Jawaher al-Mheiri aux jeunes arabes : «Soyez courageux, poursuivez vos rêves, saisissez toutes les opportunités»

Jawaher al-Mehairi parle six langues, possède une licence en gestion de l'aviation, un diplôme d'études supérieures en diplomatie et est douée pour l'optimisation statistique. (Photo fourni)
Jawaher al-Mehairi parle six langues, possède une licence en gestion de l'aviation, un diplôme d'études supérieures en diplomatie et est douée pour l'optimisation statistique. (Photo fourni)
Des Saoudiennes participent à une course cycliste pour célébrer la Journée mondiale de l'obésité à l'université Princesse Noura de Riyad. (AFP/Fichier Photo)
Des Saoudiennes participent à une course cycliste pour célébrer la Journée mondiale de l'obésité à l'université Princesse Noura de Riyad. (AFP/Fichier Photo)
La Koweïtienne Rawah Al-Saeid participe au saut en hauteur lors du premier tournoi d'athlétisme féminin du Koweït en 2020. (AFP/Fichier Photo)
La Koweïtienne Rawah Al-Saeid participe au saut en hauteur lors du premier tournoi d'athlétisme féminin du Koweït en 2020. (AFP/Fichier Photo)
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Publié le Samedi 18 septembre 2021

Jawaher al-Mheiri aux jeunes arabes : «Soyez courageux, poursuivez vos rêves, saisissez toutes les opportunités»

  • Jawaher al-Mheiri incarne l'esprit d'une génération du Moyen-Orient qui semble prête à façonner son propre destin
  • Elle a gagné une place dans la catégorie «impact» de la liste «30 Under 30» de Forbes Middle East de cette année

DUBAΪ: L'exemple donné par la jeune femme émiratie Jawaher al-Mheiri est une véritable inspiration, même s'il est peut-être un peu intimidant. Elle parle six langues, a une licence en gestion de l'aviation, un diplôme d'études supérieures en diplomatie et est experte en optimisation statistique, le tout à l'âge de 28 ans.

Ce mois-ci, elle a écarté la concurrence de 300 autres candidats pour obtenir une place dans la catégorie «impact» de la liste des «30 Under 30» de cette année publiée par Forbes Middle East, qui reconnaît les réalisations des jeunes de la région et leur potentiel pour contribuer à façonner l'avenir.

Son inclusion met en évidence le fait qu'elle est un exemple exceptionnel des jeunes Arabes talentueux, dont beaucoup sont des femmes, qui changent le visage de leur région et innovent en prenant de plus en plus en main leur propre destin.

Elle suit les traces d'autres femmes arabes pionnières telles que Razan Khalifa al-Mubarak, 42 ans, directrice générale de l'Agence pour l'environnement d'Abu Dhabi et du Fonds pour la conservation des espèces Mohammed ben Zayed.

Plus tôt ce mois-ci, Mme Al-Mubarak a été élue présidente de l'Union internationale pour la conservation de la nature, l'un des organismes de conservation les plus importants et les plus connus au monde. Elle n'est que la deuxième femme à diriger l'institution en soixante-treize ans d'histoire, et la première femme arabe.

Le conseil de Jawaher al-Mheiri aux jeunes Arabes est de croire en eux-mêmes et en leurs capacités, d'avoir le courage de poursuivre leurs rêves et de saisir les opportunités qui se présentent à eux. (AFP/Fichier Photo)
Le conseil de Jawaher al-Mheiri aux jeunes Arabes est de croire en eux-mêmes et en leurs capacités, d'avoir le courage de poursuivre leurs rêves et de saisir les opportunités qui se présentent à eux. (AFP/Fichier Photo)

Mme Al-Mheiri a des ambitions similaires pour changer les choses dans le monde, et un message pour toutes les jeunes femmes de la région: ayez le courage de poursuivre vos rêves et de saisir les opportunités qui se présentent à vous.

Son parcours a commencé à l'âge de 18 ans alors qu'elle consacre ses journées à l'obtention d'une licence en gestion de l'aviation à l'Emirates Aviation University de Dubaï, et ses soirées à un emploi à temps partiel dans la finance à Al Ansari Exchange.

«Mon travail était différent de ma spécialité mais c'était la seule option disponible», déclare Jawaher al-Mheiri à Arab News. «C'était toutefois un bon domaine et je voulais continuer à être indépendante étant donné que mes études étaient coûteuses.»

«Je savais que mes parents feraient de leur mieux et couvriraient mes dépenses, mais je ne voulais pas devenir un fardeau supplémentaire pour eux – j'ai huit frères et sœurs et ils devaient s'occuper de leur éducation.»

Elle ne gagnait que 4 000 dirhams (1 100 dollars: 1 dollar = 0,85 euro) par mois, mais était heureuse d’avoir un salaire à l'âge de 18 ans. Son ambition et sa motivation la distinguaient de beaucoup de ses pairs, façonnant sa personnalité, sa réflexion et son comportement.

«Je suis devenue plus mature», souligne-t-elle. «Je voulais continuer à apprendre et je savais que si je commençais ma carrière à un jeune âge, cela porterait certainement ses fruits plus tard.»

Salwa de Shorouq Basha (R) en compétition avec Shorouq Salem d'al-Qadeseyya, lors de la 3e ligue féminine de futsal, au Koweït Sports Club à Koweït. (AFP/Fichier Photo)
Salwa de Shorouq Basha (R) en compétition avec Shorouq Salem d'al-Qadeseyya, lors de la 3e ligue féminine de futsal, au Koweït Sports Club à Koweït. (AFP/Fichier Photo)

Après avoir décroché son diplôme à l'âge de 21 ans, elle rejoint le centre d'ingénierie d'Emirates Airline en tant que spécialiste du développement commercial, où elle acquiert une précieuse expérience. Ses tâches quotidiennes comprennent le développement et l'interprétation de scénarios pour soutenir les installations de maintenance, appuyer la direction et aider à façonner les politiques stratégiques.

«J'étais très attachée aux méthodes statistiques appliquées, très différentes de la théorie apprise à l'université», dit-elle. «J'ai travaillé avec des méthodes d'optimisation pour interpréter des scénarios et j'ai vraiment aimé ça.»

Mme Al-Mheiri continue d’acquérir de l'expérience et d’apprendre et, trois ans plus tard, son intérêt professionnel se tourne vers les affaires internationales et la diplomatie. Un an plus tôt, alors qu'elle travaillait toujours à temps plein pour Emirates, elle avait été nommée au Conseil de la jeunesse de Dubaï et, dans le cadre de ses fonctions, elle représentait les jeunes du pays devant ses dirigeants et lors d'événements internationaux.

«J'ai senti que c'était quelque chose qui me plaisait et que je voulais en faire une carrière», déclare-t-elle.

Dans les mois qui suivent, elle représente les Émirats arabes unis (EAU) lors d'événements à l'étranger à plusieurs reprises, notamment à l'Assemblée de la jeunesse des nations unies à New York et à l'Assemblée de la jeunesse asiatique du Forum urbain de Malaisie.

L'expérience qu'elle gagne lors de tels rassemblements lui donne la confiance nécessaire pour poursuivre une carrière dans la diplomatie.

En 2017, Jawaher al-Mheiri postule avec succès pour un poste de diplomate junior au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale des EAU, et s’inscrit à un diplôme d'études supérieures à l'Académie diplomatique des Émirats à Abu Dhabi.

 

EN BREF

* Les hommes et les femmes figurant sur la liste des«30 Under 30» de Forbes Middle East ont obtenu des résultats considérables et possèdent un grand potentiel pour l'avenir.

* Ils inspirent les générations plus jeunes et plus âgées, donnent vie à leurs idées et prouvent que des décennies d'expérience ne sont pas nécessaires pour faire la différence.

* La liste 2021 comprend 38 personnes de 20 nationalités, basées dans 11 pays du Moyen-Orient.

Elle a rapidement commencé à gravir les échelons de sa carrière au ministère et est devenue une spécialiste économique principale en charge du dossier économique EAU-États-Unis. En septembre de l'année dernière, elle a de nouveau été promue et est devenue cheffe de la section des affaires économiques asiatiques.

«Mon rôle consiste à promouvoir et à faciliter les intérêts économiques, à organiser des plates-formes économiques et à faire des recherches sur des questions clés ayant un impact sur les relations économiques et commerciales des EAU», précise-t-elle. «Et parce que c'est un poste de direction, je dois également superviser et soutenir mes collègues diplomates.»

Ses rêves, ses ambitions et sa détermination à poursuivre son développement personnel ne s'arrêtent pas là. Ce mois-ci, elle a entamé un congé sabbatique rémunéré au cours duquel elle entreprendra deux années d'études pour une maîtrise en affaires internationales à l'université Columbia à New York, avec une spécialité en finance internationale et politique économique.

«J'ai pris cette mesure audacieuse parce que je ne m'attendais pas à être associée à l'une des universités de l'Ivy League», souligne-t-elle. «C’était quelque chose que j’avais en tête car, dans notre pays, rien n'est impossible – mais j'avais l'impression que je devais être diplômée d'une université de l'Ivy League pour être acceptée pour des études de troisième cycle.»

«Mais ce que je vis en ce moment prouve que ce point de vue est faux; je suis ici et je motive les gens à poursuivre leurs études et à essayer d’intégrer ces universités.»

Des Saoudiennes passent devant une peinture murale représentant le roi Salmane dans la rue Tahliya à Riyad, la capitale. (AFP/Fichier Photo)
Des Saoudiennes passent devant une peinture murale représentant le roi Salmane dans la rue Tahliya à Riyad, la capitale. (AFP/Fichier Photo)

Jawaher al-Mheiri déclare qu'elle n'est pas intimidée par l'idée que seuls certains profils peuvent s'inscrire dans ces universités d'élite. Elle a eu confiance en elle-même et à ses capacités lorsqu'elle a fait le pas de postuler à l'une d'entre elles et a relevé le défi de s'améliorer intellectuellement.

«Je veux tirer le meilleur parti de cette expérience», déclare-t-elle. «Ce qui m'a encouragée, c'est le soutien que j'ai reçu au travail.»

Columbia a octroyé à Mme Al-Mheiri une bourse qui couvre 70 % de ses frais de scolarité. Le ministère de l'Éducation des EAU a couvert les 30 % restants, et le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale continue de payer son salaire pendant qu'elle étudie.

L'annonce la semaine dernière que Forbes a reconnu ses réalisations professionnelles en lui attribuant une place sur sa liste des«30 Under 30» témoigne de son succès dans la construction d'une carrière réussie à un jeune âge et de ses responsabilités croissantes.

«Désormais, je ne représente pas seulement moi-même ou ma famille, c'est la région elle-même dont je suis ambassadrice», précise-t-elle. «Je dois donc m'assurer que les gens de la région sont inspirés et que je les représente.»

Jawaher al-Mheiri évoque le soutien massif pour l'autonomisation des femmes qu'elle a ressenti de la part des dirigeants des EAU et du Golfe, ce qui permet à un nombre croissant de jeunes de poursuivre leurs rêves de manière à les rendre fiers d'eux-mêmes, ainsi que de leur pays et de leur région.

L'astronaute des EAU, Nora al-Matrooshi, lors d'une conférence de presse à Dubaï le 7 juillet 2021, elle est la première femme arabe à commencer une formation d'astronaute. (AFP/Fichier Photo)
L'astronaute des EAU, Nora al-Matrooshi, lors d'une conférence de presse à Dubaï le 7 juillet 2021, elle est la première femme arabe à commencer une formation d'astronaute. (AFP/Fichier Photo)

«Je considère tout cela comme une façon de rendre à nos nations ce qu'elles nous ont donné», déclare-t-elle. «Elles ont veillé à ce que nous recevions une bonne éducation, un bon soutien et de la reconnaissance, donc chaque fois que ce genre d'opportunités se présente, je m'assure personnellement de tenter ma chance et je suis reconnaissante que les choses se déroulent bien. J'ai le sentiment de travailler dans le bon sens.»

Le conseil de Jawaher al-Mheiri aux jeunes Arabes est de croire en eux-mêmes et en leurs capacités, d'avoir le courage de poursuivre leurs rêves et de saisir les opportunités qui se présentent à eux.

«Je faisais partie de ces personnes qui ont dû apprendre à se faire confiance pour poursuivre leurs rêves et les réaliser», dit-elle. «Ne vous découragez pas. Même s'il s'agit d'une petite chose, vous devriez foncer. La région fourmille de talents de moins de 30 ans.»

«Nous sommes tous jeunes, nous avons l'énergie, et si nous nous réunissons avec le même état d'esprit et la même énergie, nous pouvons vraiment apporter les changements que nous souhaitons pour ce monde.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.


Accord Liban-Israël: Beyrouth demande l'aide d'Athènes pour son application

Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.  "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis. "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
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  • Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées"
  • Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

ATHENES: Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.

"Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes.

"Nous demandons autant que possible l'assistance de la Grèce pour aider le Liban à le mettre en oeuvre" et "l'aide de la Grèce dans toutes les instances internationales", y compris "aux Nations unies", a-t-il ajouté.

L'accord conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, le 2 mars, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre, qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées".

Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

"La Grèce, en tant qu'ami traditionnel à la fois du Liban et du monde arabe, et en même temps partenaire stratégique d'Israël, est prête à soutenir tout effort de désescalade et de compréhension mutuelle", a-t-il insisté, rappelant que son pays a envoyé de l'aide militaire et humanitaire au Liban.

La Grèce entretient historiquement de bonnes relations avec les pays arabes, en développant parallèlement ces dernières années une coopération étroite avec l'Israël en matière de sécurité et de défense.

Lundi, Athènes s'est félicité d'avoir signé un accord majeur avec Israël pour l'achat d'un système de défense antiaérienne d'environ trois milliards d'euros.