Les ambitions et défis qui attendent le Soudan exposés à l'AG de l'ONU par le Premier ministre

Le Premier ministre soudanais, Abdalla Adam Hamdok, s'adresse à la 76e session de l'Assemblée générale des Nations Unies dans un message pré-enregistré, samedi 25 septembre 2021 au siège des Nations Unies. (AP)
Le Premier ministre soudanais, Abdalla Adam Hamdok, s'adresse à la 76e session de l'Assemblée générale des Nations Unies dans un message pré-enregistré, samedi 25 septembre 2021 au siège des Nations Unies. (AP)
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Publié le Dimanche 26 septembre 2021

Les ambitions et défis qui attendent le Soudan exposés à l'AG de l'ONU par le Premier ministre

  • Abdalla Hamdok : notre objectif est de bâtir un « Soudan sûr et stable où tous les citoyens vivront dans la paix, la prospérité, la liberté et la justice »
  • Il a tenu à remercier les partenaires internationaux, dont l'Arabie saoudite, qui ont fourni une aide au nouveau gouvernement soudanais

NEW YORK : Le chef du gouvernement de transition soudanais a présenté les grandes lignes de son projet visant à créer une nation « sûre et stable ». Il a également exhorté les dirigeants du monde à unir leurs efforts pour livrer davantage de vaccins contre la Covid-19 aux pays en développement.

« Le gouvernement de transition du Soudan poursuit des politiques visant à dresser les fondements nécessaires à la démocratie et à l'État de droit, et à promouvoir les droits de l'homme », comme l'a déclaré Abdalla Hamdok devant les délégués réunis dans le cadre de l'Assemblée générale des Nations unies.

« Dans le même temps, le gouvernement entend remédier aux problèmes structurels persistants qui minent notre économie », ajoute-t-il.

« Ces différentes initiatives et politiques sous-tendent un objectif commun : bâtir un Soudan sûr et stable où tous les citoyens vivront dans la paix, la prospérité, la liberté et la justice, comme le stipulent les slogans de la révolution glorieuse de décembre ».

C'est à la fin de l'année 2018 et au début de l'année 2019 que le peuple soudanais a renversé Omar Bashir, mettant ainsi un terme à 30 ans de régime autocratique.

M. Hamdok affirme que, depuis lors, « les réformes entreprises ont bénéficié aux personnes les plus vulnérables au sein de notre société. Nous avons lancé des programmes pour la protection sociale (...) avec le concours de nos partenaires régionaux et internationaux ».

Parmi ces partenaires internationaux figure notamment l'Arabie saoudite, qui a alloué en mai une subvention à hauteur de 20 millions de dollars, destinée à aider le Soudan à rembourser ses dettes envers le Fonds monétaire international. On s'attend à de nouveaux investissements de la part du Royaume.

La révolution soudanaise a certes atteint son objectif initial, à savoir la mise en place d'un gouvernement civil. Néanmoins, le pays fait face à toute une série de problèmes d'ordre systémique et économique, parmi lesquels la pandémie de coronavirus.

Pour M. Hamdok, le Soudan a vu affluer les réfugiés des pays voisins vers ce pays qui ne dispose pas des ressources nécessaires pour faire face à cette situation.

« Les communautés d'accueil se placent en première ligne pour apporter protection et solidarité aux réfugiés. Elles partagent avec eux leurs maigres ressources et ne bénéficient malheureusement pas du soutien requis », poursuit-il. « Les conditions dans les camps de réfugiés sont plus favorables que celles que connaissent bon nombre de communautés d'accueil. La communauté internationale se doit de contribuer de manière efficace au développement de ces communautés en répartissant la charge occasionnée. Nous avons besoin de plus de fonds ».

M. Hamdok a par ailleurs invité les pays de la région à parvenir à un accord durable au sujet du Grand Barrage de la Renaissance de l'Éthiopie (GERD), qui a suscité des tensions entre Addis Abeba, d'une part, et l'Égypte et le Soudan, d'autre part, compte tenu de l'importance capitale que revêt le Nil pour ces pays.

En outre, il a salué l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le rôle qu'elle joue dans la lutte contre la pandémie, qui, selon lui, a touché tout particulièrement les pays défavorisés.

« Une coopération à l'échelle internationale et une action multilatérale » sont indispensables pour fournir les vaccins contre la Covid-19 aux populations des pays pauvres, dit-il.

On ne peut donner un véritable sens au slogan « aucun d'entre nous n'est en sécurité tant que nous ne le sommes pas tous » qu’à travers une approche mondiale et concertée destinée à endiguer la pandémie, ajoute-t-il.

(Avec AP)

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.

 


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
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  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.


L'Iran n'a pas à "intervenir au Liban", dit le président libanais

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  • Le président libanais Joseph Aoun a appelé l’Iran à cesser toute ingérence au Liban, affirmant la souveraineté du pays dans une interview à CNN
  • Il a également exhorté le Hezbollah à privilégier la diplomatie et la négociation comme seule voie pour résoudre le conflit avec Israël

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l'Iran de ne plus "intervenir" dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.