Les forces navales dans le Pacifique en augmentation face à la Chine

Travelling Sous-marin de la classe Astute en surface avec le porte-avion HMS Queen Elizabeth en arrière-plan (Photo, AFP)
Travelling Sous-marin de la classe Astute en surface avec le porte-avion HMS Queen Elizabeth en arrière-plan (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 16 septembre 2021

Les forces navales dans le Pacifique en augmentation face à la Chine

Travelling Sous-marin de la classe Astute en surface avec le porte-avion HMS Queen Elizabeth en arrière-plan (Photo, AFP)
  • Comme d'autres, l'Australie s'inquiète d'une marine chinoise de plus en plus pléthorique
  • Fin 2020, Pékin disposait d'un total de 360 navires de combat de surface et de sous-marins, comparés à 297 bâtiments pour toute la flotte mondiale des Etats-Unis

PARIS: La décision australienne de se doter de sous-marins nucléaires, en partenariat avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni, souligne la montée en puissance d'une marine chinoise de plus en plus pressante dans le Pacifique.  

L'Australie, qui dispose de six sous-marins Collins à propulsion diesel-électrique de conception suédoise entrés en service au milieu des années 1990, devait renouveler ses moyens avec 12 sous-marins conventionnels de conception française.  

En rompant ce contrat, le pays a choisi d'accroître encore ses capacités: la propulsion nucléaire permet une discrétion et une autonomie accrues du sous-marin. « C'est un changement de besoin », a résumé le Premier ministre australien Scott Morrison.  

Comme d'autres, l'Australie s'inquiète d'une marine chinoise de plus en plus pléthorique. Fin 2020, Pékin disposait d'un total de 360 navires de combat de surface et de sous-marins, comparés à 297 bâtiments pour toute la flotte mondiale des Etats-Unis, selon l'Office du renseignement naval américain (ONI).  

Et la Chine devrait disposer de 400 bâtiments en 2025 et 425 en 2030, selon l'ONI.  

Pékin dispose notamment de six sous-marins nucléaires lanceurs d'engins porteurs de missiles nucléaires (SNLE), et d'une quarantaine de sous-marins d'attaque, dont six nucléaires, selon le Military Balance.  

Washington de son côté peut compter sur 21 sous-marins d'attaque et huit SNLE basés dans le Pacifique, essentiellement à Pearl Harbor, selon l'US Navy.  

Si les Etats-Unis basent dans la région 5 de leurs 11 porte-avions, la Chine a entamé la construction de son troisième porte-avions et construit toujours plus de destroyers.  

Entre 2015 et 2019, les chantiers navals chinois ont construit 132 bâtiments, contre 68 pour les Etats-Unis, 48 pour l'Inde, 29 pour le Japon, 17 pour la France, 9 pour l'Australie et 4 (dont deux porte-avions) pour le Royaume-Uni, selon une étude de la publication spécialisée Janes réalisée l'an passé.  

En quatre ans, la Chine a mis à l'eau l'équivalent de la flotte française, selon l'amiral Pierre Vandier, chef d'état-major de la Marine française, relevant « l'effort naval chinois historique » qui représente « plus de 55% dans le budget défense de la Chine ».  

Cette frénésie chinoise a des conséquences dans toute la région, conduisant de nombreux pays à déployer une stratégie visant à interdire à la puissance chinoise de se déployer à proximité de leurs côtes. Cela passe notamment par l'acquisition de sous-marins.  

Le Vietnam dispose ainsi de six sous-marins de conception russe, la Malaisie de deux submersibles, tandis que l'Indonésie a commandé six sous-marins à la Corée du Sud et que les Philippines caressent l'idée de bâtir une flotte sous-marine. Pékin conteste la souveraineté de tous ces pays sur une partie de la mer de Chine méridionale.  

Ailleurs dans le Pacifique, le Japon dispose de 23 sous-marins, la Corée du Sud de 18, Singapour de 2 et la Russie d'une douzaine.  

Signe des tensions dans la région et de son intérêt, la France a pour sa part achevé début 2021 le déploiement dans le Pacifique de l'un de ses sous-marins nucléaires d'attaque, l'Emeraude, une première depuis 2001.  


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.