Rome accueillera le premier Forum international des jeunes contre l'islamophobie

L'événement, cofinancé par la Commission européenne, vise à faire émerger une société «plus inclusive», ont déclaré les organisateurs lors d'un point presse auquel a participé Arab News. (Facebook)
L'événement, cofinancé par la Commission européenne, vise à faire émerger une société «plus inclusive», ont déclaré les organisateurs lors d'un point presse auquel a participé Arab News. (Facebook)
Short Url
Publié le Samedi 25 septembre 2021

Rome accueillera le premier Forum international des jeunes contre l'islamophobie

  • L'événement, cofinancé par la Commission européenne, vise à faire émerger une société «plus inclusive», ont précisé les organisateurs lors d’un point presse auquel a participé Arab News
  • 65% des musulmans italiens déclarent avoir subi des violences, ou avoir été victimes de préjugés ou de discriminations, selon une étude

ROME: Le premier Forum international des jeunes contre l'islamophobie se tiendra ce week-end à Rome. Il sera organisé en ligne dans le cadre du projet Youth Empowerment Support, et vise à sensibiliser à l'islamophobie, afin de la combattre efficacement.

L’événement, intitulé «Libre de croire, libre de penser, libre d'être», est cofinancé par le programme Droits, Égalité et Citoyenneté de la Commission européenne.

Le forum «vise à être créer un espace et à représenter une opportunité pour les jeunes de discuter et de réfléchir concrètement à la manière de construire une société plus inclusive et diversifiée, exempte de stéréotypes et de discrimination, à travers des débats, des ateliers et des échanges d'expériences», ont déclaré les organisateurs lors d’une conférence de presse à laquelle a assisté Arab News.

L'objectif, ont-ils ajouté, est de «créer de nouvelles connexions entre les communautés en Europe et de partager des connaissances», afin d'aider les jeunes Italiens et Européens musulmans ou non – à fournir des informations et des conseils sur les droits des minorités religieuses.

À la fin du forum, un manifeste des jeunes contre l'islamophobie sera approuvé. L'événement regroupera des groupes d'experts avec des représentants d'organisations musulmanes, de la société civile, et d'institutions italiennes et européennes.

Triantafillos Loukarelis, directeur de l’European Network Against Racism (Enar), a déclaré que les femmes musulmanes, «en particulier si elles portent des symboles religieux, sont victimes de multiples discriminations – fondées sur le sexe, la religion et l'origine – qui se traduisent par des agressions verbales en public, des discours haineux sur les réseaux sociaux, et de l'exclusion sociale, avec des difficultés d'accès au marché du travail et aux formations».

L'islam est la deuxième religion d'Italie, et compte 2,5 millions de fidèles, dont plus d'un million de nationalité italienne.

Selon une étude publiée récemment par Enar, 65% des musulmans italiens déclarent avoir subi des violences, ou avoir été victimes de préjugés ou de discriminations.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com