«Hot Maroc» de Yassin Adnan explore Marrakech et l'influence du numérique sur la réalité

Le roman «Hot Maroc» de Yassin Adnan a été sélectionné pour le Prix international de la fiction arabe en 2017. (Photo fournie)
Le roman «Hot Maroc» de Yassin Adnan a été sélectionné pour le Prix international de la fiction arabe en 2017. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 17 septembre 2021

«Hot Maroc» de Yassin Adnan explore Marrakech et l'influence du numérique sur la réalité

  • Un récit des générations depuis l'indépendance du Maroc, la vie universitaire, la politique identitaire, les manifestations et l’Internet
  • Le personnage principal d'Adnan peut orienter le récit à sa guise, tant qu'il est prudent

CHICAGO : Sélectionné pour le Prix international de la fiction arabe en 2017, et publié en anglais pour la première fois en juillet de cette année, le roman «Hot Maroc» de Yassin Adnan est un aperçu de Marrakech, au Maroc, à travers les yeux de Rahhal Laâouina, un étudiant universitaire impatient à la fois d’avoir le diplôme qui permettra à sa vie d'égaler la légende qu'il s'est faite dans son esprit, et de rendre son père fier de lui. Si cette histoire contemporaine commence par le voyage de Rahhal, c'est aussi un récit des générations depuis l'indépendance du Maroc, la vie universitaire, la politique identitaire, les manifestations et l’Internet. Lorsque Rahhal apprend qu'il peut contrôler certains aspects de la vie en utilisant ce dernier, il devient tout à fait obsédé.

Rahhal, du nom d'un martyr, considère ses homologues comme des animaux et lui-même comme un écureuil. Cela l'aide à donner un sens à la ville qui l'entoure. À partir de l'Université Cadi Ayyad de Marrakech, où il prépare une licence en langue et littérature arabes de l'École des sciences humaines et sociales, Rahhal peut mettre de côté son éducation dans le quartier d'Ain Itti hors des murs de la ville. Il peut adhérer à l'Union Nationale des Étudiants du Maroc et se noyer dans un récit qu'il vit en rêve mais qui se joue tout autrement dans la vraie vie. Lorsque Rahhal se retrouve à gérer l'Atlas Cubs Cyber Café, Rahhal se délecte de se cacher derrière son anonymat dans le monde virtuel et de poursuivre des résultats qu'il n'aurait jamais pu imaginer dans la vie réelle.

Avec la riche histoire du Maroc en toile de fond et face à une méfiance moderne parmi les résidents de Marrakech envers la police secrète, les politiciens et les autres, Adnan crée un espace où l'identité et le passé d'une personne peuvent signifier tout dans le monde réel et rien sur Internet. En ligne, chaque opinion, si elle attire suffisamment d'attention, compte, et Rahhal ne laisse pas passer aucune opportunité. Le personnage principal d'Adnan peut orienter le récit à sa guise, tant qu'il est prudent.

Adnan présente chaque personnage avec une présence d'esprit et une facilité, leurs excentricités et leurs désirs les plus intimes exposés sur les pages. Chaque personnalité est soigneusement conçue pour créer une scène extraordinaire de personnages. Traduit en anglais par Alexander E. Elinson, le roman d'Adnan met en lumière les histoires modernes et anciennes de la ville rouge, ses héros et ses  méchants, ses preneurs et ses donateurs, créant une ligne transparente entre ses habitants et leur ville, rendant hommage à Marrakech et ses rues animées, ses résidents résolus et ses cyber-avenues.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com