Les Houthis assiègent des milliers de civils à Al-Abedia

Un missile balistique a frappé la ville de Marib, détruisant la maison du gouverneur de Marib, Sultan Al-Arada. (Photo, AFP/Archives)
Un missile balistique a frappé la ville de Marib, détruisant la maison du gouverneur de Marib, Sultan Al-Arada. (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Mercredi 29 septembre 2021

Les Houthis assiègent des milliers de civils à Al-Abedia

  • Des responsables gouvernementaux locaux déclarent à Arab News que les Houthis avaient assiégé la région d’Al-Abedia, au sud de la province de Marib
  • L’aggravation des combats à Marib intervient alors que des régions contrôlées par le gouvernement continuent d’enregistrer un nombre élevé d’infections par le coronavirus

AL-MUKALLA: Les Houthis, soutenus par l’Iran, ont assiégé des milliers de civils à l’intérieur d’une zone contrôlée par le gouvernement dans la province centrale de Marib.

Les combats intenses pour la ville riche en énergie de Marib ont tué des douzaines de combattants au cours des dernières 24 heures.

Des responsables gouvernementaux locaux ont déclaré lundi à Arab News que les Houthis avaient assiégé la région d’Al-Abedia, au sud de la province de Marib, après la réalisation par leurs forces d’une série de gains territoriaux, à la suite d’un assaut rapide contre les troupes du gouvernement, empêchant les civils, y compris les malades, de sortir ou d’entrer dans la région. 

«Nous n’avons pas été en mesure de fournir une assistance humanitaire aux 5 106 familles et enfants assiégés puisque les milices ont bloqué les routes, les empêchant même de quitter les lieux pour traitement médical», a déclaré par téléphone à Arab News Khaled Al-Shajani, le chef du bureau de Marib de l’Unité exécutive du gouvernement internationalement reconnue pour les camps de personnes déplacées.

Il a exhorté les organisations internationales et les pays puissants à faire pression sur les Houthis pour qu’ils lèvent leur siège et arrêtent les opérations militaires pour permettre aux civils de quitter leurs maisons. 

Le responsable gouvernemental a déclaré que plus de 1 043 familles ont également quitté leurs maisons dans le district de Hareb, au sud-est de Marib, et s’étaient réfugiés dans la ville de Marib plus tôt ce mois-ci. Ceci ajoutait encore plus de pression aux grands camps de déplacés à Marib, qui accueillent plus de 2 millions de personnes, a-t-il dit.

Des responsables militaires locaux et des médias ont déclaré lundi que des combats violents avaient éclaté entre les Houthis et les troupes du gouvernement à Al-Mashjah, Al-Kasarah, Hareb, Jabal Murad et Serwah, alors que Houthis intensifiaient leurs attaques au sol et les tirs d’artillerie contre les troupes gouvernementales qui défendaient la ville de Marib.

Des douzaines de combattants, dont la plupart appartenait aux rangs des Houthis, ont été tués dans les combats ou par des frappes aériennes par les avions de guerre de la coalition arabe.

«L’armée nationale compte des martyrs, mais les morts houthies sont bien plus élevées», a annoncé un responsable militaire qui a préféré garder l’anonymat, à Arab News, notant que des centaines de Houthis ont été tué depuis le weekend. 

Les responsables yéménites disent être incapable de chiffrer les morts houthies puisque la plupart des rebelles sont tués par les avions de guerre de la coalition derrière la ligne de front ou avant même de prendre part dans les combats. La dernière série de combats acharnés à Marib a commencé en février lorsque les Houthis ont renouvelé une offensive militaire majeure pour prendre le contrôle du dernier bastion du gouvernement dans la moitié nord densément peuplée du pays.

L’autorité locale dans la province nord de Hajjah a déclaré que le bilan des décès par le tir de missile houthi lors d’une cérémonie d’allumage de la torche dans la ville de Medi samedi est passé à 12, dont trois militaires et responsables de la sécurité. Les Houthis ont lancé un missile balistique samedi soir lors d’un rassemblement de responsables gouvernementaux et de civils marquant le 59ème anniversaire de la révolution du 26 septembre.

Un autre missile balistique a frappé la ville de Marib, détruisant la maison du gouverneur de Marib, Sultan Al-Arada.

L’augmentation des combats à Marib intervient alors que des régions contrôlées par le gouvernement continuent d’enregistrer un nombre élevé d’infections par le coronavirus.

Le Comité national du coronavirus basé à Aden a annoncé lundi 54 nouveaux cas, neuf décès et 42 rétablissements dans les zones contrôlées par le gouvernement, élevant le nombre total de cas à 8 988, dont 1 703 décès et 5 570 rétablissements. 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le président syrien n'entend pas intervenir au Liban (sources proches)

Le président syrien Ahmed al-Chareh. (REUTERS)
Le président syrien Ahmed al-Chareh. (REUTERS)
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  • Le président syrien Ahmad al-Chareh a démenti toute intention d’intervention au Liban, qualifiant ces rumeurs d’infondées
  • Damas affirme privilégier la coordination avec Beyrouth et la stabilité du Liban, dans un contexte régional tendu lié au Hezbollah et au conflit israélo-libanais

DAMAS: Le président syrien Ahmad al-Chareh a déclaré à des visiteurs que Damas n’avait aucune intention d’intervenir au Liban, démentant des rumeurs à ce sujet, ont indiqué vendredi à l'AFP deux personnes ayant assisté à l'entretien.

L’un des participants, qui a requis l’anonymat, a affirmé que le dirigeant syrien avait dit à une délégation de près de 70 notables et dignitaires de la province de Damas, en visite jeudi au palais présidentiel, que "ce qui se dit au sujet d'une intervention de la Syrie au Liban n’est qu'une rumeur".

L'autre personne a confirmé ces propos.

Le communiqué officiel publié à l'issue de cette visite, centrée autour de questions locales de développement, n'a fait aucune mention des propos d'Ahmad al-Chareh sur le Liban.

Le président américain Donald Trump avait affirmé lors d'une interview le 7 juin à NBC que le président syrien était prêt à aider à affaiblir le Hezbollah, contre lequel Israël mène une campagne de frappes aériennes et une offensive terrestre.

Dans une interview télévisée jeudi, le porte-parole du ministère syrien de l’Intérieur, Noureddine al-Baba, a déclaré que Damas se tient aux côtés du président libanais Joseph Aoun pour " préserver la sécurité du Liban et la souveraineté de l’Etat libanais".

"La coordination avec (...) le Liban est le fondement de tout rôle que la Syrie peut jouer dans la résolution des dossiers libanais", a-t-il ajouté.

Réagissant aux propos de Donald Trump, Noureddine al-Baba a déclaré que "les parties syrienne et libanaise sont les mieux placées pour (les) interpréter et se mettre d’accord sur une formule qui serve les deux pays dans le cadre d'une vision arabe commune".

Selon un diplomate qui a requis l'anonymat, la Syrie est sous pression des Etats-Unis depuis le début de la guerre entre Israël et le Liban le 2 mars pour intervenir contre la formation pro-iranienne dans le pays voisin, avec lequel elle partage une longue frontière terrestre.

La Syrie est dirigée depuis fin 2024 par des autorités islamistes hostiles au Hezbollah, qui était l'allié du président renversé Bachar al-Assad.

M. Chareh a dit vouloir ouvrir une nouvelle page avec le Liban.

Le président syrien Hafez al-Assad, père de Bachar al-Assad, était intervenu au Liban en pleine guerre civile en 1976 et ses troupes ne s'en étaient définitivement retirées que près de 30 ans plus tard.


Le CCG déclare que les hostilités iraniennes compromettent le dialogue et les relations régionales

Photo de groupe lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG à Koweït City, le 2 juin 2025. (File/AFP)
Photo de groupe lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG à Koweït City, le 2 juin 2025. (File/AFP)
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  • Le communiqué indique que la poursuite de l'agression iranienne ne fera qu'accentuer l'isolement de l'Iran
  • Affirmation du droit des États du CCG à se défendre conformément au droit international

LONDRES : Un communiqué du Conseil de coopération du Golfe a déclaré mercredi que les hostilités iraniennes sapaient la confiance et fermaient la porte au dialogue.

Le communiqué souligne que "l'agression ne permet pas d'établir des relations ni de favoriser la compréhension ou le rapprochement".

La déclaration ajoute que la poursuite de l'approche agressive de l'Iran ne fera qu'accentuer son isolement, avertissant que de telles politiques affaiblissent la stabilité régionale.

Elle précise également que la porte de la compréhension reste ouverte à ceux "qui choisissent le langage de la sagesse et du bon voisinage".

Le Conseil a réaffirmé son entière solidarité avec le Bahreïn, le Koweït et la Jordanie, soulignant que la sécurité des États du Golfe est indivisible et que toute attaque contre un membre constitue une attaque contre tous.

Le Conseil a condamné les actions de l'Iran, a tenu Téhéran pour responsable de leurs conséquences sur la sécurité régionale, la navigation internationale et l'approvisionnement en énergie, et a appelé la communauté internationale à demander des comptes aux responsables.

Il a également affirmé le droit des États du CCG à se défendre conformément au droit international et à la charte des Nations unies.

Cette déclaration a été faite alors que les ministres des affaires étrangères du CCG participaient à la 167e session du conseil ministériel du CCG à Bahreïn.

La réunion du CCG pour les États arabes du Golfe s'est tenue à Manama sous la présidence du ministre des affaires étrangères de Bahreïn, Abdullatif bin Rashid Al-Zayani.


Liban: au moins 12 morts dans des frappes israéliennes dans le sud

Un ambulancier court devant des voitures calcinées qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, mercredi. (AP)
Un ambulancier court devant des voitures calcinées qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, mercredi. (AP)
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  • Malgré l'annonce le 4 juin d'un accord entre Israël et le Liban pour un nouveau cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses raids sur le pays, et le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud
  • "Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (...) Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban (...). Rejoignez Israël"

BEYROUTH: Israël a poursuivi mercredi ses frappes au Liban, faisant au moins 12 morts, selon une source médicale à l'AFP, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, appelant les Libanais à "rejoindre" la lutte de son pays contre le Hezbollah pro-iranien.

L'armée israélienne a en outre arrêté et enlevé en Israël, pour interrogatoire, deux habitants d'un village frontalier du sud, avant leur remise en liberté dans la soirée.

Malgré l'annonce le 4 juin d'un accord entre Israël et le Liban pour un nouveau cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses raids sur le pays, et le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud.

"Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (...) Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban (...). Rejoignez Israël", a déclaré M. Netanyahu dans un message en anglais adressé au peuple libanais.

Dans le même temps, Donald Trump a douché mercredi les espoirs d'un accord avec Téhéran pour mettre fin à la guerre régionale. Il a affirmé que son armée allait "attaquer" l'Iran dès mercredi, l'accusant de duplicité.

Dans le sud, près de Tyr, huit personnes ont été tuées dans des frappes sur le village de Tayr Debba et quatre autres dans la localité de Deir Qanoun an-Nahr, a indiqué une source médicale à l'AFP.

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a aussi rapporté d'autres bombardements sur une trentaine de localités dans le sud et l'est du Liban, dont trois villages méridionaux dont Israël avait ordonné plus tôt l'évacuation.

La veille, de violents raids sur la ville de Tyr avaient fait 11 morts et Israël avait ordonné à l'ensemble des habitants de la ville millénaire et de ses environs d'évacuer, provoquant un exode précipité.

Plus au nord, une frappe israélienne a visé une voiture dans le centre de la grande ville côtière de Saïda, porte du sud du Liban, a indiqué l'Ani.

Un correspondant de l'AFP y a vu des secours retirer deux personnes d'un véhicule en feu.

Villages chrétiens isolés 

De son côté, le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des troupes israéliennes dans des localités qu'elles occupent dans le sud.

Dans la zone frontalière, une patrouille israélienne a enlevé "un membre du conseil municipal de Kfar Chouba et un employé de la municipalité alors qu'ils effectuaient des travaux de pompage d'eau", selon l'Ani.

L'armée israélienne a indiqué pour sa part avoir interpellé et "transféré sur le territoire israélien pour y être interrogés", deux "suspects" qui "s'étaient approchés de la zone où les soldats israéliens mènent des opérations".

La municipalité de Kfar Chouba a annoncé qu'ils étaient revenus libres au village dans la soirée. Affirmant qu'ils "n'avaient aucune intention de s’approcher des forces israéliennes", elle a condamné un "acte hostile envers deux innocents qui accomplissaient une mission humanitaire".

Kfar Chouba est l'un des rares villages frontaliers dont les habitants sont restés malgré les ordres d'évacuation de l'armée israélienne, qui occupe désormais une partie du sud du pays.

Parmi ces villages figure une poignée de localités chrétiennes, dont les représentants ont appelé mardi soir l'État libanais à "ouvrir des couloirs humanitaires".

Le communiqué du "Rassemblement des villages chrétiens frontaliers" souligne que les routes les desservant sont désormais "coupées ou extrêmement dangereuses".

Depuis le début, le 2 mars, de la nouvelle guerre au Liban entre le Hezbollah et Israël, les frappes israéliennes ont fait 3.696 morts, selon le dernier bilan des autorités.

Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans cette guerre régionale pour soutenir l'Iran, qui exige que tout accord de paix avec Washington inclut la fin des hostilités sur le front libanais.