De New-York à Paris, de Billie Eilish à Elton John: concerts pour la planète

La chanteuse américaine Jennifer Lopez sur scène lors de l'enregistrement du concert de collecte de fonds  «Vax Live»  en Californie, le 2 mai 2021 (Photo, AFP)
La chanteuse américaine Jennifer Lopez sur scène lors de l'enregistrement du concert de collecte de fonds «Vax Live» en Californie, le 2 mai 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 23 septembre 2021

De New-York à Paris, de Billie Eilish à Elton John: concerts pour la planète

La chanteuse américaine Jennifer Lopez sur scène lors de l'enregistrement du concert de collecte de fonds  «Vax Live»  en Californie, le 2 mai 2021 (Photo, AFP)
  • Global Citizen est coutumier des grands rendez-vous, comme son «Vax Live» au printemps à Los Angeles, concert en faveur de la vaccination contre la Covid-19
  • Près de 20 000 spectateurs sont attendus à Paris sur le Champ-de-Mars, tous les billets --gratuits-- ont été distribués

PARIS : Stevie Wonder à Los Angeles, Elton John à Paris ou Billie Eilish à New York : des concerts vont résonner samedi dans le monde, pour la prise de conscience aux menaces qui pèsent sur la planète, sous l'égide de l'ONG Global Citizen. 

Pour les spectacles en direct avec du public, l'affiche est alléchante. A New-York, à Central Park, il y aura aussi Coldplay, Jennifer Lopez ou Lizzo. A Paris, au Champ-de-Mars, Ed Sheeran, les Black Eyed Peas ou encore Christine and the Queens se produiront (pas DJ Snake, qui n'est plus à l'affiche). Le Greek Theatre de Los Angeles accueillera également Adam Lambert, Demi Lovato ou encore ONEREPUBLIC. 

Du côté des carrés VIP, le Prince Harry et Meghan sont annoncés à Central Park. 

Pour occuper tous les fuseaux horaires, des performances TV seront aussi diffusées, telles celles de BTS depuis Séoul, Kylie Minogue et Måneskin (vainqueurs de l'Eurovision) depuis Londres, Andrea Bocelli depuis la Toscane, Metallica depuis Louisville (Etats-Unis), Green Day depuis Los Angeles ou Ricky Martin depuis Las Vegas. 

Les prestations seront visibles sur Apple Music, Apple TV App, YouTube, Twitter, ainsi que via différents diffuseurs (TF1/TMC en France, TV Azteca au Mexique, la BBC au Royaume-Uni, ABC, ABC News Live, iHeartRadio, Hulu, The Roku Channel, FX et Time aux États-Unis, etc.). 

Derrière cet événement se trouve Global Citizen, ONG qui se décrit comme un « mouvement de citoyens engagés ». C'est le bébé de Hugh Evans, un Australien « prodige dans le monde de la philanthropie » selon le New York Times. 

Climat, vaccins, famine 

Global Citizen est coutumier des grands rendez-vous, comme son « Vax Live » au printemps à Los Angeles, concert en faveur de la vaccination contre le Covid-19 (et contre la désinformation). Jennifer Lopez ou les Foo Fighters étaient sur scène tandis que le président américain Joe Biden, le pape, les acteurs Ben Affleck ou Sean Penn livraient des messages vidéo. 

Le « Global Citizen Live » (GCL) doit cette fois permettre, selon ses organisateurs, d'appeler « les gouvernements, les grandes entreprises et les philanthropes à travailler ensemble pour défendre la planète et vaincre la pauvreté, en se concentrant sur les menaces les plus urgentes ». 

Sont ciblés « le changement climatique, l'équité en matière de vaccins et la famine ». « Face à l'urgence climatique, la lutte contre les inégalités et la relance mondiale post-Covid, il nous faut opérer un changement radical de nos modes de vie, rembourser notre rapport à la nature tout comme nos manières de produire et de consommer » , déclare Anne Hidalgo, maire de Paris, dans un communiqué. 

Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, s'est également joint « aux appels lancés par Global Citizen » pour dénoncer une « inégalité flagrante » pour la vaccination, allumé encore. 

A Paris, l'événement dans l'événement est la prestation d'Elton John, qui a une présence et sera ensuite suivie d'une hanche, intervention qui entraînera un nouveau rapport de sa tournée mondiale d'adieu. 

20 000 billets gratuits à Paris 

« Je participe à Global Citizen à Paris car je ne veux pas laisser tomber une organisation caritative », a expliqué récemment l'interprète de « I'm Still Standing » dans un communiqué. « Il s'agit de cinq chansons, c'est un travail physique très différent de celui qui consiste à jouer pendant près de trois heures chaque soir en tournée et à voyager de nuit de pays en pays », a poursuivi Sir Elton, 74 ans . « Après cela, je subirai l'intervention chirurgicale qui me permettra de reprendre la tournée en janvier 2022 à la Nouvelle-Orléans ». 

Près de 20 000 spectateurs sont attendus à Paris sur le Champ-de-Mars, tous les billets --gratuits-- ont été distribués. Pour les obtenir, il suffisait de s'inscrire sur le site de Global Citizen et de soutenir l'action de l'ONG en signant par exemple des pétitions ou en partageant des messages sur les réseaux sociaux. 

Toutes les informations à propos du Global Citizen Live sont disponibles sur Internet et les réseaux sociaux (www.globalcitizen.org et @glblctzn sur Instagram, Tik Tok, Twitter et YouTube). 


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Ahmad Kaabour : la voix de Beyrouth s’éteint à 71 ans

Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
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  • Ahmad Kaabour est décédé à 71 ans à Beyrouth, après une longue lutte contre le cancer, laissant un héritage musical engagé et profondément lié à la mémoire de la ville
  • Son répertoire transforme Beyrouth en protagoniste, célébrant sa résilience, sa culture et ses traditions à travers plus de quatre décennies de carrière

​​​​​DUBAÏ: La disparition d’Ahmad Kaabour marque un chapitre essentiel de la mémoire musicale de Beyrouth. Figure emblématique de la chanson engagée et du patrimoine musical libanais, Kaabour aura traversé les décennies comme un témoin sonore des douleurs et des renaissances de sa ville natale. 

L’artiste s’est éteint à Beyrouth à l’âge de 71 ans, après une longue lutte contre le cancer. Né dans la capitale libanaise en 1955, il laisse derrière lui un héritage musical profondément ancré dans l’histoire et l’identité de la ville. Sa disparition marque la fin d’une voix qui a su chanter à la fois la douleur, l’espoir et la résilience de Beyrouth et du Liban.

Né dans une famille d’artistes, Kaabour commence à composer dès l’adolescence. En 1975, alors que le Liban s’enfonce dans la guerre civile, il compose la musique de « Ounadikom », sur des paroles du poète palestinien Tawfiq Ziad. La chanson devient un hymne de protestation et de solidarité, traversant générations et frontières.

Au fil des années, Kaabour travaille aux côtés de figures majeures de la scène libanaise, devenant partenaire artistique de Ziad Rahbani et Marcel Khalifé, tout en naviguant entre engagement politique et sensibilité populaire. 

Cette ouverture à des influences internationales se manifeste également dans son adaptation de « Baddi Ghanni Lannas », version arabe de « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux » de Michel Berger, parue en 1985 sur l’album Différences. Dans cette relecture, Ahmad Kaabour conserve la mélodie poignante et épurée de l’original, tout en y insufflant des paroles arabes ancrées dans les réalités libanaises et, plus largement, arabes.

Là où Berger chantait l’exil et la marginalité, Kaabour en élargit la portée pour en faire un hymne à la dignité et à la présence des peuples, fidèle à son engagement artistique. Cette collaboration indirecte — où Berger est crédité pour la musique et Kaabour pour l’adaptation — illustre sa capacité à faire dialoguer les cultures tout en restant profondément enraciné dans son identité.

Le lien avec Beyrouth reste central dans son œuvre. « La3younak » (1993) est une véritable déclaration d’amour à la ville, diffusée largement dans les années 1990, notamment sur Future TV, et incarnant l’esprit d’une capitale en reconstruction  derrière sa mélodie douce et nostalgique, c’est une ville-personne qui se dessine : aimée, fragilisée, mais toujours debout. 

Cette fibre beyrouthine traverse aussi d’autres titres. Dans ses reprises, comme « Shu Beddak » après l’explosion du port de 2020, Kaabour transforme une chanson populaire en élégie contemporaine, appelant à la mémoire et à la responsabilité collective. Dans des registres plus festifs, comme « Allou Al Bayarek », associé aux traditions du Ramadan à Beyrouth, il célèbre les rituels et la vie quotidienne de la ville, inscrivant son œuvre au cœur de la culture et des traditions locales.

Au-delà de ses succès pour adultes, Kaabour n’a jamais négligé le jeune public. Ses spectacles pour enfants, souvent avec la troupe Firkat al-Sanabel et le Théâtre libanais de marionnettes, évitaient la simplification, mêlant rythme, histoire et réflexion sur le monde. Pour lui, la musique était un pont entre générations et un moyen de transmettre mémoire et émotion.

Avec plus de quatre décennies de carrière, Ahmad Kaabour laisse un héritage unique : Beyrouth, avec toutes ses blessures et ses espoirs, comme protagoniste de sa musique. Sa voix restera à jamais l'écho de la ville qu’il a tant aimée.


Le décès de Loana pourrait être dû à une chute, selon le parquet

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
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  • Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies
  • "A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur

NICE: Le décès de Loana, première vedette de la télé-réalité en France, retrouvée morte mercredi à son domicile à Nice, pourrait être dû à une chute, sans intervention d'un tiers, a annoncé jeudi le procureur de Nice, Damien Martinelli.

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours.

La porte de l'appartement étant fermée à clé de l'intérieur, les pompiers sont entrés par une fenêtre. Loana était "manifestement décédée depuis plusieurs jours", et son chien a également été retrouvé mort, selon le communiqué du procureur.

Une plaie à l'arrière du crâne et des ecchymoses dans la région lombaire laissent envisager que le décès puisse être lié à une chute en arrière.

Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies.

"A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur.

La France avait découvert Loana Petrucciani (de son nom complet) en avril 2001 lorsqu'elle a vécu avec d'autres anonymes dix semaines durant 24 heures sur 24 sous l'oeil des caméras de M6.

Le succès du "Loft" a été immédiat et phénoménal et l'émission, considérée comme culte, a inspiré une série pour la plateforme de streaming d'Amazon, Prime Video, en 2024.

Mais Loana a quitté peu à peu le monde du show business et entamé un long déclin personnel, entre violences subies, problèmes de santé, tentatives de suicide, overdoses et épisodes psychiatriques.

"On peut dire que nous avons vécu un conte de fées. Une vie que jamais nous n'aurions osé imaginer. Un rêve éveillé, intense. Et puis, je t'ai vue tomber, te redresser, te battre, lutter, céder... Tu as tout donné, jusqu'au bout", a témoigné sur Instagram le chroniqueur Steevy Boulay, autre "lofteur" de la première édition.