Téhéran prêt à reprendre les discussions à une date proche, affirme Bruxelles

Le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian. (Photo, AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian. (Photo, AFP)
Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. (Photo, AFP)
Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 23 septembre 2021

Téhéran prêt à reprendre les discussions à une date proche, affirme Bruxelles

  • Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a eu un entretien avec son homologue iranien Hossein Amir-Abdollahian à New York
  • Mardi à l’ONU, les Occidentaux ont fait pression sur le président Raïssi pour une reprise au plus vite des négociations sur le nucléaire

BRUXELLES : L'Iran est prêt à reprendre à "une date proche" les négociations sur le nucléaire suspendues depuis juin, a annoncé mercredi le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell après un entretien à New York avec son homologue iranien Hossein Amir-Abdollahian.

"Le ministre iranien des Affaires étrangères a assuré de sa volonté de reprendre les négociations à une date proche", a indiqué M. Borrell dans un communiqué publié par ses services à Bruxelles.

Le chef de la diplomatie de l'UE précise avoir insisté auprès de son interlocuteur sur la nécessité pour l'Iran de "coopérer pleinement avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour résoudre les questions en suspens". Il a par ailleurs "réitéré son inquiétude quant à la trajectoire générale du programme nucléaire iranien".

Les Occidentaux ont fait pression mardi à l'ONU sur le nouveau président iranien Ebrahim Raïssi pour une reprise au plus vite des négociations sur le nucléaire iranien. Mais ils n'ont pas obtenu d'engagement précis.

Des discussions sont menées depuis avril à Vienne entre l'Iran et les cinq puissances encore parties à l'accord de 2015 (Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni et Russie).

Ces pourparlers visent à réintégrer les États-Unis dans l'accord, dénoncé en mai 2018 par l'ex-président américain Donald Trump, et à ramener l'Iran au respect intégral de ses engagements internationaux concernant son programme nucléaire. Ils ont été suspendus en juin après les élections en Iran.

Téhéran a depuis démis de ses fonctions Abbas Araghchi, qui représentait l'Iran depuis 2013. Il a été remplacé par Ali Baghéri, un proche du nouveau président ultra-conservateur Ebrahim Raïssi.

L'accord sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015 offrait à Téhéran un allègement des sanctions occidentales et onusiennes en échange de son engagement à ne jamais se doter de l'arme atomique et d'une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous strict contrôle de l'ONU.

Mais après le retrait unilatéral des Américains, l'Iran a progressivement abandonné la plupart de ses engagements.


Maroc: un ex-ministre des Droits de l'Homme poursuivi en justice

L'avocat marocain et ex-ministre des Droits de l'Homme, Mohamed Ziane (Photo, AFP).
L'avocat marocain et ex-ministre des Droits de l'Homme, Mohamed Ziane (Photo, AFP).
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  • M. Ziane, 78 ans, qui a été laissé en liberté, est poursuivi pour onze chefs d'accusation
  • La diffusion de la vidéo le montrant dans une chambre d’hôtel en compagnie d’une femme mariée avait fait grand bruit sur les réseaux sociaux

RABAT: L'avocat marocain et ex-ministre des Droits de l'Homme, Mohamed Ziane, a indiqué mercredi qu'il serait jugé à partir du 9 décembre notamment pour "outrage à la justice" et "adultère" à la suite d'une plainte déposée contre lui en début d'année par le ministère de l'Intérieur. 

Cet ancien grand commis d'Etat, devenu critique à l'égard des autorités, avait accusé en novembre 2020 les services de sécurité marocains d'avoir "truqué" une vidéo pour présenter de façon compromettante une entrevue entre lui et une cliente mariée dans une chambre d'hôtel.

M. Ziane, 78 ans, qui a été laissé en liberté, est poursuivi pour onze chefs d'accusation, dont ceux d'"outrage à des fonctionnaires publics et à la justice", "injure contre un corps constitué", "diffamation", "adultère" ou encore "harcèlement sexuel", a précisé à l'AFP l'ex-bâtonnier de Rabat. 

La diffusion de la vidéo par une web-tv marocaine avait fait grand bruit sur les réseaux sociaux. A l'époque, l'avocat avait accusé le patron de la police et des renseignements intérieurs, Abdelatif Hammouchi, d'être responsable du "trucage" des images.

En réponse à ces accusations, le ministère de l'Intérieur avait déposé en janvier 2021 une plainte "basée sur des faits matériels concrets, à travers lesquels des institutions de l'Etat ont été offensées via la diffusion d'accusations et d'allégations fallacieuses, sanctionnées par le Code pénal", selon un communiqué officiel. 

Mohamed Ziane fut ministre des Droits de l'Homme entre 1995 et 1996.

Proche des cercles du pouvoir, il fut également l'avocat du gouvernement dans les années 1990. Ces dernières années, ce personnage tonitruant est devenu célèbre pour ses positions critiques notamment envers les services sécuritaires. 


Le Liban applique à nouveau certaines mesures de prévention contre la Covid-19

Un infirmier aide une patiente pendant que d'autres attendent dans un couloir du Rafic Hariri University Hospital, au Liban, qui imposera un couvre-feu nocturne à partir du 17 décembre et pendant trois semaines aux personnes non vaccinées. (STR/AFP via Getty Images)
Un infirmier aide une patiente pendant que d'autres attendent dans un couloir du Rafic Hariri University Hospital, au Liban, qui imposera un couvre-feu nocturne à partir du 17 décembre et pendant trois semaines aux personnes non vaccinées. (STR/AFP via Getty Images)
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  • La vaccination sera obligatoire pour tous les fonctionnaires et travailleurs des secteurs de la santé, de l'éducation, du tourisme et des transports publics
  • Une décision prise dans le cadre d’un regain de la pandémie et de l’apparition du variant Omicron

BEYROUTH: Le Liban imposera un couvre-feu nocturne à partir du 17 décembre et pendant trois semaines aux personnes non vaccinées. 
La vaccination sera obligatoire pour tous les fonctionnaires et travailleurs des secteurs de la santé, de l'éducation, du tourisme et des transports publics, à compter du 10 janvier, a indiqué mercredi le comité de lutte contre la Covid-19. Des nouvelles mesures décidées dans un contexte d’inquiétudes liées à la propagation du coronavirus. 
Le nouveau variant Omicron découvert la semaine dernière en Afrique du Sud et détecté dans plusieurs pays a en effet été considéré comme un variant préoccupant par l'Organisation mondiale de la santé, et a conduit à renforcer les restrictions liées à la Covid-19 dans le monde. 
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Reprise d'une liaison maritime entre la Libye et la Turquie

Une ligne maritime reliant la ville libyenne de Misrata (ouest) à celle d'Izmir sur la mer Égée en Turquie, a été inaugurée mercredi (AFP)
Une ligne maritime reliant la ville libyenne de Misrata (ouest) à celle d'Izmir sur la mer Égée en Turquie, a été inaugurée mercredi (AFP)
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  • Il s'agit de la première ligne maritime pour passagers au départ de la Libye depuis l'interruption de ce moyen de transport pour les voyageurs il y a 25 ans
  • La Libye tente de s'extraire d'une décennie de chaos depuis la révolte de 2011, à la faveur d'un processus politique parrainé par l'ONU

MISRATA: Une ligne maritime reliant la ville libyenne de Misrata (ouest) à celle d'Izmir sur la mer Égée en Turquie, a été inaugurée mercredi, marquant la reprise d'une liaison entre ces deux pays après 40 ans d'interruption.

Cette première traversée, opérée par la compagnie Kevalay, doit durer 48 heures, pour un retour programmé le 7 décembre.

Il s'agit de la première ligne maritime pour passagers au départ de la Libye depuis l'interruption de ce moyen de transport pour les voyageurs il y a 25 ans dans ce pays d'Afrique du Nord qui dispose d'un littoral de 1 770 km sur la Méditerranée. 

"Nous avons des accords pour lancer de nouvelles liaisons, notamment avec l'Egypte et la Tunisie" voisines, a déclaré à l'AFP Taha Hadid, un responsable du port de Misrata, troisième ville de Libye située à quelque 200 kilomètres de la capitale Tripoli et qui abrite de nombreuses entreprises turques. 

La Libye tente de s'extraire d'une décennie de chaos depuis la révolte de 2011, à la faveur d'un processus politique parrainé par l'ONU et dont l'aboutissement doit être l'élection présidentielle prévue le 24 décembre.

Pendant des années du temps du dirigeant Mouammar Kadhafi, au pouvoir entre 1969 et 2011, le pays a fait l'objet de sanctions, et était largement fermé aux touristes.

Les violences ayant éclaté après la révolte ont par ailleurs grandement entravé les déplacements des Libyens à l'étranger. Les liaisons aériennes ont pour la plupart été suspendues ces dernières années du fait de l'instabilité, mais commencent à reprendre progressivement avec la fin des combats entre camps rivaux à l'été 2020.