela, les affrontements entre les différentes parties au conflit se poursuivent.

La question de savoir ce qui est considéré comme un cessez-le-feu ou comme la fin de la guerre reste très discutée.

Définition de la victoire

"Nous définissons la victoire comme la destruction de leur base industrielle de défense, la réduction significative du nombre de lanceurs de missiles qu'ils possèdent, la réduction significative de leur stock de drones", a déclaré M. Rubio.

"Et nous avons atteint tous ces objectifs, en plus de détruire ce qu'il restait de leur force aérienne et d'anéantir la totalité de leur marine conventionnelle.

M. Rubio s'est heurté à une forte résistance de la part des démocrates, qui ont fait valoir que le conflit faisait toujours rage, l'Iran ayant frappé l'aéroport du Koweït mercredi, faisant un mort et 63 blessés dans le cadre d'une escalade majeure du conflit.

Bahreïn, qui, comme le Koweït, accueille une importante présence militaire américaine, a également été la cible de frappes de drones de la part de l'Iran pendant la nuit.

"On peut changer le nom de l'opération. Cela ne change rien au fait que le détroit est toujours fermé et que mes militaires, et tous nos militaires, sont toujours en danger", a déclaré Sara Jacobs, représentante de la Californie, à M. Rubio.

L'Iran pourrait être d'un autre avis

M. Rubio a fait le point sur les négociations avec l'Iran, indiquant que les stocks d'uranium hautement enrichi de la république islamique étaient au centre des discussions et que Téhéran n'avait pas encore accepté d'accord de paix.

Washington insiste sur le fait que l'Iran doit remettre son uranium enrichi de qualité quasi militaire, accepter de limiter ses activités nucléaires et rouvrir le détroit d'Ormuz pour qu'un accord de paix puisse être mis en œuvre.

"Je pense que maintenant, dans certains des documents qui ont été échangés, la question est clairement abordée, mais nous n'avons toujours pas reçu l'approbation finale de leur système ce matin", a déclaré M. Rubio à la commission de la Chambre des représentants.

L'Iran a déclaré qu'il avait besoin du déblocage de 12 milliards de dollars d'avoirs gelés avant d'entamer des discussions de fond sur son programme nucléaire, et a rejeté les commentaires antérieurs du président américain Donald Trump qui a suggéré que son stock d'uranium enrichi serait finalement détruit.

Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a toutefois déclaré dans un message jeudi que les ennemis de l'Iran, après avoir été vaincus sur le champ de bataille, cherchaient maintenant à saper la résilience du public et à semer des divisions internes.

M. Khamenei a appelé à l'unité nationale face à ces menaces et a déclaré que toute action visant à susciter le pessimisme ou la frustration au sein de la population revenait à aider l'ennemi.

Le message a été lu en son nom lors des cérémonies marquant l'anniversaire de la mort du fondateur de la République islamique, Ruhollah Khomeini.

(Avec agences)


Niger: 49 personnes meurent de soif dans le désert après une panne de camion

Quarante-neuf ressortissants nigériens sont morts de soif dans le désert, dans la zone frontalière entre l'Algérie, le Niger et le Mali, après la panne du camion qui les transportait, ont indiqué jeudi les autorités locales. (Photo d'illustration AFP)
Quarante-neuf ressortissants nigériens sont morts de soif dans le désert, dans la zone frontalière entre l'Algérie, le Niger et le Mali, après la panne du camion qui les transportait, ont indiqué jeudi les autorités locales. (Photo d'illustration AFP)
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  • Les 49 personnes ont "trouvé la mort de soif dans une zone reculée située à plus de 80 kilomètres à l'ouest d'Assamaka"
  • "Privés d'eau et incapables de réparer le véhicule malgré les efforts du chauffeur, de ses apprentis et des passagers, les voyageurs se sont retrouvés piégés au cœur d'un environnement hostile"

ABIDJAN: Quarante-neuf ressortissants nigériens sont morts de soif dans le désert, dans la zone frontalière entre l'Algérie, le Niger et le Mali, après la panne du camion qui les transportait, ont indiqué jeudi les autorités locales.

Les 49 personnes ont "trouvé la mort de soif dans une zone reculée située à plus de 80 kilomètres à l'ouest d'Assamaka", a indiqué sur Facebook le gouvernorat d'Agadez, qui administre cette zone, précisant que les voyageurs rentraient du Mali pour célébrer la fête de l'Aïd.

"Privés d'eau et incapables de réparer le véhicule malgré les efforts du chauffeur, de ses apprentis et des passagers, les voyageurs se sont retrouvés piégés au cœur d'un environnement hostile où les températures extrêmes et l'absence de points d'approvisionnement rendent toute survie extrêmement difficile", a détaillé le gouvernorat, ajoutant que les victimes ont été inhumées dans des fosses communes.

"Deux personnes ont toutefois survécu à cette épreuve" et "ont parcouru plus de cinquante kilomètres à pied avant d'atteindre une mare puis de rejoindre Assamaka où ils ont pu donner l'alerte", selon la même source.

De retour du site du drame, les autorités locales ont découvert un autre camion immobilisé à plus de 60 kilomètres d'Assamaka, avec "à son bord plus de 60 personnes... bloquées depuis trois jours au cœur du désert à la suite d'une panne de batterie."

Ces voyageurs avaient quitté un site d'orpaillage malien situé à plus de 300 kilomètres de la frontière nigérienne, précise le gouvernorat dans un second communiqué.

La délégation a apporté l'assistance nécessaire pour dépanner le véhicule, permettant aux passagers de reprendre leur route, ajoute la même source.

Cette zone désertique, point de passage connu de migrants africains qui cherchent à gagner l'Europe, est régulièrement le théâtre de drames de ce type.

En 2025, au moins 35 migrants sont morts dans le désert nigérien, avait rapporté l'ONG Alarme Phone Sahara (APS).

En octobre 2013, 92 migrants nigériens (33 femmes, 52 enfants et 7 hommes) avaient péri de soif en plein désert dans le nord du Niger, près de la frontière algérienne, après avoir été abandonnés par leurs passeurs à la suite de pannes de véhicules. Ils tentaient d'aller en Algérie.

Plus de 34.000 migrants ont été expulsés d'Algérie vers le Niger voisin en 2025, selon APS.


Israël annonce l'ouverture de sa première ambassade en Slovénie

Israël annonce l'ouverture de sa première ambassade en Slovénie
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  • Ljubljana avait reconnu l'Etat de Palestine en juin 2024
  • En avril dernier, la Slovénie avait cosigné avec l'Irlande et l'Espagne une lettre adressée à la Commission européenne pour réclamer un réexamen de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël

JERUSALEM: Israël a annoncé jeudi l'ouverture de sa première ambassade en Slovénie, se félicitant d'un réchauffement des relations avec ce pays d'Europe après le changement de gouvernement.

"Je suis fier d'annoncer qu'Israël ouvrira sa toute première ambassade à Ljubljana", a affirmé le ministre des Affaires étrangères Gidéon Saar dans un communiqué, sans préciser à quelle date.

"L'élection du Premier ministre Janez Jansa marque un nouveau chapitre dans les relations entre Israël et la Slovénie", a affirmé le ministre, évoquant les "années d'hostilité de la part du précédent gouvernement" slovène.

Ljubljana avait reconnu l'Etat de Palestine en juin 2024.

En avril dernier, la Slovénie avait cosigné avec l'Irlande et l'Espagne une lettre adressée à la Commission européenne pour réclamer un réexamen de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël.

En septembre 2025, le gouvernement slovène avait annoncé avoir décidé d'interdire l'entrée sur son territoire au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, rappelant que des procédures étaient en cours contre lui pour crimes de guerre et contre l'humanité à la Cour pénale internationale (CPI).

En juillet 2025, l'interdiction du commerce d'armes avec Israël avait été annoncée, en raison de la guerre dans la bande de Gaza.

Le chef de la droite nationaliste Janez Jansa, admirateur du président américain Donald Trump, a été élu Premier ministre fin mai à Ljubljana par le Parlement.

"Aujourd'hui, nous tournons une nouvelle page. Lorsque les amis d'Israël reviennent au pouvoir, Israël revient également", s'est félicité M. Saar.