Macron inaugure l'Arc de Triomphe empaqueté, le «rêve fou» de Christo

Un détail de l'Arc de Triomphe à Paris, enveloppé dans un tissu bleu argenté, tel qu'il a été conçu par l'artiste Christo. (Photo, AFP)
Un détail de l'Arc de Triomphe à Paris, enveloppé dans un tissu bleu argenté, tel qu'il a été conçu par l'artiste Christo. (Photo, AFP)
Des ouvriers démêlent un tissu bleu argenté, dans le cadre du processus d'emballage de L'Arc de Triomphe à Paris le 12 septembre 2021, conçu par le regretté artiste Christo. (Photo, AFP)
Des ouvriers démêlent un tissu bleu argenté, dans le cadre du processus d'emballage de L'Arc de Triomphe à Paris le 12 septembre 2021, conçu par le regretté artiste Christo. (Photo, AFP)
L'Arc de Triomphe à Paris, enveloppé dans un tissu bleu argenté, tel qu'il a été conçu par le regretté artiste Christo le 16 septembre 2021 au crépuscule. (Photo, AFP)
L'Arc de Triomphe à Paris, enveloppé dans un tissu bleu argenté, tel qu'il a été conçu par le regretté artiste Christo le 16 septembre 2021 au crépuscule. (Photo, AFP)
Les ouvriers ont mis la touche finale à l'Arc de Triomphe à Paris enveloppé dans un tissu bleu argenté tel qu'il a été conçu par le regretté artiste Christo, le 16 septembre 2021 (Photo, AFP)
Les ouvriers ont mis la touche finale à l'Arc de Triomphe à Paris enveloppé dans un tissu bleu argenté tel qu'il a été conçu par le regretté artiste Christo, le 16 septembre 2021 (Photo, AFP)
Le président français Emmanuel Macron (C) salue une personne présente lors de l'inauguration de l'Arc de Triomphe à Paris enveloppé dans un tissu bleu argenté tel qu'il a été conçu par le regretté artiste Christo, à Paris, le 16 septembre 2021. (Photo, AFP)
Le président français Emmanuel Macron (C) salue une personne présente lors de l'inauguration de l'Arc de Triomphe à Paris enveloppé dans un tissu bleu argenté tel qu'il a été conçu par le regretté artiste Christo, à Paris, le 16 septembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 17 septembre 2021

Macron inaugure l'Arc de Triomphe empaqueté, le «rêve fou» de Christo

  • Le président a loué «un chef d'oeuvre» qui «ne coûte rien aux contribuables» et qui «contribue au rayonnement» du pays
  • Fruit de plusieurs semaines de travail, l'empaquetage de ce haut lieu des commémorations françaises a nécessité 25000 m2 de tissu recyclé

PARIS : Après le Reichstag ou le Pont-Neuf, place à l'Arc de Triomphe: Emmanuel Macron a inauguré jeudi l'impressionnant empaquetage d'un des monuments les plus emblématiques de Paris, œuvre posthume de l'artiste Christo, décédé en 2020.


"On a une pensée pour Christo et Jeanne-Claude. Ils auraient été extrêmement émus (...) car c'est l'aboutissement d'un rêve de 60 ans", a déclaré le président français dans un discours sur le toit du monument en présence notamment de la maire de Paris Anne Hidalgo et de l'ex-maire de New-York, Michael Bloomberg.


"C'était un rêve fou et vous l'avez accompli, Vladimir (Yavachev, neveu de l'artiste, ndlr), merci infiniment", a ajouté Emmanuel Macron, arrivé sur les lieux peu après 17H00 avec son épouse Brigitte.


Il a loué "un chef d'oeuvre" qui "ne coûte rien aux contribuables" et qui "contribue au rayonnement" du pays, remerciant "les mille bras" qui ont permis la réalisation du projet.


Fruit de plusieurs semaines de travail, l'empaquetage de ce haut lieu des commémorations françaises a nécessité 25.000 m2 de tissu recyclé argent bleuté, maintenu par 3.000 mètres de corde rouge. Il durera jusqu'au 3 octobre.


Oeuvre soutenue par le Centre Pompidou, approuvée par la Ville de Paris et par l'Elysée, "+L'Arc de triomphe, Wrapped+" ("enveloppé", ndlr), est la concrétisation du "rêve" de l'artiste et de son épouse Jeanne-Claude.


Dès 1962, le couple avait signé un photo-montage avec l'Arc de Triomphe empaqueté, une idée qu'ils ont eue en regardant le monument depuis leur premier appartement parisien, avenue Foch.

«Réveil de Paris»

"Ce sera comme un objet vivant qui va s'animer dans le vent et refléter la lumière. Les plis vont bouger, la surface du monument devenir sensuelle. Les gens auront envie de toucher l’Arc de triomphe", disait-il.


D'un coût de 14 millions d'euros, le projet est entièrement autofinancé, sans subvention publique, grâce à la vente d’œuvres originales de Christo, dessins préparatoires, souvenirs, maquettes et lithographies.


Le monument et sa terrasse resteront accessibles au public pendant toute la durée du projet. Et la flamme du Soldat inconnu continuera à brûler. 


Plus tôt dans la journée, la ministre française de la Culture Roselyne Bachelot avait estimé que l’œuvre était "un formidable présent aux Parisiens, aux Français et au-delà, à tous les amateurs de l’art".


"Je reçois ce geste monumental comme un appel à la liberté. L'empaquetage de l’Arc de Triomphe introduit dans notre espace des métamorphoses douces pendant quelques jours", a-t-elle poursuivi lors d'une conférence de presse.


"Christo a toujours dit que le plus difficile était d'obtenir les autorisations administratives", a rappelé Vladimir Yavachev, qui supervise le projet. 


Pour l'Arc de Triomphe, les autorisations sont arrivées assez vite depuis 2017, date à laquelle le projet a été imaginé.


A la conférence de presse, la maire de Paris et candidate déclarée à l'élection présidentielle de 2022 en France a reconnu que la précédente expérience de l'artiste avec la ville de Paris --celle du Pont-Neuf en 1985-- avait été un élément décisif dans le choix de procéder à l'empaquetage de l'Arc de Triomphe.


"Lorsqu'il a empaqueté le Pont-Neuf, pour moi, ça a été une façon d'y voir un réveil de Paris", a-t-elle dit, louant un artiste "qui a bouleversé l’art contemporain".


L'œuvre a été autant applaudie qu'elle a suscité la controverse. Samedi, dans le quotidien Le Monde, l'architecte Carlo Ratti, l'un des amis de Christo, a cependant appelé à abandonner "l'esthétique des emballages à haut gaspillage".


C'est aussi un projet "très écologique", s'est défendu le neveu de l'artiste, arguant que le tissu était complètement recyclé.


Goodbye Julia, grand gagnant des Prix de la critique pour les films arabes à Cannes

La 8e édition des Prix de la critique pour les films arabes s’est déroulée en marge du Festival de Cannes. (Instagram)
La 8e édition des Prix de la critique pour les films arabes s’est déroulée en marge du Festival de Cannes. (Instagram)
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  • Le documentaire hybride Les Filles d’Olfa, de la réalisatrice tunisienne Kaouther ben Hania, a remporté trois prix
  • Inchallah un fils, d’Amjad al-Rasheed, a remporté le prix de la meilleure actrice pour la star palestinienne Mouna Hawa et celui de la meilleure photographie pour Kanamé Onoyama

DUBAÏ: Goodbye Julia, du réalisateur soudanais Mohamed Kordofani, a remporté les prix du meilleur long métrage et du meilleur scénario lors de la 8e édition des Prix de la critique pour les films arabes, qui s’est déroulée samedi en marge du festival du Festival de Cannes.

Le compositeur franco-tunisien Amin Bouhafa, qui a travaillé sur Hajjan, a remporté le prix de la meilleure musique pour ce film qui se déroule en Arabie saoudite.

Le documentaire hybride Les Filles d’Olfa, de la réalisatrice tunisienne Kaouther ben Hania, qui n’a pas remporté le prix du meilleur documentaire aux Oscars cette année, a remporté trois récompenses: meilleure réalisatrice pour Ben Hania, meilleur documentaire et meilleur montage.

Inchallah un fils, d’Amjad al-Rasheed, a remporté le prix de la meilleure actrice pour la star palestinienne Mouna Hawa et celui de la meilleure photographie pour Kanamé Onoyama.

L’acteur palestinien Saleh Bakri a décroché le prix du meilleur acteur pour son rôle dans The Teacher, tandis que I Promise You Paradise, du cinéaste égyptien Morad Mostafa, est arrivé premier dans la catégorie du meilleur court métrage.

La cérémonie de remise des prix est organisée par le Centre du cinéma arabe (Arab Cinema Center, ACC), situé au Caire. Les vainqueurs sont élus par un jury de 225 critiques venus de plus de 70 pays.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Paul Kupelian, artiste informel et chroniqueur du côté coloré de la vie

L’art de Paul Kupelian échappe aux catégories et n’obéit qu’à la nécessité de peindre. (fournie)
L’art de Paul Kupelian échappe aux catégories et n’obéit qu’à la nécessité de peindre. (fournie)
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  • A force de peindre son quotidien, ses lieux familiers et le chaos de Beyrouth, il devient le chroniqueur visuel d'événements importants, tout comme de sa propre évolution
  • Sa signature artistique se caractérise par un style vibrant et coloré, joyeux et dynamique, ce qui ne l’empêche pas de trouver, dans les infinies nuances de sa palette lumineuse, une harmonie chromatique qui se révèle au premier coup d’œil

BEYROUTH : Figuratif ? Naïf ? L’art de Paul Kupelian échappe aux catégories et n’obéit qu’à la nécessité de peindre. Né en 1975, cet artiste autodidacte de nationalité libanaise et française dont les racines remontent à l'Arménie, a grandi dans une famille d'artistes. Il n’a que 7 ans quand sa grand-tante l’initie à la technique reine, et donc complexe, de la peinture à l’huile. Dès lors, le reste de son enfance est ébloui par d’innombrables heures passées à dessiner et à peindre tout ce qui l’entoure. Il met toute sa passion à se perfectionner, aborde de nouveaux médiums tels que l'encre de Chine, l'acrylique, le pastel gras, le fusain ou la sanguine. Savait-elle, cette bienveillante aïeule, qu’elle lui offrait à travers l'art l'exutoire thérapeutique suprême, un moyen d'exprimer ses émotions et d'affronter les complexités de la vie ?  A force de peindre son quotidien, ses lieux familiers et le chaos de Beyrouth, il devient le chroniqueur visuel d'événements importants tout comme de sa propre évolution, projetant ses troubles sur la toile et y gagnant en retour paix intérieure et stabilité.

Paul Kupelian, chroniqueur des événements et de sa propre vie (fournie)
Paul Kupelian, chroniqueur des événements et de sa propre vie (fournie)

Sa signature artistique se caractérise par un style vibrant et coloré, joyeux et dynamique, ce qui ne l’empêche pas de trouver, dans les infinies nuances de sa palette lumineuse, une harmonie chromatique qui se révèle au premier coup d’oeil. Il y a dans ses oeuvres une joie contagieuse que confirme le sourire spontané de tout spectateur qui y est confronté. Ce pouvoir n’échappe pas au regard avisé de la galeriste Nadine Begdache, commissaire de l’espace Janine Rubeiz, à Beyrouth. En 2016, elle lui offre son exposition inaugurale : "Looking at the Bright Side" (Regard sur le côté lumineux de la vie). Une présentation saluée par les critiques d'art et les collectionneurs.

Paul Kupelian, chroniqueur des événements et de sa propre vie (fournie)
Paul Kupelian, chroniqueur des événements et de sa propre vie (fournie)

Qu’on ne se trompe pas sur la « naïveté » de cet artiste autodidacte. Sa profonde compréhension des proportions, de la perspective et des détails complexes n’échappe pas à un regard averti.  Ses peintures, bien que légères, servent de canal à ses émotions. Dans ses œuvres récentes, Paul Kupelian utilise principalement la peinture acrylique à grande échelle, un médium dont il apprécie la polyvalence et le potentiel expressif.

Chroniqueur des événements et de sa propre vie (fournie)
Chroniqueur des événements et de sa propre vie (fournie)

Bien qu’il n’ait pas donné d’exposition depuis un certain temps, il confie à Arab News en français qu’il vit à présent à Dubai où il occupe un poste de direction dans le retail.  « Je peins dès que j’en ai le temps, le soir et surtout les weekends » poursuit-il. « La peinture est mon exutoire, je peux y passer des heures sans voir le temps passer. Cela me permet de tout oublier et m’apporte énormément de joie » ajoute Paul Kupelian qui affirme que, comme pour beaucoup d’artistes, son art est sa thérapie. Ajoutez à cette passion celle de l’histoire, la géopolitique, la philosophie, la musique, les voyages, le sport, vous obtenez, dans chaque toile, une nouvelle fenêtre ou un nouveau miroir où chacun peut trouver une réponse à ses propres questionnements.

 


Deuxième jour de la RSFW: défilé historique de maillots de bain et dentelle élégante

La collection d’EAU comprenait des maillots de bain simples – une pièce en V profond, motifs à épaules dénudées, tops bandeau et divers paréos. (Photo fournie)
La collection d’EAU comprenait des maillots de bain simples – une pièce en V profond, motifs à épaules dénudées, tops bandeau et divers paréos. (Photo fournie)
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  • Certains looks élégants étaient associés à des couvre-chefs soyeux et à des sacs à main sophistiqués
  • La collection de Sara Altwaim, comprenait un certain nombre de robes blanches fluides en dentelle et en mousseline

MER ROUGE: La marque marocaine EAU a marqué l’histoire en lançant, vendredi, la deuxième série de défilés de la Red Sea Fashion Week. En effet, c’est la première fois que des maillots de bain font leur entrée sur un podium saoudien.

Avec la piscine scintillante de St. Regis et les palmiers ondulants en arrière-plan, la deuxième RSFW a mis en valeur l’une des pièces incontournables de l’été.

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EAU. (Photo fournie)

La collection comprenait des maillots de bain simples – une pièce en V profond, motifs à épaules dénudées, tops bandeau et divers paréos. Bleu roi, jaune moutarde, vert chasseur et rouge marron dominaient la collection, créant une palette d’automne plutôt singulière, mais bienvenue, pour la saison estivale à venir.

Certains looks élégants étaient associés à des couvre-chefs soyeux et à des sacs à main sophistiqués, notamment des paniers tressés parsemés de strass, des sacs de plage en paille et des pochettes à franges.

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Sarah Altwaim. (Photo fournie)

La mode affluait à mesure que la mer Rouge brillait. La collection de Sara Altwaim comprenait un certain nombre de robes blanches fluides en dentelle et en mousseline. Chacune des pièces est attrayante, grâce à une touche individuelle, de subtiles perles, des coupes superposées ou un mélange de tissus.

Altwaim a présenté un tissu en mousseline d’inspiration sous-marine présentant des croquis de créatures des fonds marins, comme les poissons, les crevettes et les crabes, qui ont fait leur apparition dans une variété d’ensembles.

Les cols de perles très superposés, les jupes en forme de paréo, les résilles ornées de bijoux, les tissus métalliques et les vêtements fluides étaient également inspirés de la vie marine.

La créatrice saoudienne Yasmina Q a introduit les vêtements d’intérieur, clôturant les défilés avec une collection de robes en tricot effet côtelé dans des tons vert menthe, bleu écume de mer, jaune vif, corail et bien plus encore.

Il y avait aussi des manches évasées et une taille ajustée qui se transformait en une forme trapèze. Certaines pièces étaient également sans manches pour un look estival plus décontracté. La collection, composée de lunettes de soleil et de chapeauxestivaux, présentait également une gamme de vêtements d’intérieur, allant des bas côtelés aux hauts ajustés simples, en passant par les chemises côtelées, les hauts kimonos et les pulls amples.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com