Parité pour les finalistes du prestigieux Booker Prize

L'an dernier, le prix avait été attribué à l'Ecossais Douglas Stuart pour son premier roman «Shuggie Bain». (Photo, AFP)
L'an dernier, le prix avait été attribué à l'Ecossais Douglas Stuart pour son premier roman «Shuggie Bain». (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 15 septembre 2021

Parité pour les finalistes du prestigieux Booker Prize

  • Six ouvrages ont été sélectionnés par les cinq jurés parmi 158 romans publiés au Royaume-Uni ou en Irlande entre le 1er octobre 2020 et le 30 septembre 2021
  • A la clé du Booker Prize, une récompense de 55 000 euros et l'assurance d'une renommée internationale synonyme de succès en librairie

LONDRES : Trois hommes et trois femmes, dont la primo-romancière américaine Patricia Lockwood, ont été sélectionnés en finale du Booker Prize, prestigieux prix littéraire britannique qui sera remis le 3 novembre, a annoncé mardi le jury.

Patricia Lockwood, en lice pour "No One is talking About This", qui met la tragédie d'une vie face à "l'absurdité" des réseaux sociaux, fera face à deux autres auteurs américains: Richard Powers ("Bewilderment", dans lequel un astrobiologiste s'échappe vers des mondes fantastiques alors qu'il aide son fils perturbé) et Maggie Shipstead ("Great Circle", qui entraîne les lecteurs dans les parcours entrelacés d'une aviatrice du XXe siècle et une star de Hollywood du XXIe siècle).

Le Sud-africain Damon Galgut ("The Promise", consacré au déchirements d'une famille blanche dans le Pretoria post-apartheid) est en finale pour la troisième fois, Richard Powers pour la deuxième fois.

Les autres finalistes sont l'écrivaine sri lankaise Anuk Arudpragasam ("A passage North", qui évoque traumatisme et souvenirs de la guerre civile au Sri Lanka), la Britannico-Somalienne Nadifa Mohamed ("The Fortune Men", sur un Somalien injustement condamné pour le meurtre d'une femme au Pays de Galles en 1952).

Ces six ouvrages ont été sélectionnés par les cinq jurés parmi 158 romans publiés au Royaume-Uni ou en Irlande entre le 1er octobre 2020 et le 30 septembre 2021, sélection qui avait été réduite à 13 ouvrages fin juillet.

"Avec tant de livres intelligents et ambitieux devant nous, les jurés se sont engagés dans de riches discussions non seulement à propos des qualités de chaque titre, mais souvent de l'objectif de la fiction elle-même", a déclaré dans un communiqué la présidente du jury, l'historienne Maya Jasanoff. "Peut-être à juste titre pour notre époque, ces romans partagent un intérêt pour la manière dont les individus sont à la fois animés et contraints par des forces plus grande qu'eux", a-t-elle ajouté.

L'auteur britannique d'origine japonaise Kazuo Ishiguro ("Klara And The Sun"), 66 ans et auréolé du Booker Prize en 1989 et du Nobel de la littérature en 2017, n'a en revanche pas été sélectionné pour la finale.

L'an dernier, le prix avait été attribué à l'Ecossais Douglas Stuart pour son premier roman "Shuggie Bain", qui se déroule dans une famille de la classe ouvrière à Glasgow luttant contre l'alcoolisme et la pauvreté dans les années 1980.

A la clé du Booker Prize, une récompense de 50 000 livres (environ 55 000 euros) et l'assurance d'une renommée internationale synonyme de succès en librairie.


Mode à Milan: Gucci dévoile l'énigme «Vault»

Le logo de la marque de luxe Gucci. (Photo, AFP)
Le logo de la marque de luxe Gucci. (Photo, AFP)
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  • «Toujours se souvenir, ne jamais répéter» était le manifeste d'un défilé fleuve, fort de 102 looks, librement inspiré des années 2000
  • Des sacs issus des archives de la maison, de la vaisselle, des foulards mais aussi des créations inédites des jeunes designers étaient présentés dans l'ancien poste de douane du parc Sempione transformé pour l'occasion en caveau des merveilles

MILAN : Absente du calendrier des défilés milanais depuis février 2020, la maison Gucci était au rendez-vous de la Fashion week samedi pour dévoiler un énigmatique projet intitulé "Vault". 

Après des semaines de suspens savamment entretenu sur les réseaux sociaux et de mystérieuses peintures murales dans différentes capitales, la maison florentine a finalement levé le voile: "Vault" est un concept store en ligne avec des pièces vintage Gucci, des objets de curiosité, et des collections de jeunes designers indépendants, sélectionnés par le directeur artistique de la maison, Alessandro Michele. 

"Je suis vraiment ému", a déclaré Michele lors d'une conférence de presse. "Ce projet est le fruit de ma passion pour les objets en général, pour ceux du passé encore plus, pour le vintage que j’ai toujours collectionné. Mon plaisir est dans la recherche des belles choses. Je le fais dans ma vie privée et bien sûr cela a nourri mon travail pour Gucci depuis 7 ans", a-t-il expliqué.

Des sacs issus des archives de la maison, de la vaisselle, des foulards mais aussi des créations inédites des jeunes designers étaient présentés dans l'ancien poste de douane du parc Sempione transformé pour l'occasion en caveau des merveilles. 

"C’est très beau d'être en relation avec ces jeunes marques. Elles sont la sève de ce présent, du futur et j'avais envie de créer un lieu ouvert pour eux, qui les mette en lumière", a-t-il poursuivi. 

Tout se passera en ligne, sur un site dédié, en adéquation avec les nouveaux usages qui se sont développés avec la pandémie et dans un souci d’accès démocratique pour tous. 

Des pièces rares de la maison florentine y seront également en vente.

"J’ai toujours eu une passion pour les pièces rares de Gucci, même avant d’y travailler. Je pouvais passer des heures à chiner, j'allais dans les salles de vente. Nous avons des pièces merveilleuses qui vont être sur Vault", a-t-il vanté.

Un peu plus tôt samedi, une autre maison florentine faisait le show, Salvatore Ferragamo. Encore orpheline de directeur artistique, l'Anglais Paul Andrew ayant quitté son poste au printemps dernier, la maison a présenté une collection élégante et raffinée.

Chez Dolce et Gabbana, la relation avec le passé de la marque était aussi au cœur de la collection. 

"Toujours se souvenir, ne jamais répéter" était le manifeste d'un défilé fleuve, fort de 102 looks, librement inspiré des années 2000, réhabilitant des silhouettes ultra féminines perchées sur stiletto, en mini-jupes et lingerie apparente.


Cinéma : les femmes raflent tout à Saint-Sébastien, la Roumaine Alina Grigore triomphe

La réalisatrice roumaine Alina Grigore reçoit le prix "Concha de Oro" (Coquillage d'or) du meilleur film pour "Lune bleue" (Crai nou) lors de la cérémonie de clôture du 69e Festival du film de San Sebastian en Espagne le 25 septembre  2021. (Photo, AFP)
La réalisatrice roumaine Alina Grigore reçoit le prix "Concha de Oro" (Coquillage d'or) du meilleur film pour "Lune bleue" (Crai nou) lors de la cérémonie de clôture du 69e Festival du film de San Sebastian en Espagne le 25 septembre 2021. (Photo, AFP)
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  • Le jury de cette 69e édition a remis le prix de la meilleure réalisation à la Danoise Tea Lindeburg pour «As In Heaven»
  • Plus de 170 films ont été projetés pendant les huit jours du Festival

SAINT-SEBASTIEN, ESPAGNE : Après Cannes et la Mostra, le festival de cinéma de Saint-Sébastien a décerné à son tour samedi sa plus haute récompense à une réalisatrice, la Roumaine Alina Grigore, sacrée pour son premier long-métrage à l'issue d'une 69e édition au cours de laquelle les femmes ont tout raflé.


"Je ne m'y attendais pas du tout", a déclaré très émue la jeune réalisatrice et actrice de 36 ans, en recevant la Coquille d'or pour "Blue Moon". Elle a remercié "toutes les femmes et tous les hommes qui ont permis d'emmener notre message si loin".


Son film, qui retrace le parcours d'une jeune femme qui tente d'échapper à la violence de sa famille, faisait partie des 17 films en compétition cette année, aux côtés notamment de "Maixabel" d'Iciar Bollain, inspiré d'une histoire vraie entre la veuve d'un homme politique assassiné par l'ETA et deux de ses assassins, et d'"Arthur Rambo" du réalisateur français Laurent Cantet et de "Benediction" du Britannique Terence Davies.


Le jury de cette 69e édition, présidé par la réalisatrice géorgienne Dea Kouloumbegachvili, a remis le prix de la meilleure réalisation (la Coquille d'argent) à la Danoise Tea Lindeburg pour "As In Heaven", un film qui dépeint la vie au Danemark au XIXe siècle à travers le regard de trois femmes : Lise, âgée de 14 ans, sa tante et sa grand-mère.


L'actrice principale de ce long-métrage, la Danoise Flora Ofelia Hofmann Lindahl, a quant à elle obtenu le prix de la "meilleure interprétation", ex-aequo avec l'actrice américaine Jessica Chastain. 

Récompense mixte

Cette récompense était pour la première fois cette année mixte, pour ne pas faire de différences entre hommes et femmes, à l'instar de la Berlinale, le premier grand festival de cinéma à décerner cette année un prix d'interprétation "non-genré".


"J'adore ce que je fais et j'espère continuer pendant très longtemps", a dit l'actrice de 25 ans en recevant son prix, tenant la main de Jessica Chastain.


De son côté, l'Américaine Jessica Chastain, deux fois nommée aux Oscars, a été récompensée pour le film "Dans les yeux de Tammy Faye". Elle y incarne la télé-évangéliste Tammy Faye Bakker, une personnalité américaine contestée qui a souvent été parodiée dans des émissions de télévision aux Etats-Unis.


L'actrice de 44 ans a décidé de faire ce film il y a sept ans après avoir vu un documentaire montrant une autre facette de cette femme.


"J'espère que ce film nous apprendra à dépasser nos premières impressions", a-t-elle déclaré au moment de la remise du prix.


Considéré comme un tremplin pour le cinéma latino-américain en Europe, le festival a distingué une réalisatrice mexicano-salvadorienne Tatiana Huezo pour "Noche de fuego".


Le film, déjà remarqué à Cannes en juillet dans la section Un certain regard et récompensé d'une mention spéciale, se déroule dans une zone rurale du sud du Mexique où les femmes, mères et filles, vivent dans la peur des enlèvements. Au total, dix films étaient en compétition dans la section "Horizons latinos".


Plus de 170 films ont été projetés pendant les huit jours du Festival, dont "Une seconde" du Chinois Zhang Yimou ("Epouses et concubines") présenté à la cérémonie d'ouverture.


L'acteur anglo-égyptien incarne le partenaire de la princesse Diana Dodi Al-Fayed dans "The Crown"

 La série Netflix primée aux Emmy Awards "The Crown" a choisi l'acteur anglo-égyptien Khalid Abdalla. (AFP)
La série Netflix primée aux Emmy Awards "The Crown" a choisi l'acteur anglo-égyptien Khalid Abdalla. (AFP)
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  • La princesse Diana est tombée amoureuse de Dodi à l'été 1997.
  • L'acteur Salim Daw a été choisi pour le rôle du père de Dodi, milliardaire et ancien propriétaire de Harrods, Mohamed Al-Fayed.

DUBAΪ : La série Netflix primée aux Emmy Awards "The Crown" a sélectionné l'acteur anglo-égyptien Khalid Abdalla pour incarner l'héritier du grand magasin égyptien et producteur de films Dodi Al-Fayed, qui a eu une brève relation avec la princesse Diana avant leur mort en 1997.

L'acteur Salim Daw a été choisi pour le rôle du père de Dodi, milliardaire et ancien propriétaire de Harrods, Mohamed Al-Fayed.

La princesse Diana est tombée amoureuse de Dodi à l'été 1997. Leur brève union a provoqué la frénésie des paparazzis qui n’a pris fin qu’à la disparition du couple dans un accident de voiture quelques mois seulement après le début de leur relation.

L'actrice australienne Elizabeth Debicki endossera le rôle de Diana après Emma Corrin, qui incarnait une version jeune de la princesse dans la saison 4.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com