Bruxelles veut renforcer la protection des journalistes face aux attaques

La vice-présidente de la Commission européenne pour les valeurs et la transparence, Vera Jourova, prononce un discours alors qu'elle assiste à une conférence de presse sur la sécurité des journalistes dans l'Union européenne, à Bruxelles, le 16 septembre 2021. (Photo, AFP)
La vice-présidente de la Commission européenne pour les valeurs et la transparence, Vera Jourova, prononce un discours alors qu'elle assiste à une conférence de presse sur la sécurité des journalistes dans l'Union européenne, à Bruxelles, le 16 septembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 16 septembre 2021

Bruxelles veut renforcer la protection des journalistes face aux attaques

  • Les Etats membres sont appelés à porter une attention particulière à la protection des femmes journalistes
  • La Commission s'inquiète de pressions politique et de menaces pour l'indépendance des médias en République tchèque, à Malte, en Slovénie, en Pologne, en Bulgarie et en Hongrie

BRUXELLES: La Commission européenne a présenté jeudi une série de préconisations pour améliorer la protection des journalistes, lors des manifestations notamment mais aussi en ligne, s'inquiétant d'une augmentation des attaques contre les médias ces dernières années dans l'Union européenne.

"Aujourd'hui nous demandons aux Etats membres d'agir de façon résolue pour faire de l'UE un lieu plus sûr pour les journalistes", a déclaré la vice-présidente de la Commission, Vera Jourova, rappelant l'assassinat en 2017 de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia et en 2018 du Slovaque Jan Kuciak.

Elle a indiqué que "plus de 900 journalistes et professionnels des médias" avaient été victimes d'attaques dans l'UE en 2020: attaques physiques, insultes, harcèlement en ligne, destruction d'équipement.

Les Etats membres sont appelés à porter une attention particulière à la protection des femmes journalistes, dont "73% ont déclaré avoir fait l'expérience de la violence en ligne dans leur travail", a rappelé Vera Jourova. 

Elle a jugé "particulièrement inacceptable la violence verbale ou via des tweets de dirigeants politiques".

Une allusion notamment au Premier ministre slovène Janez Jansa, qui n'hésite pas à injurier les journalistes sur les réseaux sociaux et dont le pays occupe actuellement la présidence de l'UE. La présidente de l'exécutif européen, Ursula von der Leyen, l'avait rappelé à l'ordre sur la liberté de la presse à l'occasion du début de cette présidence en juillet.

Mais "il ne s'agit pas seulement de la Slovénie", a précisé Vera Jourova. "Nous constatons une rhétorique très agressive dans d'autres pays".

S'agissant de mesures non contraignantes juridiquement pour les Etats membres, elle a reconnu le risque que "cette recommandation soit prise plus au sérieux dans les pays où l'on observe le moins de problèmes".

Dans son rapport annuel sur l'Etat de droit dans l'UE présenté en juillet, la Commission s'inquiète de pressions politique et de menaces pour l'indépendance des médias en République tchèque, à Malte, en Slovénie, en Pologne, en Bulgarie et en Hongrie.

Les Vingt-Sept sont aussi appelés à améliorer la sécurité des reporters couvrant les manifestations. Près d'un incident sur trois visant les journalistes se produit à ces occasions, a rappelé la responsable tchèque.

La Commission appelle les Etats membres à "fournir une formation régulière aux services répressifs", et prône "l'élaboration de méthodes efficaces et appropriées d'identification des journalistes" lors de ces manifestations.

La Commission enjoint aussi notamment les Vingt-Sept à soutenir la mise en place de services proposant une aide juridique, psychologique et des solutions d'hébergement aux journalistes menacés.

L'exécutif européen prépare par ailleurs une loi pour protéger l'indépendance des médias, ainsi qu'un texte destiné à protéger les journalistes des poursuites judiciaires abusives ("procédures-bâillons").

Reporters sans frontières a qualifié les préconisations de la recommandation présentée jeudi de "pas dans la bonne direction" et appelé les chefs d'Etat et gouvernement à tout mettre en oeuvre "pour qu'elles ne restent pas lettre morte".


Le pétrole monte fasse à l'impasse diplomatique entre Washington et Téhéran

"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News. (Reuters)
"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News. (Reuters)
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  • "Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous"
  • "L'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran maintient au premier plan les inquiétudes concernant l'offre" de pétrole, affirme Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown

LONDRES: Les cours du pétrole grimpent vendredi à l'approche d'un nouveau week-end sans perspective de retour à la normale des flux pétroliers transitant via le détroit d'Ormuz, deux mois et demi après le début de la guerre au Moyen-Orient.

Vers 09H10 GMT (11H10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, gagnait 2,96% à 108,85 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, montait de 3,44% à 104,65 dollars.

"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News.

"L'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran maintient au premier plan les inquiétudes concernant l'offre" de pétrole, affirme Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Si l'Iran a annoncé que ses forces navales avaient autorisé depuis mercredi le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, "pour l'instant, les flux de pétrole passant par le détroit restent limités et les stocks de pétrole continuent de diminuer", explique à l'AFP Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.

"Il est raisonnable de supposer qu'entre 10 à 13 millions de barils d'or noir par jour sont bloqués dans le Golfe", rappelle Tamas Varga, analyste chez PVM. En cumulé depuis le début de la guerre "ce chiffre s'approche du milliard de barils" perdus pour le marché.

Cette semaine, l'Agence internationale de l'énergie a averti que le monde puise dans ses réserves de pétrole à une vitesse record.

"On ne peut que conclure (...) que les prix du pétrole devraient être nettement plus élevés", juge M. Varga.

Et si les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran n'avancent pas, "nous devrons peut‑être commencer à nous inquiéter d'une ré‑escalade, ce qui signifie un risque de dommages supplémentaires aux infrastructures énergétiques de la région", a souligné Warren Patterson, analyste chez ING dans une visioconférence dédiée aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur le pétrole.

Selon lui, le marché du gaz, dont les prix ont un peu moins flambé que ceux du pétrole depuis le début du conflit, est particulièrement exposé car ce dernier "n'a pas vraiment le luxe de réserves stratégiques dans lesquelles on pourrait puiser", a précisé M. Patterson.

Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, prenait 3,03%, à 49,10 euros le mégawattheure.


Cinq Italiens décédés dans un accident de plongée aux Maldives

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
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  • Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé
  • Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué

MALE: Cinq Italiens sont décédés dans un accident de plongée aux Maldives, sans que les circonstances précises soient connues, a annoncé jeudi le ministère italien des Affaires étrangères, les forces de sécurité sur place ayant retrouvé un corps.

L'archipel est une destination de vacances de luxe, avec ses plages de sable blanc et ses complexes hôteliers isolés, prisée des plongeurs.

Des responsables locaux ont déclaré qu'il s'agissait du plus grave accident de plongée survenu dans ce pays composé de 1.192 minuscules îles coralliennes dispersées sur quelque 800 kilomètres le long de l'équateur, dans l'océan Indien.

"A la suite d'un accident survenu lors d'une sortie de plongée sous-marine, cinq ressortissants italiens ont trouvé la mort (...) aux Maldives. Les plongeurs auraient perdu la vie alors qu'ils tentaient d'explorer des grottes situées à 50 mètres de profondeur", précise le ministère, en soulignant que les autorités locales menaient une enquête.

Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé.

Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué.

"Un corps a été retrouvé", annonce le communiqué. Il a "été découvert à l'intérieur d'une grotte en profondeur (...) On pense que les quatre autres plongeurs se trouvent également dans cette même grotte, qui descend jusqu'à environ 60 mètres", précise-t-il.

Les MNDF ont aussi précisé qu'un navire des garde-côtes se trouvait dans la zone pour coordonner les opérations de recherche tout au long de la nuit. D'autres plongeurs des garde-côtes ont été envoyés en renfort pour participer aux recherches.

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs.

Une touriste britannique est décédée en décembre lors d'une plongée, et son mari, bouleversé, est mort quelques jours plus tard après être tombé malade.

En juin, un touriste japonais de 26 ans a disparu après une expédition de plongée près de la capitale.

Selon les médias locaux, au moins 112 touristes sont morts dans des incidents liés à la mer dans l'archipel au cours des six dernières années, dont 42 victimes d'accidents de plongée ou de plongée avec tuba.

 


Détroit d'Ormuz: Téhéran annonce laisser passer des navires chinois depuis mercredi

L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran"
  • Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique"

TEHERAN: L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran", ont indiqué jeudi dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran.

Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique", ont-ils spécifié.

Cette autorisation donnée à plusieurs navires chinois a également été annoncée par des médias officiels iraniens.

La télévision d’État iranienne a notamment précisé que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à franchir le détroit d'Ormuz, sans indiquer s'il s'agissait exclusivement de navires chinois.

Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique.

Les Etats-Unis ont quant à eux imposé leur propre blocus des ports iraniens malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump, en visite jeudi en Chine, a discuté du détroit d'Ormuz avec son homologue Xi Jinping.

Selon un extrait d'une interview à la chaîne Fox News, Donald Trump a déclaré que M. Xi lui avait assuré que Pékin n'enverrait pas d'équipement militaire à l'Iran et était prêt à aider à la réouverture du détroit d'Ormuz.

La Chine est le principal pays importateur du pétrole iranien.