Tunisie: remise en liberté d'un député poursuivi devant la justice militaire

Le député tunisien Yassine Ayari, lors d'une session dans la capitale Tunis, le 15 février 2018 (Photo, AFP)
Le député tunisien Yassine Ayari, lors d'une session dans la capitale Tunis, le 15 février 2018 (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 23 septembre 2021

Tunisie: remise en liberté d'un député poursuivi devant la justice militaire

Le député tunisien Yassine Ayari, lors d'une session dans la capitale Tunis, le 15 février 2018 (Photo, AFP)
  • Une quarantaine de sympathisants de la formation politique «Espoir et travail» du député indépendant avaient manifesté le 11 septembre à Tunis et exprimé leur inquiétude pour sa santé
  • Yassine Ayari, député et ex-blogueur, avait été arrêté le 30 juillet et placé en détention en application d'un jugement rendu fin 2018, qui le condamnait à deux mois de prison pour une publication concernant l'armée sur sa page Facebook

TUNIS: Le député tunisien Yassine Ayari, détenu depuis près de deux mois et en grève de la faim pour dénoncer les poursuites contre des civils par la justice militaire, a été remis en liberté, a indiqué son épouse jeudi.  

« Il est sorti de prison hier (mercredi), il va bien même s'il est un peu fatigué et désorienté », a déclaré Cyrine Fitouri, l'épouse de M. Ayari.  

En revanche « les charges contre lui ont été maintenues », a-t-elle souligné en précisant que son époux avait cessé sa grève de la faim mardi.  

Une quarantaine de sympathisants de la formation politique « Espoir et travail » du député indépendant avaient manifesté le 11 septembre à Tunis et exprimé leur inquiétude pour sa santé, alors qu'il était en grève de la faim pour dénoncer les poursuites intentées contre des civils par la justice militaire.  

M. Ayari, député et ex-blogueur, avait été arrêté le 30 juillet et placé en détention en application d'un jugement rendu fin 2018, qui le condamnait à deux mois de prison pour une publication concernant l'armée sur sa page Facebook.  

Il a comparu le 11 septembre dans une nouvelle enquête ouverte par la justice militaire concernant trois publications sur Facebook, dans lesquelles il a qualifié de « coup d'Etat » le coup de force du président Kais Saied.  

Depuis le 25 juillet, M. Saied s'est arrogé les pleins pouvoirs, en limogeant le Premier ministre, gelant le Parlement et s'adjugeant aussi le pouvoir judiciaire.  

Fakhreddine Belgaid, l'un des cofondateurs du mouvement de M. Ayari, avait dit avoir sollicité la Ligue tunisienne des droits de l'Homme et des organisations comme Amnesty International et Human Rights Watch sur cette affaire.  

« Un civil doit être jugé par un tribunal civil, non pas par un tribunal militaire qui est juge et partie », avait-il dit. 

 


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.