Des femmes afghanes en lice pour le prix Sakharov du Parlement européen

Une mère et son fils sont assis sur l'herbe à côté d'un monument à l'académicien Andrei Sakharov, lauréat du prix Nobel de la paix, au parc Museon, dans le centre de Moscou, le 2 juin 2021. (Photo, AFP)
Une mère et son fils sont assis sur l'herbe à côté d'un monument à l'académicien Andrei Sakharov, lauréat du prix Nobel de la paix, au parc Museon, dans le centre de Moscou, le 2 juin 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 27 septembre 2021

Des femmes afghanes en lice pour le prix Sakharov du Parlement européen

  • Ces femmes « sont des militantes pour les droits humains » en plus d'être « elles-mêmes victimes de la situation en Afghanistan et de la prise du pouvoir par les talibans », a commenté l'eurodéputé espagnol Nacho Sanchez Amor (groupe S&D)
  • Il a estimé que cette candidature permettait d'« envoyer un signal fort à la communauté internationale »

BRUXELLES: Un groupe de onze Afghanes, des militantes pour les droits des femmes, des enseignantes ou des journalistes, ainsi que l'opposant russe emprisonné Alexeï Navalny font partie des candidats sélectionnés pour le prix Sakharov du Parlement européen, dont le nom du lauréat 2021 sera annoncé en octobre.

Les eurodéputés Socialistes et démocrates (S&D, gauche) et Verts ont présenté une candidature collective, dont font notamment partie Shaharzad Akbar (la présidente de la Commission afghane indépendante des droits humains), Mary Akrami (la directrice de l'Afghan Women's Network qui gère des refuges pour les femmes fuyant les violences familiales) et Zarifa Ghafari (l'une des premières femmes maires en Afghanistan). S'y ajoutent Palwasha Hassan, Freshta Karim, Sahraa Karimi, Metra Mehran, Horia Mosadiq, Sima Samar, Habiba Sarabi et Anisa Shaheed.

Ces femmes "sont des militantes pour les droits humains" en plus d'être "elles-mêmes victimes de la situation en Afghanistan et de la prise du pouvoir par les talibans", a commenté l'eurodéputé espagnol Nacho Sanchez Amor (groupe S&D) au cours d'une réunion organisée par le Parlement européen par visioconférence.

Il a estimé que cette candidature permettait d'"envoyer un signal fort à la communauté internationale".

L'eurodéputée finlandaise Heidi Hautala (Verts/ALE) a salué le "courage remarquable" de ces femmes, soulignant le caractère "intergénérationnel et interethnique" de cette candidature collective.

Les groupes PPE (droite) et Renew Europe (libéraux et centristes) ont quant à eux nommé Alexeï Navalny, la figure de proue de l'opposition à Vladimir Poutine, incarcéré pour fraude dans une affaire largement considérée comme relevant de la répression politique.

Les autres candidats retenus par les eurodéputés sont l'ONG Global Witness, la militante pour le droit à l'autodétermination de la population sahraouie Sultana Khaya et l'ex-présidente par intérim de Bolivie, Jeanine Añez, accusée par le pouvoir de "coup d'Etat" contre le gouvernement de l'ancien chef de l'Etat Evo Morales et emprisonnée.

Une "shortlist" de trois candidats sera établie le 14 octobre. Le nom du lauréat 2021 sera annoncé le 21 octobre et le prix sera remis le 15 décembre, en session plénière du Parlement européen.

Le prix Sakharov 2020 avait été attribué à "l'opposition démocratique" au président Alexandre Loukachenko au Bélarus.

Pour la première fois décerné en 1988, ce prix "pour la liberté de l'esprit" doit son nom au physicien nucléaire Andreï Sakharov, une grande figure de la dissidence à l'époque de l'URSS. Il a plusieurs fois fait office d'antichambre du Nobel de la paix.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.