PARIS : Une cinquantaine de personnes du collectif Familles Unies, qui regroupe des proches des femmes et des enfants français détenus en Syrie, ont manifesté samedi dans le calme devant le secrétariat d'Etat à l'Enfance à Paris pour demander à nouveau leur retour.
« En cette rentrée scolaire, nous voulons symboliquement marquer le coup, en rappelant qu'il y a encore environ 200 enfants français qui ne sont pas là, qui sont en Syrie à attendre qu'on les rapatrie », a témoigné auprès de l'AFP Albert, dont la fille et le petit-fils sont en Syrie dans le camp de Roj.
Il explique que cet enfant de 19 mois « n'est absolument pas responsable des actes de sa mère, il doit rentrer, aller à l'école comme tous les enfants. Et ma fille, elle, doit être jugée, elle y a le droit comme tout le monde », a-t-il estimé.
Sur une large banderole, on pouvait lire: « les petits Français sont à l'école, sauf les enfants français emprisonnés dans les camps en Syrie, rapatriez-les! ».
Au pied de ce message, les manifestants, parfois des enfants, ont symboliquement déposé des cartables, sur lesquels étaient accrochés des photos des enfants détenus.
« Ces enfants sont détenus en Syrie dans des conditions inhumaines, sous des températures extrêmes hiver comme été, ce n'est plus possible de les laisser là-bas, il faut qu'Emmanuel Macron ait le courage d'ordonner leur rapatriement avant d'être en campagne, mais le fera-t-il? », a interrogé Véronique Roy, du collectif Familles Unies.
Pour l'avocate Marie Dosé, « c'est justement maintenant qu'il faut maintenir la pression ». « Je pense sincèrement que tous sont convaincus qu'il faille les rapatrier, mais il faut du courage politique, dans un timing politique », a-t-elle martelé.
Parallèlement à cette manifestation, des dizaines de parlementaires, dont certains de la majorité, ont demandé samedi dans une tribune publiée dans Le Parisien le "rapatriement des enfants français et de leurs mères détenus arbitrairement en Syrie", au nom des impératifs humanitaire et sécuritaire.
« Au nom de l'impératif humanitaire, nous, parlementaires, appelons la France à rapatrier immédiatement les enfants français victimes de traitements inhumains et dégradants qui périssent dans les camps syriens », écrivent 76 élus aux parlements français et européen, dont Clémentine Autain, Mathieu Orphelin, Karima Delli, Raphaël Glucksmann ou Yannick Jadot.







