Un navire de guerre britannique traverse le détroit de Taïwan, une première depuis 2008

Le HMS Richmond, une frégate déployée avec le groupe d'attaque du porte-avions britannique HMS Queen Elizabeth, a navigué dans ce détroit, dit aussi de Formose, qui sépare Taïwan de la Chine continentale, en se rendant du Japon au Vietnam. (Photo, AFP)
Le HMS Richmond, une frégate déployée avec le groupe d'attaque du porte-avions britannique HMS Queen Elizabeth, a navigué dans ce détroit, dit aussi de Formose, qui sépare Taïwan de la Chine continentale, en se rendant du Japon au Vietnam. (Photo, AFP)
Le HMS Richmond, une frégate déployée avec le groupe d'attaque du porte-avions britannique HMS Queen Elizabeth (photo ci-dessus), a navigué dans ce détroit, dit aussi de Formose, qui sépare Taïwan de la Chine continentale, en se rendant du Japon au Vietnam. (Photo, AFP)
Le HMS Richmond, une frégate déployée avec le groupe d'attaque du porte-avions britannique HMS Queen Elizabeth (photo ci-dessus), a navigué dans ce détroit, dit aussi de Formose, qui sépare Taïwan de la Chine continentale, en se rendant du Japon au Vietnam. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 28 septembre 2021

Un navire de guerre britannique traverse le détroit de Taïwan, une première depuis 2008

  • Le bâtiment de la Royal Navy a osé un trajet dans des eaux revendiquées par Pékin, chose rare pour un navire non-américain
  • Taïwan et ses 23 millions d'habitants vivent sous la menace constante d'une invasion par le régime communiste chinois

TAIPEI : Un bâtiment de guerre britannique a, pour la première fois depuis 2008, traversé lundi le détroit de Taïwan, a annoncé la Royal Navy, un trajet dans des eaux revendiquées par Pékin, rare pour un navire non-américain.

Le HMS Richmond, une frégate déployée avec le groupe d'attaque du porte-avions britannique HMS Queen Elizabeth, a navigué dans ce détroit, dit aussi de Formose, qui sépare Taïwan de la Chine continentale, en se rendant du Japon au Vietnam, a expliqué le ministère britannique de la Défense.

"Où que la Royal Navy opère, elle le fait en totale conformité avec le droit international", a-t-il ajouté dans un communiqué.

"Le Royaume-Uni a un éventail d'intérêts sécuritaires constants dans (la région) Indo-Pacifique et beaucoup d'importantes relations bilatérales (dans le domaine) de la défense ; ce déploiement est un signe de notre engagement envers la sécurité régionale", a ajouté le ministère.

Il s'agit d'une première pour la Marine britannique depuis 2008, quand le HMS Kent avait emprunté cet itinéraire.

En 2019, un navire de surveillance de la Marine britannique, le HMS Enterprise, avait navigué dans cet étroit bras de mer, mais ce n'était pas un bateau de guerre.

La réaction de Pékin au passage du HMS Richmond est restée mesurée lundi.

"Nous espérons que les pays en question peuvent faire plus pour bâtir la confiance mutuelle entre les pays et maintenir la paix et la sécurité dans la région", a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hua Chunying pendant une conférence de presse.

Des bâtiments américains procèdent en revanche régulièrement à des exercices de "liberté de navigation" sur cette voie maritime, provoquant des réponses courroucées de la Chine pour laquelle Taïwan et les eaux alentour relèvent de sa souveraineté, tout comme une grande partie de la mer de Chine méridionale.

Mais les Etats-Unis et la plupart des autres pays considèrent cette zone comme faisant partie des eaux internationales devant être ouvertes à tous les navires.

Jusqu'à récemment, les traversées controversées du détroit étaient principalement l'oeuvre de la Marine américaine.

Mais à un moment où Pékin intensifie ses menaces militaires à l'encontre de Taïwan, de plus en plus de pays empruntent cet itinéraire.

Des bâtiments de guerre français, canadiens et australiens ont ainsi suscité l'ire de la Chine ces dernières années en naviguant entre le continent et Taïwan.

Le ministre taïwanais de la Défense Chiu Kuo-cheng a confirmé à des journalistes le passage d'une navire étranger, sans préciser son pays d'origine.

Taïwan et ses 23 millions d'habitants vivent sous la menace constante d'une invasion par le régime communiste de Pékin qui s'est promis de reprendre l'île, par la force si nécessaire.

La pression militaire, diplomatique et économique exercée par la Chine continentale s'est accrue depuis l'élection en 2016 à la présidence de Taïwan de Tsai Ing-wen qui voit son île comme "déjà indépendante" et non comme faisant partie d'une "Chine unique".

L'an dernier, les avions de chasse chinois ont effectué un nombre record de 380 incursions dans la zone de défense de Taïwan et ces incursions ont déjà dépassé les 400 au cours des huit premiers mois de l'année 2021.

 


Le roi Charles à New York pour célébrer les liens entre Royaume-Uni et Etats-Unis

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
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  • Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis
  • Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans

NEW YORK: Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis à un moment de tensions entre les deux alliés historiques.

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche.

Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans. Le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, sera présent.

"Cette tragédie a été un moment fondateur pour l'Amérique, et votre douleur, votre choc a été ressenti de par le monde", a déclaré mardi le souverain devant les parlementaires américains.

"Nous nous sommes alors tenus à vos côtés. Et nous sommes aujourd'hui a vos côtés pour se souvenir de ce jour qui ne devra jamais être oublié", a ajouté Charles III à la tribune du Congrès, avant d'appeler Washington à rester fidèle à ses alliés occidentaux et lancé quelques critiques voilés à l'attention de Donald Trump.

Winnie l'ourson 

Il rencontrera ensuite des secouristes du 11-Septembre et des familles de victimes, avant d'aller visiter un projet de ferme urbaine.

Pendant ce temps, Camilla va célébrer le 100e anniversaire de Winnie l'ourson à la bibliothèque municipale de New York en offrant un jouet à l'effigie de Petit Gourou, un autre personnage de cet univers.

Le roi doit ensuite participer à un événement économique centré sur la coopération entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, en présence d'investisseurs et de patrons d'entreprises.

Donald Trump a laissé planer mi-avril la menace d'un retrait des Etats-Unis de l'accord conclut avec Londres sur les droits de douane, arme économique favorite d'un président américain résolument protectionniste.

Le milliardaire républicain est agacé par la réticence du gouvernement britannique à aider Washington dans sa guerre contre l'Iran menée avec Israël.

En fin de journée, Charles III se rendra à une réception pour son association d'aide à la jeunesse, The King's Trust. Le couple royal reviendra à Washington jeudi avant de se rendre sur le territoire britannique des Bermudes.

Cette visite d'Etat de plusieurs jours devait aider à recoller les morceaux d'une "relation spéciale" fissurée par les désaccords politique entre Donald Trump et le Premier ministre travailliste Keir Starmer à propos de la guerre en Iran.

En cette année qui marque le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance, par laquelle des colonies britanniques sont devenues les Etats-Unis d'Amérique, le président républicain a affiché sa fascination pour la monarchie en recevant le chef d'Etat britannique avec tous les honneurs: militaires en tenue d'apparat, fanfare, 21 coups de canon et survol de la Maison Blanche par des avions de combat.


Le chef du Pentagone va s'expliquer sur la guerre en Iran devant les députés américains

 Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. (AFP)
Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. (AFP)
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  • Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'ils est d'usage que certains soient régulièrement informés
  • Pete Hegseth, figure particulièrement clivante du gouvernement de Donald Trump, risque ainsi de faire face à des questions appuyées de l'opposition démocrate

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début d'un conflit qui s'enlise, malgré un cessez-le-feu prolongé par Donald Trump.

Le chef du Pentagone, très critiqué par l'opposition démocrate, fera face aux questions des membres de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants aux côtés de Dan Caine, le chef d'état-major américain.

Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'ils est d'usage que certains d'entre-eux soient régulièrement informés avec des renseignements classés secret défense.

Pete Hegseth, figure particulièrement clivante du gouvernement de Donald Trump, risque ainsi de faire face à des questions appuyées de l'opposition démocrate, alors que les conséquences économiques de la guerre se font sentir dans le monde entier et jusque dans l'opinion américaine avec une hausse des prix à la pompe.

"Le ministre Hegseth va enfin se présenter devant la Commission des forces armées de la Chambre cette semaine, a salué la députée démocrate Maggie Goodlander. Il est temps qu'il réponde d'une guerre lancée par choix".

Donald Trump et son gouvernement ont multiplié les déclarations contradictoires sur les buts de guerre de Washington et sur les manières de mettre fin au conflit.

Demande d'enquête 

Les négociations pour y mettre fin piétinent, alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines. En attendant, Téhéran exerce un quasi-blocage de la navigation au détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, tandis que Washington a mis en place un blocus des ports iraniens.

La marine américaine a déployé trois de ses porte-avions dans la région, une première depuis plus de vingt ans.

La conduite de la guerre par Pete Hegseth irrite depuis le début les élus de l'opposition démocrate, qui ont lancé six procédures visant à le démettre de ses fonctions, sans réel espoir d'y parvenir.

Nombre de parlementaires, y compris des républicains, regrettent aussi que l'exécutif américain n'ait pas consulté davantage le Congrès avant de déclencher ce conflit, alors que la Constitution exige son accord pour formellement "déclarer" la guerre.

Les démocrates ont plusieurs fois échoué à faire passer une résolution visant à limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump en Iran.

Plus d'une dizaine d'entre eux ont aussi demandé la semaine dernière l'ouverture d'une "enquête formelle et immédiate" sur la mort de six soldats américains au Koweït dans les premiers jours du conflit, estimant que le ministre a "induit le public en erreur sur les circonstances de l'attaque".

Au total, 13 militaires américains ont été tués depuis le 28 février, et 400 ont été blessés.

Explosion du budget 

Les parlementaires pourraient aussi interroger Pete Hegseth sur le coût de la guerre, tant d'un point de vue strictement budgétaire que sur l'utilisation à grande échelle de missiles aux stocks limités, certains craignant un épuisement critique d'armements stratégiques.

L'audition porte officiellement sur la demande de l'exécutif américain d'augmenter de 42% le budget américain de la défense, déjà faramineux, pour le porter à 1.500 milliards de dollars en 2027, l'équivalent du produit intérieur brut (PIB) de l'Indonésie ou des Pays-Bas.

L'audition de mercredi pourrait aussi porter sur la vague de départ dans les plus hauts postes du Pentagone, ou sur l'utilisation de l’intelligence artificielle au sein des forces armées.

L'entreprise Anthropic est en conflit avec le ministère de la Défense pour avoir refusé que ses outils d'IA soient utilisés pour la surveillance de masse des citoyens américains et pour rendre des armes totalement autonomes.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.