Un Van Gogh, ressurgi du passé, exposé pour la première fois à Amsterdam

Un vieil homme usé et triste: un dessin du peintre Vincent van Gogh présenté pour la première fois au public au musée Van Gogh d'Amsterdam le 16 septembre 2021 (Photo, AFP)
Un vieil homme usé et triste: un dessin du peintre Vincent van Gogh présenté pour la première fois au public au musée Van Gogh d'Amsterdam le 16 septembre 2021 (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 16 septembre 2021

Un Van Gogh, ressurgi du passé, exposé pour la première fois à Amsterdam

Un vieil homme usé et triste: un dessin du peintre Vincent van Gogh présenté pour la première fois au public au musée Van Gogh d'Amsterdam le 16 septembre 2021 (Photo, AFP)
  • Le dessin représente un vieux paysan vouté assis sur une chaise en bois, se tenant la tête à deux mains
  • Les propriétaires du dessin, une famille néerlandaise qui l'avait acheté en 1910, avait sollicité le musée pour l'authentifier après appel lancé aux collectionneurs privés pour enrichir la base de données numériques et l'inventaire du musée

AMSTERDAM: Un vieil homme usé et triste: un dessin du peintre Vincent van Gogh découvert dans une collection privée néerlandaise où il était conservé depuis plus de 100 ans a été présenté pour la première fois au public jeudi au musée Van Gogh d'Amsterdam.  

« C'est la première fois que ce dessin sort au grand jour. Il n'avait jamais été exposé nulle part », s'est félicité un spécialiste du musée, Teio Meedendorp. « Il provient d'une collection privée néerlandaise où il est resté très longtemps et c'est la toute première fois qu'on peut le voir », a-t-il ajouté.   

Il s'agit d'une petite étude au crayon réalisée en novembre 1882, « Etude pour ‘Un paysan usé’ », dans la période néerlandaise de ses débuts, plus méconnue mais qui suscite un intérêt croissant.  

Les propriétaires du dessin, une famille néerlandaise qui l'avait acheté en 1910, avait sollicité le musée pour l'authentifier après appel lancé aux collectionneurs privés pour enrichir la base de données numériques et l'inventaire du musée.  

Des experts ont ensuite confirmé que c'était bien une nouvelle oeuvre à inscrire à l'actif de Van Gogh, un événement « assez rare », selon la directrice du musée, Emilie Gordenker.   

« Nous sommes fiers de partager ce dessin des débuts et son histoire avec nos visiteurs », a-t-elle ajouté. Le dessin sera visible jusqu'au 2 janvier, après quoi il retournera à la famille qui l'a prêté et qui a préféré garder l'anonymat.  

Il représente un vieux paysan vouté assis sur une chaise en bois, se tenant la tête à deux mains. Le musée possédait déjà un autre dessin similaire dans ses collections, sous le titre de « Paysan usé ».  

Grâce aux lettres envoyées par Van Gogh à son frère bien-aimé Theo, les experts se doutaient qu'il y avait eu une deuxième version du « Paysan Usé » mais sans savoir si ce dessin existait encore. Le découvrir a été « une totale surprise » et « un coup de chance », souligne M. Meedendorp.  

Ces deux dessins font partie d'une série de  « centaines et centaines » d'esquisses faites par Van Gogh à l'époque où il vivait à La Haye et se formait comme marchand d'art.  

L'enquête pour authentifier le dessin a été facilitée par le fait qu'il n'avait jamais quitté le giron de la même famille, passant d'une génération à l'autre, après avoir été acheté en 1910 chez un collectionneur connu, Henk Bremmer.  

La qualité du papier, le type de crayon de charpentier et jusqu'aux traces caractéristiques de la façon dont l'artiste accrochait son papier sur sa table à dessin ont apporté des éléments de preuve supplémentaires.  

Le musée Van Gogh abrite aussi une célèbre lithographie dans la même veine, appelée « La Porte de l'Eternité ou Vieil homme dans la peine ».  

Il connaît même l'identité du retraité représenté sur le dessin, Jacobus Zuyderland, 72 ans alors, et qui a vécu finalement plus vieux que l'artiste, qui s'est suicidé en 1890 à l'âge de 37 ans. 


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Short Url
  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Short Url
  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

--
« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Short Url
  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.