Prix de l'humour politique: cinq nouvelles «petites phrases» sélectionnées

Le président français Emmanuel Macron lors de la septième réunion annuelle du syndicat des Jeunes Agriculteurs à Corbières-en-Provence, dans le sud-est de la France, le 10 septembre 2021 (Photo, AFP)
Le président français Emmanuel Macron lors de la septième réunion annuelle du syndicat des Jeunes Agriculteurs à Corbières-en-Provence, dans le sud-est de la France, le 10 septembre 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 24 septembre 2021

Prix de l'humour politique: cinq nouvelles «petites phrases» sélectionnées

Le président français Emmanuel Macron lors de la septième réunion annuelle du syndicat des Jeunes Agriculteurs à Corbières-en-Provence, dans le sud-est de la France, le 10 septembre 2021 (Photo, AFP)
  • Emmanuel Macron, à une agricultrice lors de sa visite d'une foire agricole en Provence: «La réforme des retraites, on fera cela quand on tombera les masques»
  • Le prix «Press club, humour et politique» avait été remporté en 2019 par Édouard Philippe

PARIS: Le jury du prix « Press club, humour et politique » 2021 a sélectionné une deuxième série de cinq « petites phrases » prononcées par des femmes et hommes politiques pour récompenser l'auteur de la saillie la plus drôle de l'année. 

Le jury, présidé par Olivier de Lagarde, rédacteur en chef adjoint de franceinfo, a retenu: 

  • François Hollande, à l'avant-première du film « Les Présidents » d'Anne Fontaine: « Ce que j'appréhendais, c’est comment allait être représenté Nicolas Sarkozy. J'avais peur qu'il soit maltraité » (à Tulle, le 18 juin) 
  • Emmanuel Macron, à une agricultrice lors de sa visite d'une foire agricole en Provence: « La réforme des retraites, on fera cela quand on tombera les masques » (La Tribune, le 11 septembre) 
  • Audrey Pulvar, adjointe à la mairie de Paris, chargée de l'agriculture et de l'alimentation durable: « Ce qui se passe avec les votes extrêmes et l'abstention, c'est la traduction concrète des effets du réchauffement climatique »(BFM, le 5 juillet) 
  • Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre: « Quand la droite se durcit, elle se rétrécit » (BFM, le 4 mai)  
  • Sandrine Rousseau, candidate à la primaire EELV: « Je vis avec un homme déconstruit et je suis super heureuse » (LCI, le 22 septembre) 

Six « petites phrases » avaient déjà été sélectionnées en mars et une dernière sélection aura lieu en novembre.  

Le prix « Press club, humour et politique » avait été remporté en 2019 par Édouard Philippe. A la question de savoir si tout remontait à Matignon, le Premier ministre de l'époque avait répondu : « Non, seulement les emmerdes ». 

En raison de l'épidémie de la Covid-19, le prix n'avait pas été décerné en 2020. 


Présidentielle: Ciotti et Pécresse qualifiés pour le second tour du congrès LR

Combinaison de photographies d'archives créée le 2 décembre 2021, montre les deux candidats restants après l'annonce des résultats du premier tour des primaires du parti Les Républicains (LR) : Valérie Pécresse et Eric Ciotti. (AFP)
Combinaison de photographies d'archives créée le 2 décembre 2021, montre les deux candidats restants après l'annonce des résultats du premier tour des primaires du parti Les Républicains (LR) : Valérie Pécresse et Eric Ciotti. (AFP)
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  • Après un second tour vendredi et samedi, le nom du candidat sera annoncé samedi à 14H30
  • La droite reste pour le moment à la traîne dans les sondages, derrière Emmanuel Macron et l'extrême droite. Le mieux placé dans les sondages à droite était jusqu'à présent, Xavier Bertrand, arrivé quatrième du premier tour

PARIS: Eric Ciotti, tenant d'une aile droitière, et Valérie Pécresse, sur une ligne de fermeté, se sont qualifiés pour le second tour du congrès LR chargé d'investir le candidat de droite à la présidentielle, a annoncé jeudi le président du parti Christian Jacob.

Le député des Alpes maritimes a recueilli 25,59% des voix, et la présidente de l'Ile-de-France 25% au premier tour du scrutin, contre 23,93% à Michel Barnier, 22,36% à Xavier Bertrand et 3,13% à Philippe Juvin. 

Après un second tour vendredi et samedi, le nom du candidat sera annoncé samedi à 14H30.

Xavier Bertrand, qui apparaissait à droite comme le mieux placé au premier tour dans les sondages nationaux, a rapidement appelé au "rassemblement" derrière Valérie Pécresse. 

"Je remercie les adhérents Les Républicains qui m’ont fait confiance. Pour le second tour je voterai Valérie Pécresse", a affirmé sur twitter celui qui avait pris le risque de revenir dans la course commune chez LR en octobre.

La patron des députés LR Damien Abad a lui aussi appelé à voter pour Valérie Pécresse.

La participation a atteint 80,89% lors de ce premier tour, un niveau record mais prévisible étant donné l'afflux depuis septembre d'adhérents ayant pris leur carte précisément pour voter. Près de 140 000 personnes étaient appelé à voter lors de ce congrès fermé, loin des quelque 4 millions d'électeurs à la primaire ouverte de 2016.

Les candidats ont désormais quelques heures pour prendre position avant le deuxième tour, qui commencera vendredi à minuit et se terminera samedi à 14H00. Là aussi, les résultats seront annoncés à 14H30 lors d'une conférence de presse.

L'entre-deux tours sera volontairement bref: "On n'a pas envie qu'il y ait du sang sur les murs. On ne veut pas de tractations, de couteaux sous la gorge, il faut que ça aille vite et bien", a affirmé mercredi le porte-parole du parti Gilles Platret sur BFMTV.

Car LR, échaudé par les divisions mortifères de la primaire de 2016 suivies d'une élimination historique au premier tour de la présidentielle, ne peut plus se payer le luxe de rivalités.

En 2022, soit elle accède au second tour, soit son avenir de grand parti à vocation gouvernementale sera compromis.

La droite reste pour le moment à la traîne dans les sondages, derrière Emmanuel Macron et l'extrême droite. Le mieux placé dans les sondages à droite était jusqu'à présent, Xavier Bertrand, arrivé quatrième du premier tour.

LR espère que le candidat décollera une fois désigné par le congrès.


LR désigne ses deux finalistes à l'investiture pour 2022

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  • Lesquels de Michel Barnier, Xavier Bertrand, Eric Ciotti, Philippe Juvin ou Valérie Pécresse s'affronteront en finale ?
  • Le nom du vainqueur et candidat officiel de la droite pour 2022 sera annoncé samedi à 14H30.

PARIS: Fin du suspense pour les adhérents LR qui connaîtront jeudi après-midi, après une campagne intense, les noms des deux finalistes encore en lice pour l'investiture de droite pour la présidentielle de 2022.

Lesquels de Michel Barnier, Xavier Bertrand, Eric Ciotti, Philippe Juvin ou Valérie Pécresse s'affronteront en finale ?

Aucun candidat n'ayant écrasé le match, le résultat du premier tour s'annonce serré. Seule chose certaine: la participation sera forte, puisque jeudi à 10H00 elle atteignait déjà 73,6%.

Les adhérents ont jusqu'à 14H00 jeudi pour voter lors de ce premier tour, organisé de façon dématérialisée. Une fois les urnes électroniques ouvertes en présence d'un représentant de chaque candidat, les résultats seront annoncés à 14H30 par le président du parti Christian Jacob, lors d'une conférence de presse.

Place alors aux réactions, dans le sillage d'échanges discrets entre les équipes: les candidats pourront sortir de la réserve imposée par la campagne, jusqu'à 23H59 jeudi soir, le deuxième tour commençant dans la foulée, pour se terminer samedi à 14H00.

Le nom du vainqueur et candidat officiel de la droite pour 2022 sera annoncé samedi à 14H30.

L'entre-deux tours s'annonce donc bref: "On n'a pas envie qu'il y ait du sang sur les murs. On ne veut pas de tractations, de couteaux sous la gorge, il faut que ça aille vite et bien", a affirmé mercredi le porte-parole du parti Gilles Platret sur BFMTV.

Car LR, échaudé par les divisions mortifères de la primaire de 2016 suivies d'une élimination historique au premier tour de la présidentielle, ne peut plus se payer le luxe de rivalités.

En 2022, soit elle accède au second tour, soit son avenir de grand parti à vocation gouvernementale sera compromis.

Après le verdict du premier tour, toutes les configurations sont possibles entre les quatre "gros" candidats, qui ont chacun joué leur partition dans cette campagne: compétence pour Valérie Pécresse, rassemblement pour Xavier Bertrand, sérieux et loyauté pour Michel Barnier, aile droitière pour Eric Ciotti...

Hésitations 

Ces dernières semaines, une multitude de déplacements et de réunions par visio aura permis à chaque candidat de rencontrer plusieurs milliers de personnes, et de convaincre les sympathisants de prendre leur carte chez LR.

Près de 140.000 personnes au total peuvent voter, un bond par rapport à l'été, même si on reste très loin des quelque 4 millions d'électeurs à la primaire ouverte de 2016.

Touchant un public plus large, les candidats ont aussi pu exposer leur projet au cours de quatre débats télévisés, où l'accent a beaucoup été mis sur les thématiques d'immigration et d'insécurité.

Lors de ces débats, Michel Barnier, qui s'était lancé dans la course avec le statut de favori, est apparu moins à l'aise que ses concurrents, tandis qu'Eric Ciotti et Philippe Juvin ont pu gagner en audience.

La droite reste pour le moment à la traîne dans les sondages, derrière Emmanuel Macron et l'extrême droite, même si Xavier Bertrand dispose d'une légère avance sur ses concurrents, suivi par Valérie Pécresse. LR espère que le candidat décollera une fois désigné par le congrès.

L'incertitude est renforcée par le fait que certains semblent avoir attendu la dernière minute pour se décider. 

"J'y ai pensé hier puis toute la nuit, ce matin j'ai pris la décision" affirmait mercredi un adhérent, Henri Formica, à la permanence LR de Pegomas (Alpes-Maritimes).

Revenu sur le devant de la scène, LR doit aussi déjouer les télescopages, alors que le polémiste Eric Zemmour vient de déclarer sa candidature.

Le parti doit également convaincre la part de son électorat potentiellement tentée par la macronie: mercredi, le maire de Nice Christian Estrosi, qui a claqué la porte de LR en mai, a rejoint Horizons, le mouvement de l'ancien Premier ministre Edouard Philippe (ex-LR lui aussi).

Car si tous les candidats se sont engagés à soutenir le vainqueur final, le projet de rupture d'Eric Ciotti fait tiquer certains au centre: le maire LR de Saint Etienne Gaël Perdriau a affirmé au Progrès qu'il ne le soutiendrait pas.

"Je ne lui apporterai pas mon soutien", a également assuré l'UDI François Sauvadet sur Public Sénat, tandis que le président du Nouveau centre Hervé Morin assurait sur France 2: "Si on veut avoir une chance de gagner, mieux vaut être avec Pécresse, Bertrand, Barnier, qu'avec Ciotti".


Covid: la vaccination obligatoire revient dans les débats

ace à la forte reprise du Covid et l'arrivée du variant Omicron, faut-il rendre la vaccination obligatoire ? Plusieurs pays, dont l'Allemagne, envisagent cette mesure, longtemps jugée excessive et toujours loin de faire l'unanimité pour des raisons éthiques et pratiques. (Photo, AFP)
ace à la forte reprise du Covid et l'arrivée du variant Omicron, faut-il rendre la vaccination obligatoire ? Plusieurs pays, dont l'Allemagne, envisagent cette mesure, longtemps jugée excessive et toujours loin de faire l'unanimité pour des raisons éthiques et pratiques. (Photo, AFP)
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  • Beaucoup, comme la France, ont privilégié la mise en place d'un pass sanitaire, une mesure déjà restrictive qui impose d'être vacciné ou testé négativement au Covid
  • Mais ces derniers jours, plusieurs pays, en particulier européens, ont annoncé leur intention de franchir le pas d'une obligation franche et totale

PARIS : Face à la forte reprise du Covid et l'arrivée du variant Omicron, faut-il rendre la vaccination obligatoire ? Plusieurs pays, dont l'Allemagne, envisagent cette mesure, longtemps jugée excessive et toujours loin de faire l'unanimité pour des raisons éthiques et pratiques.

"Une discussion (...) doit avoir lieu" sur la vaccination obligatoire dans l'Union européenne, a estimé mercredi Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.

Ces propos marquent un tournant. Depuis l'arrivée des vaccins anti-Covid voici près d'un an, très peu de pays, parmi lesquels l'Indonésie et le Turkménistan, ont fait le choix de les imposer sans réserve à leur population.

Beaucoup, comme la France, ont privilégié la mise en place d'un pass sanitaire, une mesure déjà restrictive qui impose d'être vacciné ou testé négativement au Covid pour accéder à divers endroits comme les restaurants. Autre contrainte souvent retenue, la vaccination obligatoire pour des catégories particulières comme les soignants.

Mais ces derniers jours, plusieurs pays, en particulier européens, ont annoncé leur intention de franchir le pas d'une obligation franche et totale. C'est le cas de l'Autriche, à partir de début 2022, et de l'Allemagne, où la mesure est au programme du futur gouvernement.

"Trop de gens ne se sont pas fait vacciner", a déclaré mardi le social-démocrate Olaf Scholz, qui va succéder la semaine prochaine à Angela Merkel et s'était pourtant opposé à la vaccination obligatoire pendant la campagne électorale.

Qu'est-ce qui a changé la donne ? L'arrivée en Europe d'une nouvelle vague particulièrement forte de contaminations, qui a d'abord frappé les pays de l'Est, s'est étendue à l'Allemagne et l'Autriche, puis touche maintenant d'autres pays comme la France.

Les Etats s'inquiètent aussi de l'arrivée du variant Omicron, identifié voici quelques jours et dont le profil génétique fait craindre une plus forte résistance à l'immunité, même si sa contagiosité réelle est encore un mystère.

En Afrique du Sud, où ce variant a été identifié, les débats sont aussi vifs sur la vaccination obligatoire, explicitement envisagée par le président Cyril Ramaphosa là encore après avoir longtemps tenu des positions contraires.

« Comment on contrôle ? »

Ces différents pays sont, néanmoins, dans des situations contrastées en matière de vaccination. Trois quarts des Sud-africains ne sont pas vaccinés, alors que c'est le cas de moins d'un tiers des Allemands.

Le choix allemand se justifie-t-il pour autant, afin de convaincre les derniers récalcitrants ? La question se pose d'autant plus dans un pays comme la France, où les non vaccinés ne représentent qu'un quart de la population et un dixième des personnes éligibles.

Mais la perspective n'y convainc pour l'heure ni le gouvernement - le ministre de la Santé, Olivier Véran, a dit mercredi privilégier une stratégie "sans obligation si possible" - ni les autorités scientifiques.

"L'immense majorité des grandes démocraties n'est pas entrée dans l'obligation vaccinale", a souligné mercredi Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, chargé d'aider le gouvernement français face à la crise sanitaire.

Le Pr Delfraissy, qui s'exprimait face à des députés, a exprimé un fort scepticisme pour des raisons de principe comme d'application pratique.

Sur le premier plan, "bien sûr que la santé (...) est un élément essentiel, mais est-ce qu'on doit nous priver quand même d'une certaine forme de liberté ?", s'est-il demandé.

Sur le second plan, "comment on le contrôle ?", s'est interrogé le Pr Delfraissy, mettant l'accent sur le cas des personnes âgées non vaccinées, a priori les plus menacées de formes graves du Covid 19.

"Quand vous avez une petite mamie qui vous dit qu'elle ne veut pas se faire vacciner (...), vous croyez qu'on va envoyer les gendarmes ?", a-t-il insisté.

En France, pourtant, la vaccination obligatoire est en passe de devenir une réalité dans un territoire très éloigné de la métropole, la Nouvelle-Calédonie, où elle doit entrer en vigueur au 1er janvier 2022.

Là encore, toutefois, se pose déjà la question de sa mise en pratique. A part pour certaines catégories - soignants, enseignants, personnes à risque de forme grave... - aucune amende n'est prévue.